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judas priest paris zenith 17 09 202 nevermore

Deux ans après sa venue à Paris, le Priest était de retour dans la capitale après nous avoir gratifié de quatre autres dates en France à savoir le Motocultor Festival de Carhaix (16/8), Strasbourg (12/9), Lyon (14/9) et Bordeaux (15/9) et, ce pour le plus grand plaisir des die-hards.

Outre le fait que le groupe n'avait pas de nouvel album en poche comme ce fut le cas en 2024 avec Invincible Shield, Rob Halford et ses compagnons d'armes n'avaient d'autres solutions que de piocher dans leurs oeuvres emblématiques.

En 1ère partie (mal choisie à mon humble avis), NEVERMORE. Groupe de metal américain, originaire de Seattle, à Washington. Il se forme en 1992 sur les cendres du groupe Sanctuary, déjà, ça sentait le cramé. La musique de Nevermore mélange différentes influences musicales pour le moins accessibles...... ou non faisant de leur prestation, une sorte de bouillie sonore ma foi, très indigeste voire vomitive, il faut bien le dire. J'en viens même à sortir à la moitié de leur "show", leur musique ne me faisant ni "show" ni froid. J'en ai pourtant entendu des horreurs musicales mais là, on atteint des sommets en termes de limite du supportable. "Plus jamais" dixit Fabrice (bon nombre d'entre nous sont même allés jusqu'à corroborer sa réflexion), et ce n'est pas de sitôt que je me pencherai sur la carrière de ce groupe qui, reconnaissons-le, est loin d'avoir fait l'unanimité hier soir.

Afin d'occulter cet épisode fâcheux, il est temps donc de passer aux choses très sérieuses avec le Priest dont on sait qu'il fait partie des groupes que l'on ira voir et revoir de façon inlassable. Arborant un immense rideau affichant les albums du groupe, démarche qui a pour but de rappeler aux spectateurs venus les voir, à quel point ceux-ci furent ô combien essentiels, la scène de Judas Priest s'avère être, ma foi, très impressionnante. Rob Halford, Richie Faulkner, Andy Sneap, Ian Hill et Scott Travis apparaissent ENFIN sur un puissant You've Got Another Thing Coming. L'évidence est là, sans appel. Halford est en voix et en cela, sans pour autant retrouver la puissance vocale de ses vertes années, normal en même temps à 75 ans, cela fait vraiment plaisir de le voir enchainer, le temps de déclamer le célébrissime "The Priest is back !!!!!", sur le pachydermique Metal Gods repris en choeur par un public en totale communion avec son groupe de.....c(h)oeur. Son optimal, animations magnifiques, musiciens concentrés comme jamais et un Rob Halford au panthéon des grands vocalistes de metal, tel est le menu proposé aux "metal maniacs" d'un soir. Pas le temps de souffler, de respirer non plus et c'est un Breaking The Law d'excellente facture interprété à 2000 à l'heure (oui, je sais, ça va vite) qui, d'entrée de jeu, assomme un Zénith déjà comblé comme jamais. Ensuite s'opère un retour en force de The Ripper, désormais classique parmi les classiques et pourtant délaissé étonnamment depuis 2019. Apparaissent alors sur l'écran des coupures de presse pour le moins glaçantes, coupures de presse relatant les cinq meurtres perpétrés à Whitechapel en 1888 par Jack l'Eventreur.

Ceux qui attendaient un extrait de Defenders Of The Faith, seront vite contentés et ce, grâce à une excellente interprétation de The Sentinel, un morceau qui véhicule toujours autant d'enthousiasme chez les aficionados. Les deux guitaristes Andy Sneap et Richie Faulkner abattent à eux deux un travail de titans sur les titres suivants que sont entre autres Desert Plains-personnellement, j'aurais préféré un autre extrait de ce superbe album qu'est Point Of Entry, par exemple Hot Rockin' à jamais jeté aux oubliettes et ce, depuis 2019 et interprété seulement 87 fois en 45 ans....... Un opus qui, en fait, a toujours eu le "tort" (si on peut appeler ça un "tort") d'être coincé entre les deux monuments que sont British Steel et Screaming For Vengeance.

Revenons maintenant sur l'autre "pépère" du combo, le premier étant celui qui dirige le groupe d'un.....gant de fer : Ian Hill. Celui-ci comme à son habitude, "balance" sa basse de bas en haut, un peu comme un automate habité par la musique qui s'échappe des Marshalls. Niveau "chorégraphie", on ne pourra pas dire que celui-ci sera souvent descendu de sa "colline" pour en changer........ En même temps, tant que ses interventions restent efficaces, on ne s'en plaindra pas outre mesure. Efficace, ça l'est notamment sur Lightning Strike extrait de cet excellent album intitulé Firepower qui, à mon sens, avait renoué avec des titres résolument percutants et accrocheurs comme le morceau qui donnait son nom à cet opus magistral. Voici ensuite venir Turbo Lover que j'ai toujours aimé pour ma part, qui bénéficie quant à lui d'une superbe animation autre que celle que tout le monde connaît (celle avec les squelettes).
Et pourtant, l'album (Turbo, pour ne pas le citer), qui mériterait une réhabilitation,a profondément divisé les fans de la première heure à sa sortie. On se demande encore pourquoi car cela reste un disque tout à fait correct. Bref.
Et puis voici qu'arrive la "surprise du soir", celle qu'on n'attendait pas.....plus, même : Steeler de British Steel, absent des setlists depuis...............1980, réapparaît là, comme ça de façon innocente et ce, dans une très bonne version, un morceau presque oublié néanmoins très efficace sur lequel le groupe fait preuve d'une unité éblouissante. C'est également le cas sur Delivering The Goods de Killing Machine dont l'absence dans les setlists n'aura pas été si longue. 2019 pour être précis. S'ensuit un Panic Attack rageur à souhait qui vient nous rappeler à notre bon souvenir combien Invisible Shield était un bon crû. Rythmique de plomb orchestrée par le paisible Ian Hill et le dominateur Scott Travis, riffs assassins assénés par les deux artiticiers que sont Richie Faulkner et Andy Sneap qui n'ont d'autres idées en tête que ...............d'assassiner les premiers rangs où se trouvent certains de mes amis, amis qui, alors que la furie priestienne s'abat sur eux (les pauvres....lol) dans la fosse, m'enverront ce message alarmant, faisant sans nul doute référence à une célèbre affaire criminelle : "Rob m'a TUER !!!!!!" Charmant à tout point de vue, n'est-ce pas ? ?
Depuis que je l'ai entendu pour la première fois en 1979 sur le live Unleashed In The East, Victim Of Changes, je l'avoue, fait partie de mes morceaux préférés du Priest toutes périodes confondues. Celui-ci constitue par ailleurs une sorte de test vocal pour le Metal God. Titre particulièrement exigeant, vous en conviendrez, Rob Halford du haut de ses 75 ans, nous en propose une version absolument phénoménale où les deux six-cordistes, animés d'une hargne indicible, se livrent une bataille de riffs sans pitié. Ovationné pour son étonnante et EXCEPTIONNELLE performance pour son âge, le Metal God, visiblement ému, éprouve néanmoins le besoin de s'accorder une petite pause ô combien méritée.
Le groupe décide ensuite de faire un petit détour par l'excellent Firepower, album publié en 2021 qui, remis à l'honneur via le très bon No Surrender met tout le monde d'accord et ce, grâce à une interprétation pour le moins très convaincante.
Après un bref solo de batterie perpétré par le bûcheron de service, Scott Travis, voici venir, on l'attendait tous, le tellurique, l'incendiaire, l'incandescent, le brûlant Painkiller qui va embraser l'espace de six, sept minutes tout un Zénith en état d'apoplexie littérale. Deuxième moment EXCEPTIONNEL pour ce qui me concerne avec un Rob Halford se fendant d'une prestation fabuleuse.
Difficile de s'en remettre après ça. Le groupe revient sur le furieux The Hellion/Electric Eye suivis sans temps mort de Hell Bent For Leather, Harley Davidson en bonne main puis Living After Midnight repris par tout un peuple, clôturant ainsi un concert d'excellente facture. En même temps, c'est un peu comme Saxon, peut-on être réellement déçu par une prestation best of de Judas Priest ? La réponse est "non" bien évidemment.
Ils repassent dans deux ans. J'irai les revoir...

Les photos de Philippe Martin

judasPriest paris 2026

 

Judas Priest Setlist Le Zénith, Paris, France 2026, Faithkeepers Tour
walt
PHIL
93 LIZZY
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