
Les Strata Boys sont des habitués du Pacific Rock et ce, donc depuis des années. C'est d'ailleurs là que je les ai vus pour la première fois en 2012, bien avant donc la sortie de l'album Highway qui lui, parut deux ans plus tard.
Le groupe retrouvait donc la salle qui l'a accueilli si souvent pour une occasion ô combien importante pour nos amis : la parution de ce nouvel album intitulé Worst Enemy dont j'ai vanté le mérite il y a peu, parution pour laquelle le quintet organise un concert spécial, ou plutôt, ainsi qu'on le dénomme aujourd'hui, une "release party".
Le Fab, toujours partant pour ce genre de festivités, fait bien évidemment partie du voyage, lui qui, et cela, je ne me priverai pas d'en faire mention, aura du mal à caser ses grandes "cannes" é"phil"ées (quoique.....), trouvant sans doute le confort du Duster trop spartiate.
Après un trajet que l'on qualifiera de sans encombres, nous atteignons notre but en l'occurrence la "très touristique" ZA Francis Combe, toujours aussi glauque soit dit en passant, zone dans laquelle se trouve niché le Pacific Rock et ce, au fond d'un parking lugubre à souhait, où se trouvent garées à l'emporte pièces bon nombre de véhicules plus ou moins en bon état, véhicules dont on ne préfère pas en connaître l'origine. On a vraiment "envie d'y être", c'est un fait. loool
En rentrant dans la salle, nous constatons avec dépit que la salle est presque vide. En effet, seules quatre personnes sont attablées, occupées à déguster leur modeste dîner, chose que nous ferons quelques temps plus tard, nous nourrissant de délicieuses lasagnes, après avoir d'ailleurs salué amicalement le sieur Butcho (qui fera une brève apparition), ci-devant chanteur talentueux du combo.
Le Pacific Rock se remplit vraiment tout doucement notamment pour la première partie qui a pour nom Vicious Shark. Emmenés par un volubile et hargneux p'tit bonhomme doté d'un talent certain, nos quatre artilleurs déroulent pied au plancher les reprises auxquelles ils sont foncièrement attachés. Seront ainsi revisités avec une férocité sans pareil des titres comme Fortunate Son de Creedence, Grinder et Breaking The Law (sur lequel Thierry Masson de Demon Eyes s'invitera pour une joute guitaristique endiablée avec ses pairs) du Priest, Seek And Destroy de Metallica, Symphony Of Destruction de Megadeth, Looks That Kill de Mötley Crüe, Ace Of Spades de Motörhead, Balls To The Wall d'Accept (Fab et moi avons alors opté pour chant grégorien du meilleur goût), Detroit Rock City de Kiss, Strong Arm Of The Law de Saxon et Running Free d'Iron Maiden en guise de conclusion. C'est efficace et sans concession et ce, grâce au fait que nos artificiers balancent sur leur auditoire une bonne flopée de riffs incandescents. Nous sommes revenus plus de 40 ans en arrière et diantre, ça fait du bien.
Après ce déluge de décibels, nos Strata Boys n'avaient qu'à bien se tenir et autant le dire tout de go, faire parler la poudre constituait ce qui allait être la ligne directrice de nos cing gaillards. Le Boss à savoir notre Gégé national, le seul membre originel du groupe, encore présent dans le groupe, est aux commandes et c'est lui qui donne le signal de départ sur le très enlevé Break Away, extrait du nouvel album, Worst Enemy dont c'est la release party, il convient de le rappeler. Butcho, quant à lui, se déchaine tel un chien enragé, exhorte de temps à autre la très modeste assistance à se manifester bruyamment, ce qu'elle fait avec bienveillance et générosité. Marc Trenel et Sébastien Hérault, les deux six-cordistes se livrent quant à eux une joute farouche sur Shipwreck, extrait du très bon EP Endless Journey ainsi que sur la reprise furieuse de Mr. Big à savoir Daddy, Brother, Lover, Little Boy sur laquelle l'ami Fab, faisant dans le headbanging le plus généreux qui soit, frôla la correctionnelle à tel point que son front pour le moins imposant faillit heurter le rebord de la table devant laquelle nous nous étions assis.
En 2014 est paru en quelque sorte l'album du retour de Stratagème, Intitulé Highway, cet opus proposait bon nombre de morceaux à la fois percutants et mélodiques dont ce Believe qui, dans sa structure, allie ces deux paramètres faisant de ce titre, l'un des classiques de la formation parisienne. A l'époque, au micro, nous avions le pétillant Alex Puiseux qui s'en délectait à chaque concert. Aujourd'hui, il s'agit de Butcho qui en délivre une version magnifique, qui est la sienne, et qui a autant de saveur que celle à laquelle Alex nous avait jadis habitués.
Puis, retour sur Memories qui, rappelons-le, avait vu l'émergence d'un jeune chanteur nommé Matthieu Aufranc, doté à l'époque d'une voix exceptionnelle. Sur le titre Heartbreaker (rien à voir avec le titre du Zep ou même celui de Grand Funk Railroad), Butcho y glisse sa patte personnelle et ce, avec tout le talent qui n'a d'égal que le sien tout en respectant l'esprit initial de la chanson. Puis viennent un Rebel Yell de Billy Idol que tout le monde connaît par coeur et Like A Juggernaut interprété le plus fidèlement du monde à la version originale si l'on se prend à réécouter le superbe EP Endless Journey. Une véritable déflagration, ce morceau.
De nouveau Worst Enemy est à l'honneur avec ce Be Back On Track du plus bel effet. Butcho m'avouera avant le concert ne pas avoir encore écouté l'album et ce, depuis la fin de l'enregistrement. La tonalité accrocheuse de ce titre fait immédiatement mouche auprès d'un public qui n'est malheureusement pas venu en masse, mais ceux qui sont présents, ce sont les VRAIS et tant pis pour les absents. C'est bien ça qui compte.
Le Seb, guitariste doué s'il en est, s'engage ensuite dans un Eruption.... éruptif (lol) de qui vous savez, suivi d'un Panama sur lequel Fab et moi, nous nous improvisons chanteurs d'un soir sur le refrain sous les yeux amusés d'une Sylvie R. Je pense d'ailleurs avoir un coffre beaucoup plus étendu que le sien étant donné que sa voix "Fabrizienne" ne porte pas assez lorsqu'il se met à chanter. lol
Le set s'achève sur 3 titres fort sympathiques : Wind Of Freedom (4ème représentant de l'EP Endless Journey), une reprise particulièrement étirée du Celebration de Kool & The Gang, on sait le Butcho féru de funk, une reprise qui balance bien sur laquelle il s'amusera à taquiner le public, et pour finir, le morceau-titre de l'album Highway délivré ici sur un tempo particulièrement efficace.
Je vous l'annonce donc : "Stratagème, le plus ancien des groupes français est de retour en ville. Ecoutez leur nouvel album, allez les voir en concert, vous passerez un excellent moment en leur compagnie !!!".
Epilogue : le retour a casa fut à peu près paisible. Je dépose chez lui le Fab qui, satisfait d'avoir participé à cet excellent show, s'était endormi comme un bébé dans la voiture, me gratifiant pour l'occasion d'un ronflement guère mélodieux, il faut bien l'dire (je pense avoir eu "du nez" en le faisant venir) puis je regagne avec la sérénité qui n'a d'égal que la mienne, mes très chères pénates.....
Discographie :
1973 Stratageme Le Sorcier et Moi 45t
1977 Abrial Stratageme Group Mannderly 33t
1979 Abrial Stratageme Group Le Bonbon 33t
1982 Abrial's La Fille du Boucher 33t
2010 Stratageme Live Pacific Rock Ep
2014 Stratageme Highway Cd
2019 Stratageme Memories Cd
2023 Stratageme Night Train Single Digital
2023 Stratageme Never Stop
2026 : Worst Enemy - CD dispo sur Messenger de : https://www.facebook.com/gmottee
![]() PHIL93 LIZZY Plus d'infos à propos de l'auteur ici |
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