C’était la première fois que je mettais les pieds à La Cabane, salle de spectacles des Halles de la Cartoucherie inaugurée en septembre 2024 et faisant face au triste Zénith toulousain.
Premier bon point : « SOLD OUT » !
Une putain de bonne entrée en matière car ZEAL AND ARDOR n’a pas forcément une aura si étendue que ça même si leur premier LP (autoproduit) date déjà de 2014.
Belle salle que cette cabane, très loin de celle de Cabrel (au fond du jardin..in). On va pouvoir y aller quand on en a besoin (..in) pour se rafraîchir la cervelle avec de la bonne zike qui fait du bien (..in). Il y a deux niveaux pour les spectateurs : soit la fosse debout, soit l’étage avec ses gradins (..in) assis. Un bar sympatoche…
En première partie DOM ZLY est un combo polonais de black-metal (ou post black metal pour être précis). De bonnes séquences musicales en particulier un talentueux guitariste délivrant d’intéressantes mélodies. Au micro une plantureuse chanteuse poussant des hurlements dignes des growleurs les plus émérites ! Pas vraiment ma tasse de thé mais ils ont fait le job.
Les 6 musicos de ZEAL AND ARDOR débarquent ensuite. Entichés de capes noires et portant capuches assorties, ils ont l’air de troubadours excentriques en pèlerinage vers un quelconque lieu de dépravation dédié aux infernales puissances obscures du Mal, si on en croit le pentagramme du logo du combo en arrière plan. Sans attendre c’est sur le splendide « The bird, the lion and the wildkin », premier morceau de leur dernier LP en date (« Greif », 2024) qu’ils entament leur set. Enchaînement sur « Wake of a nation » si je me souviens bien. Ca groove un max sur une rythmique tribale jouissive en live, ce titre étant construit pour la scène.
Manuel Gagneux (chant et guitare), le chef d’orchestre et fondateur du groupe alterne chant clair et hurlements bestiaux, bien secondé par Denis Wagner et Marc Obrist, les deux ‘choristes’ qui semblent branchés sur secteur. Que dire également du jeu de scène du bassiste Lukas Kurmann en perpétuel mouvement, courant autour de la batterie, se jetant au sol, ‘mitraillant’ le public à la Steve Harris et balançant ses gammes avec la pulsation épileptique d’un damné !
Tout le set va se révéler jouissif faisant la part belle aux nouveaux morceaux de « Greif » avec en vrac « Kilonova », « Fend you off » ou « To my llk », tout en ne négligeant pas des morceaux plus violents comme le déjanté « Götterdämmerung » absolument fantastique dans sa version live ! ...
Lorsque vers 22h30 le public commence à quitter la salle, on constate que les bananes faciales sont de sortie. Jeunes et moins jeunes sont ravis d’avoir pu s’extraire de la morosité sociale ambiante. D’avoir pu oublier les discours bellicistes de politiciens décérébrés qui nous les brisent grave ces dernières semaines. F*ck ! D’avoir pu pendant quelques temps faire abstraction d’une soit-disant IA révolutionnaire ! Heureusement que la bonne zike jouée par de vrais musicos de chair, de sueur et de sang reste encore une valeur sûre pour nous évader ! Le spectacle vivant nom de Dieu ! Merci Z E A L and A R D O R !
Up the irons !
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