
J’avais noté et réservé ma soirée du 2 juillet depuis fort longtemps ; mes chouchous de Last Train débarquaient enfin à l’Atabal Biarritz. Je suis le groupe depuis ses débuts (merci mon fils Thibaut) ; leur progression est constante et qualitative.
Évidemment, c’est sold-out et, heureusement, la salle est bien climatisée ; croyez-moi, ça compte en ces périodes de canicule.
This Will Destroy Your Ears ouvre la soirée ; je les avais déjà vus en ouverture de The Inspector Cluzo et le moins que je puisse dire, c’est que ça ne m’avait pas emballé. Confirmation malgré un meilleur son ce soir : binaire et trop saturé, on ne retient rien, c’est juste mon avis. D’aucuns diront que je suis trop vieux pour apprécier, sans doute, mais bon, on s’en tape. 21 h,
Last Train attaque son set avec « Disappointed » : ça commence fort. Le son est nickel et le groupe, fidèle à son ADN, est intenable et arpente la scène de long en large, voire en hauteur, car la batterie surélevée permet d’apprécier le jeu d’Antoine Baschung et le son naturel de sa Ludwig, ainsi que l’énooooorme son de basse de Timothée Gerard, la base pour tout groupe de rock. Jean-Noël Scherrer (guitare, chant) et Julien Peultier (guitare) ne sont pas en reste, les parties de guitares sont incisives et précises; malgré l’accumulation des dates, les gars sont à fond. Pendant 1 h 30, ils vont alterner les ambiances, tantôt cool, tantôt « pan dans ta gueule » avec brio (le calme et la tempête, l’eau et le feu, calme-toi Pascal stp), devant un public vraiment déchaîné qui reprend les refrains dans le tempo (rare chez les Français). Il faut aussi dire que la set-list est parfaitement dosée et que Jean-Noël est un p*tain de leader au timbre de voix particulier. Mon dernier concert du groupe datait de 8 ans, les progrès scéniques sont sidérants ; le jeune groupe des débuts, fougueux aux guitares dissonantes, est devenu une machine implacable, tout en énergie et émotions.
Les 4 mousquetaires alsaciens sont amis depuis le collège, c’est flagrant en live , l’osmose est impressionnante (ces bisous et bousculades entre eux) et surtout un groupe qui aime son public qui le lui rend bien. Il n'y pas de solos avec eux mais juste des mélodies qui claquent et qui font mouche. Bref, une dinguerie quoi ! Ils seront au Zénith de Paris le 3 octobre !
guitare chant : Jean-Noël Scherrer
guitare: Julien Peultier
bass :Timothée Gerard
batterie : Antoine Baschung
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