
Cody Johnson a gravit les échelons de la country pas à pas, album après album, tel un outsider de luxe, soutenu timidement par les radios. Pourtant, lorsque les pontes des ACM Awards se sont réunis cette année, ils ont bien été obligés de reconnaître le talent du texan (Entertainer Of The Year).
L'énergie déployée lors de ses spectacles, sa country traditionnelle inspirée et sa personnalité ont touché un point sensible et ont trouvé un niveau élevé d'attrait auprès du public aux USA et au-delà. Le revers de la médaille est que l'obtention de cette récompense va susciter responsabilités et attentes.
Produit par son collaborateur de longue date Trent Willmon, on trouve sur ce nouvel album intitulé Banks Of The Trinity des sonorités beaucoup plus contemporaines et faciles d'accès plutôt que les timbres auxquels son public est habitué. Lui qui, à l'instar d'une de ses idoles, George Strait, a toujours su choisir ses chansons, laisse dans le cas présent une impression d'investissement moindre, certaines accroches mélodiques étant trop superficielles et téléphonées, son style ne ressortant que par intermittence. Et c'est justement là que le bât blesse : à la place de voir en cette collection de 16 titres une oeuvre personnelle, on a l'impression qu'il s'essaie à quelque chose qui va lui permettre de percer plus facilement que ses prédédents singles aux succès durement gagnés. De plus, les invités, Brothers Osborne et Luke Combs n'apportent aucune valeur ajoutée. Banks Of The Trinity n'est pas un mauvais disque, loin de là, il y a de bonnes chansons ici et certaines d'entre elles vont sans doute devenir des standards en live, mais le résultat est un peu décevant au regard de son catalogue antérieur. Là où les deux derniers albums, Human et Leather (chronique ici), m'avaient enthousiasmé par leur originalité, ce nouveau CoJo, en édulcorant le propos vise sans équivoque un public plus large. Reste à savoir maintenant si ce procédé d'avantage accessible aux marchés adjacents à la country le portera au niveau supérieur commercialement parlant, si tant est que ce soit le but recherché ?
Alors, faut-il voir en Banks Of The Trinity un album de transition, un bref moment d'égarement dans un parcours sans faute ou une nouvelle direction ? To be continued...
Stef B.![]() Plus d'infos à propos de l'auteur ici |
Tracklist :
- Horseback
- Hello Lonesome
- Fool Proof (feat. Brothers Osborne)
- Take Me Back (Leave Me There)
- Banks of the Trinity
- I Want You
- I Have
- Bible For A Boy (For Jaycee)
- Kissing A Married Woman
- Every Man
- Motel Miss You
- Shoot The Bull (feat. Luke Combs)
- Cricket On A Hook
- Time Bomb
- Thank Somebody Country
- Yippy Ty Oh Hey Hey
Line Up :
Cody Johnson (Chant et Guitare)
Jordy Bartula (Fiddle et Guitare)
Jake Mears (Guitare)
Joey Pruski (Basse)
Miles Stone (Batterie et Percussions)
Seth Wilson (Claviers)
Harrison Yount (Guitare)
Label : CoJo Music / Warner Music Nashville
Sortie : 26/06/2026
Production : Trent Willmon
Discographie :
Black and White Label 2006
Live and Rocking May 2007
Six Strings One Dream September 1, 2009
A Different Day October 31, 2011
Cowboy Like Me January 14, 2014
Gotta Be Me August 5, 2016[30]
Ain't Nothin' to It January 18, 2019[32]
Human: The Double Album October 8, 2021
Leather November 3, 2023
Leather Deluxe Edition (2024)
Banks Of The Trinity (2026)
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