
Def Leppard et moi, ça remontait au 14 mars 1988 pour la tournée Hysteria en ce même lieu, soit 38 longues années durant lesquelles le groupe n'avait pas estimé utile de revenir dans cette grande salle parisienne qui, pourtant, avait pris le soin de les accueillir chaleureusement avec d'ailleurs le McAuley Schenker Group en 1ère partie (désastreuse soit dit en passant) au lieu de Poison.
Alors oui, il y avait eu entretemps un Zénith (1993) et un Elysée Montmartre (1996), deux lieux aux capacités d'accueil moyennes voire minimalistes qui avaient sans doute dissuadé le gang de Sheffield de se produire de nouveau dans notre belle capitale suite à la publication d'albums inégaux, il faut bien le dire. La France avait donc boudé le groupe pour un certain temps, moi le premier d'ailleurs.
Bref, nous ne nous étendrons guère trop sur ce sujet. En effet, l'essentiel résidait dans le fait qu'ils étaient de retour à Paris avec dans leurs valises, Extreme, originaire de Boston. Une première partie de luxe pour le coup.
EXTREME
Vingt heures pétantes, les lumières s'éteignent et les Américains déboulent tambour battant sur un Decadence Dance des plus catchy. Le décor affichant le visuel de cet album essentiel qui a pour nom, Pornograffiti, s'avère être de tout beauté. Le son n'est pas top, il faut le reconnaître, du moins de là où je suis placé, mais en même temps c'est "Bercy", et depuis le début, c'est comme ça, ce lieu n'a jamais disposé d'une acoustique correcte. Le dernier album en date, Six, datant de 2023 se doit d'être rappelé à notre bon souvenir via un Rebel des plus convaincants avec pour toile de fond, le paisible gorille qui orne sa pochette. Gary Cherone, le volubile vocaliste, s'agite, interpelle les premiers rangs, s'arc-boute sur son pied de micro, puis arpente la scène en long en large et en travers (il a la santé, notre homme) pendant que Nuno Bettencourt distille des solos d'extraterrestre car on le sait, outre le fait qu'Extreme assure la 1ère partie des Anglais, lui et le (son ?) groupe ne sont pas venus là pour faire de la figuration.
Sur un rythme d'enfer, le combo opte alors pour une réinterprétation bien pêchue de l'un des titres-phare de III Sides To Every Story , Rest In Peace que j'ai peine à reconnaître compte tenu de la piètre qualité du son de la salle. Mais je le répète, tout dépend de là où l'on se trouve. S'ensuivent un Play With Me précédé du We Will Rock You de Queen et un Hole Hearted fort sympathique mais un peu long à mon goût, du moins dans cette version live. Le très loquace Nuno s'embarque sans attendre dans la foulée dans une démonstration guitaristique mitonnée aux petits oignons comme il se doit (on n'y échappera pas avec le Bettencourt), un Nuno qui soit dit en passant, en impressionne plus d'un, en l'occurrence ses pairs, qui se trouvent dans l'enceinte. Celle-ci ne tarde pas à réagir au quart de tour lorsqu' après les quelques notes glissées subrepticement de Stairway To Heaven de qui vous savez, résonnent accompagnés par une clameur enthousiaste, les accords de More Than Words. 6'12 qui transportent ainsi le public dans une émotion assurément palpable, notamment certains amis présents dans l'assistance dont je tairai le nom (même sous la torture), ceux-ci étant visiblement marqués pour ne pas dire autre chose par cette jolie interprétation de ce classique intemporel.
Après un très bon Flight Of The Bumble Bee, Gary Cherone qui n'a que pour seule préoccupation d'exhorter le public à se manifester encore plus bruyamment (celui-ci le lui rend bien d'ailleurs), entame un Get The Funk Out des plus punchy. La batterie de Kevin Figueiredo quant à elle, claque grave, tandis que la basse de Pat Badger rugit rageusement (notez l'allitération lol) tel un Dragster sur le démarrage.
Le set, véritable show à l'américaine, il convient de le signaler, s'achève sur un medley dédié à Ozzy Osbourne via l'interprétation écourtée mais efficace sans être, cela étant, inoubliable de I Don't Know, Bark At The Moon et Crazy Train. Un très bon show donc, pour un groupe dont on connaît le talent indiscutable et dont on souhaiterait qu'ils se produisent par chez nous plus souvent.
Playlist 6 vidéos :
DEF LEPPARD
Une demi-heure plus tard, nos amis de Sheffield investissent la magnifique scène (que le groupe a choisie pour cette tournée) sur le nouveau single Rejoice, assez dispensable s'il en est, pour ensuite se concentrer sur des incontournables tels que Animal repris en cœur par un public chaud chaud chaud (au propre comme au figuré) et Let's Get Rocked sur fond d'animations magnifiques et d'un très bon son. Le gros show à l'américaine, quoi.....Dé"phil"ent ensuite Personal Jesus de Depeche Mode et surtout pour ce qui constituera pour moi (et ceci ne regarde que moi) le grand moment de ce show à savoir Bringin' On The Heartbreak enchainé à, pour ce que je considère comme étant l'un des plus grands instrumentaux voire le plus grand instrumental du Hard Rock, Switch 625 délivré ici dans une version apocalyptique. J'aurais pu m'arrêter là et faire une "Ronan" (qui consiste à sortir avant la fin du concert) car j'avais eu ce que je voulais (mais nan, vous avez bien compris que je plaisantais bien évidemment lol). Franchement ce fut là un moment extatique avec une animation "de feu" !!!!! Je ne m'en suis toujours pas remis au moment j'écris ces lignes. Là, c'était EXCEPTIONNEL !!!!!! Ce ne sera pas tout à fait le cas sur Just Like 73, un single au demeurant juste sympathique paru en 2024 en compagnie de l'ex-guitariste de Rage Against The Machine qui a le mérite d'accrocher l'oreille de ceux et celles qui aiment les mélodies sucrées.
Sinon, vous vous souvenez de David Essex ? L'homme qui a placé 19 de ses chansons au Top 40 des singles au Royaume-Uni (dont deux numéros 1) et 16 albums au Top 40, pour faire court, un artiste qui était omniprésent dans le paysage musical UK et qui n'avait de cesse d'émoustiller la libido des jeunes filles en fleur de cette époque. Elliott, fan de pop rock de ces années-là, a choisi pour l'occasion d'inclure dans la setlist du Léopard sourdingue l'un des titres emblématiques du playboy, à savoir Rock On, en délivrant une version plus enlevée que l'original. S'ensuit un "pas très nécessaire" White Lightning extrait d'Adrenalize. Le tempo groovy de Slang (issu d'un album que je n'ai pas apprécié) proposé en version particulièrement longue avec en guest Nuno Buttencourt, semble enchanter le public parisien, qui répond aux sollicitations de Joe Elliott, qui est monté dans les tribunes taquiner certains spectateurs.
L'ambiance retombe quelque peu avec ce Promises d'Euphoria interprété a capella qui montre à quel point les capacités vocales du sieur Elliott demeurent aujourd'hui très limitées. Allez, il te faut de "l'Action, Joe" !!!!! Heureusement que les quatre titres suivants, hits en puissance, cela va sans dire que sont Armaggedon It (doté d'une animation exceptionnelle), Love Bites, la ballade langoureuse de Hysteria, Rock Of Ages présenté par un hibou en 3D et Photograph relancent la machine qui et ce, malgré une nouvelle fois un petit dérapage vocal d'Elliott sur le dernier morceau cité, "petite" faiblesse (pas si "petite" que ça au final) qui, vous vous en doutez, sera en partie couverte par ses compagnons d'armes...
Après une courte pause, le groupe aligne un When Love and Hate Collide convenu à souhait mais termine fort sur Hysteria et sur Pour Some Sugar On Me qui fait chavirer Bercy, concluant ainsi un très très bon concert, et non pas EXCEPTIONNEL (comme j'ai été amené à le dire à certains, sous le coup de l'émotion sans doute) avec tout de même ses forces et ses faiblesses. Comme nous sommes bons princes, nous commencerons par les faiblesses :
-La voix de Joe Elliott qui parfois sonne faux, l'incitant à trop forcer sur les passages aigus.
-Une setlist qui fait trop l'impasse sur les deux premiers albums, à tel point qu'on a l'impression que le groupe semble les renier. Déjà en 88, c'était le cas. J'espérais au moins entendre Let It Go.
Les forces :
-Le show par lui-même, fut dantesque de par les animations qui nous ont été proposées.
-Une excellente cohésion du groupe (bah, il vaudrait mieux en même temps après toutes ces années) marquée surtout par la complicité guitaristique qui unit les deux artificiers que sont Vivian Campbell et le "plastiqué" Phil Collen tous deux excellant dans des interventions étincelantes. Elliott, manifestement éprouvé, assure qu'ils n'attendront pas 30 ans pour revenir à Paris.
Alors s'ils reviennent ? Bah oui, j'irai rien que pour entendre Switch 625. loooool
Playlist 10 videos :
![]() PHIL93 LIZZY Plus d'infos à propos de l'auteur ici |
Communiqué de presse pré concert : 07/05/2026 - Le légendes du Hard rock britannique DEF LEPPARD, seront en concert à l'Accor Arena à Paris le mercredi 8 juillet 2026, mais avant, rendez-vous ce 7 mai à 22h sur RTL2 pour l'entretien avec Joe Elliott, le chanteur de DEF LEPPARD, invité de l'émission Pop-Rock Station. L'interview est en ligne ici.
Pour rappel écoutez Rejoice, leur nouveau morceau.
23/09/2025 - Le légendes du Hard rock britannique DEF LEPPARD, qui avaient déjà annoncé quelques dates au Royaume-Uni et en Europe, viennent de confirmer un concert à l'Accor Arena à Paris le mercredi 8 juillet 2026, 38 ans après sa dernière prestation dans cette même salle (feu Bercy) en 1988.
Pour cette date exceptionnelle, le groupe sera accompagné d’Extreme, emmené par le virtuose Nuno Bettencourt et Gary Cherone.
La prévente exclusive GDP aura lieu le vendredi 26 septembre à 10h, tandis que la mise en vente générale débutera le lundi 29 septembre à 10h.
S’il le groupe était passé au Hellfest en 2013, 2019 et 2023, il n'était pas revenu dans la capitale depuis le 20 octobre 1996. Le chanteur Joe Elliott commente :
“Leppard est ravi d’ajouter une date à Paris dans le cadre de sa tournée européenne 2026 ! Il est vraiment difficile de croire que cela fait presque 30 ans que nous n’avons pas joué dans cette belle ville, et nous sommes impatients d’offrir à nos fans français une soirée mémorable à l’Accor Arena. On se voit là-bas !”
01/09/2025 - DEF LEPPARD a annoncé sa tournée européenne pour l'été 2026. La tournée, avec EXTREME en invité spécial, débutera à Rättvik, en Suède, le 26 juin et se terminera le 30 juillet au festival Wacken Open Air, pas de dates en France, peut-être le Hellfest ? A suivre !
Les membres du Rock Brigade Concert Club bénéficieront d'un accès prioritaire aux billets et aux packages VIP demain, mardi 2 septembre à 10 h. La vente des billets pour le grand public sera ouverte dès le vendredi 5 septembre.
Pour rejoindre la Rock Brigade ou renouveler votre adhésion, rendez-vous sur DefLeppardRockBrigade.com.
« Nous avons hâte de jouer à Radio 2 in the Park à Chelmsford cette semaine, notre seule date au Royaume-Uni en 2025 », déclare Joe Elliott, leader de DEF LEPPARD. Nous sommes également ravis d'annoncer nos dates au Royaume-Uni et en Europe en 2026 !
Jouer devant notre public et nos fans en Europe est très important pour nous, et nous vous proposerons un tout nouveau spectacle qui proposera des surprises en plus des classiques ! À bientôt !
Phil Collen, guitariste de DEF LEPPARD, ajoute : « C'est un rêve de revenir au Royaume-Uni et en Europe en juin et juillet prochains. Et revenir avec nos bons amis d'EXTREME est un bonus. » Ce sera une soirée incroyable pour tous les fans !
Dates de la tournée 2026 :
13 juin - Rättvik, Suède @ Dalhalla *
16 juin - Helsinki, Finlande @ Veikkaus Arena
19 juin - Zurich, Suisse @ Hallenstadion
23 juin - Dortmund, Allemagne @ Westfalenhalle
26 juin - Belfast, Royaume-Uni @ Belsonic
28 juin - Glasgow, Royaume-Uni @ OVO Hydro
30 juin - Sheffield, Royaume-Uni @ Utilita Arena
2 juillet - Londres, Royaume-Uni @ The O2
4 juillet - Birmingham, Royaume-Uni @ BP Pulse Live
6 juillet - Manchester, Royaume-Uni @ Co-op Live
8 juillet - Paris - Accor Arena
30 juillet - Wacken, Allemagne @ Wacken Open Air ^
2 août - Dubaï, Émirats arabes unis @ Coca-Cola Arena *
* une soirée avec DEF LEPPARD
^ Date du festival
Le dernier album de DEF LEPPARD, Diamond Star Halos , est sorti en mai 2022 via UMe.
Discographie :
On Through The Night (1980)
Hign'n'Dry (1981)
Pyromania (1983)
Hysteria (chronique Plunk) - Chronique Sébastien Bailly (1987)
Adrenalize (1992)
Retro Active (1993)
Vault (1995)
Slang (1996)
Euphoria (1999)
X (2002)
Rock Of Ages : The Definitive Collection (2005)
Yeah (2006)
Songs From The Sparkle Lounge (2008)
Mirror Ball : Live and More (2011)
Viva Hysteria (2013)
Def Leppard (2015)
And There Will Be A Next Time - Live From Detroit (2017)
London To Vegas (2020)
Diamond Star Halos (2022)
Liens multimédia - videos - SITE OFFICIEL
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