0
0
0
s2sdefault

Vote utilisateur: 4 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles inactives
 

deep purple paris adidas arena 22 10 2026 jayler

Oser parcourir le monde vu leur grand âge relève d'un exploit en soi. On les aime pour ça car contrairement à d'autres groupes, Deep Purple n'oublie jamais de faire un crochet par la France et par la même, faire halte dans des villes que d'autres ignorent avec condescendance (Bordeaux, Nantes, Strasbourg).


Il est vrai qu'en deux ans, nous avons été gâtés. Je ne ferai pas le récapitulatif des dates françaises qui ont été honorées depuis toutes ces années mais il faut bien reconnaître que peu combos ne peuvent s'enorgueillir d'une telle prouesse.
Dans leurs flight cases, nos glorieux aînés avaient pris soin d'empaqueter leurs jeunes compatriotes répondant au doux de JAYLER. Les Britanniques possèdent déjà un EP sous le coude, A Piece in Our Time, sorti en 2023, et ils ont publié leur premier album intitulé Voices Unheard en mai dernier, un opus qui, a bénéficié d'un retentissement, dû au fait que nos amis ne peuvent nier le fait qu'existe une certaine parenté avec Led Zeppelin, tant musicalement que visuellement. En tous les cas, dès le premier titre qui constitue aussi l'opener de leur unique album, nos jeunes âgés d'une vingtaine d'années font parler la poudre et là, ce n'est pas de la poudre aux yeux, enthousiastes et motivés par le fait d'en découdre avec le public parisien. Autre paramètre non négligeable pour une 1ère partie, ils disposent d'un superbe son, ce qui a pour effet de valoriser leur prestation qui va s'avérer..........enthousiasmante.
Alors que dire de plus de nos jeunes loups ? Certains y verront ainsi chez ce jeune vocaliste répondant au doux nom de James Bartholomew, qui est aussi guitariste rythmique, un clone de Robert Plant. Pour ce qui est des attitudes à adopter, les trois autres dont le guitariste soliste, Tyler Arrowsmith maîtrisent bien leur sujet, voire en mieux selon l'avis éclairé de mon voisin, Fab. N'exagérons rien non plus. Même si clairement inspirés du dinosaure disparu officiellement depuis 46 ans, Jayler na pas l'intention de dépasser les maîtres, leur mot d'ordre se résumant dans le fait d'ajouter une grosse pincée de modernité via des titres comme The Getaway, No Woman, Riverboat Queen et son passage slide alléchant et puis il y a ce Need Your love qui accroche bien mes vieilles esgourdes de sexagénaire aigri par certains côtés. Leur set me fascine, m'enchante même, oui, je le clame haut et fort à tel point qu'à son issue, je fonce rapidement au merch afin de faire l'acquisition de leur album Voices Unheard au demeurant très bon après écoute le lendemain.

Jayler Setlist Adidas Arena, Paris, France 2026

En théorie, Deep Purple, cela ne se rate pas. Cependant, en ce qui me concerne, et je n'en ressens aucune d'espèce de culpabilité, je les ai manqués en 93 (contraint et forcé puisqu'il n'y avait plus de places, m'y étant pris beaucoup trop tard), d'aucuns diront que le show du 19 octobre au Zénith fut incontestablement le meilleur concert parisien post-reformation. Depuis, j'ai récupéré le bootleg et force est d'avouer qu'ils avaient bougrement raison. Après, ce fut l'ère Morse. J'ai déjà tout dit là-dessus et préfère me concentrer ici bas sur ce fabuleux concert auquel nous avons eu droit hier soir.
L'intro inquiétante de Mars The Bringer Of War résonne dans l'enceinte avec en toile de fond sur les écrans certains albums dits emblématiques qui défilent au gré de l'espace. Il faut dire que la plupart des opus revisités s'avèrent l'oeuvre de musiciens que l'on qualifiera "d'extraterrestres". Vous êtes d'accord ? Ceci dit, manque à l'appel Made In Japan. On ne leur en voudra à nos octogénaires préférés.
Highway Star et sa rythmique de plomb ébranlent un Adidas Arena déjà conquis et ce, sous la houlette d'un Ian Paice toujours aussi subtil et un Roger Glover qui suit au pied levé son compagnon de toujours. Gillan lui, s'économise sur les parties aigües, on s'en doute tandis que les deux "nouveaux" Don Airey (ça fait quand même 24 ans qu'il est là) et Simon McBride assurent un brio remarquable, ce dernier dosant ses solos avec parcimonie, du moins pour l'instant, ses interventions ô combien affûtées. Point de remps mort puisque c'est un A Bit On The Side sans concession qui enfonce le clou suivi du pachydermique Into The Fire, un de mes morceaux préférés d'In Rock. Trois titres intenses, il est donc temps de laisser Tan Gillan faire une longue pause pour récupérer.

McBride s'emploie à exécuter un long solo, très long même limite ennuyeux (et là, ce n'est plus de la parcimonie) pour enchaîner sur les deux morceaux les plus marquants de Splat! à savoir Arrogant Boy et Diablo, tous deux délivrés dans une version pour le moins percutante, deux titres appelés à rester en place dans la setlist pendant un certain temps, à mon humble avis, deux titres sur lesquels Big Ian qui n'est plus "Big", module sa voix avec un soin particulier, prenant sa respiration à bon escient puis disparaissant derrière la scène pour encourager ses frères d'armes et revenant paisiblement sur le devant de la scène pour finir la chanson. Re-solo cette fois-ci exécuté à la découpe par un Don Airey aiguisé comme un couteau suisse. Bon, je l'ai toujours écrit, dit même à ceux avec qui je me suis entretenu sur ce sujet. Malgré tout le respect que je porte à ce musicien ô combien talentueux dont le CV long comme le bras en ferait pâlir plus d'un, ses solos n'ont jamais eu la saveur à mon goût de ceux que le regretté "Lord" of the keyboards nous gratifiait en son temps. Son fils en récompense de sa prestation, lui apporte comme de coutume son traditionnel verre de vin rouge (quel vin, aime t-il ? Les experts sauront nous le dire, non ?), un breuvage dont il se délecte goulument, sourire aux lèvres et ce, sous l'oeil d'un public amusé.
Après le 1er solo de l'organiste purpleien, on le sait depuis des années, c'est Lazy qui viendra nous ravir dans une excellente version sur laquelle, le groupe fait comme toujours preuve d'une désarmante cohésion. Sometimes I Feel Like Screaming est réapparu à Sofia le 29 septembre dernier, créant ainsi la surprise au sein de nombreux fans. Ce que l'on peut en dire est que l'interprétation parisienne analogue en tout point à celles proposées sur les dates précédentes laisse apparaître une légère faiblesse, j'ai bien écrit "légère" au niveau du solo final orchestré par un McBride pourtant hyper concentré si on la compare avec toutes celles qu'a exécutées le sieur Morse au cours de son long passage dans le groupe.
Troisième titre de Splat! proposé : Sacred Land. Bien, sympa même et fidèle à l'original qui cèdera vite la place au premier single issu de =1 à savoir Lazy Sod, un morceau ô combien groovy qui, à ce titre, nous permet de revoir le clip sorti pour l'occasion. Ensuite, re-belote pour un solo à rallonge d'Airey (quand je dis "à rallonge", c'est un doux euphémisme, vous l'aurez compris), un solo entre autres ponctué d'une petite Marseillaise bien pensée et qui fait chaud au coeur soit dit en passant, vu ce que l'on traverse actuellement.
Un solo qui, également fera la transition avec le morceau-titre de l'album du retour, Perfect Strangers pour ne pas le nommer (quasiment présent dans toutes les setlists depuis la reformation). Pendant toute la durée de son interprétation, il se verra quadrillé de rais de lumière verts au lieu de lasers comme ce fut le cas au bon vieux temps de la tournée du même nom soit en 1985 au POPB à Paris lorsque je les vis pour la première fois (8 et 9 juillet 1985). Ca m'avait marqué, c'te affaire car il me semble que ce fut l'une des premières fois où des lasers furent utilisés sur une durée aussi longue. Grand moment donc car l'interprétation est en tout point magistrale.
De nouveau Gillan, pendant le solo, effectue sa "petite randonnée" de p'tit vieux (il a l'appli We Ward pour compter ses pas) derrière le kit de Paice qui, lui n'a d'autres préoccupations que de maltraiter ses tommes de batterie avec hargne et détermination. Et puis Gillan revient tranquillement sans s'presser, conclure le titre.
Space Truckin' nous replonge avec bonheur (sans les cris perçants du Gillan, bien entendu) dans cette période bénie que furent les 70's, suivi du riff le plus célèbre du Rock sur lequel deux jeunes adolescentes placées un peu plus loin sur notre droite, se lèvent d'un coup pour entonner en compagnie de leur père cet hymne fédérateur qu'est Smoke On The Water. Deep Purple ou le groupe qui rassemble absolument TOUTES les générations car l'on peut très bien imaginer que les plus anciens n'étaient pas loin des 75 ans voire plus.
Guinnesis, 4ème titre issu de Splat! ou l'instrumental que personne n'a eu le temps d'assimiler nous est proposé en guise de mise en bouche avant le bouquet final composé des délicieux Hush étiré à souhait et Black Night sur lequel une bonne partie du public s'acquitte des célébrissimes "Oh oh oh", clôturant ainsi un concert des plus enthousiasmants avec ceci dit quelques petits bémols comme ce premier solo de Simon McBride beaucoup trop long et ennuyeux et les deux interventions de Don Airey (une seule suffisait à mon sens tout comme Jon Lord le faisait jusqu'à sa défection en 2002). A part cela, pour ce qui concerne les plus de ce show, l'on sent chez le Pourpre, une véritable joie de jouer encore ensemble après toutes ces années, nous gratifiant aujourd'hui d'une véritable complicité musicale notamment sur Lazy, Perfect Strangers et Space Truckin' et ça, cela nous procure un plaisir incommensurable. Respect total, Messieurs !!!!!!!!!

Deep Purple Setlist Adidas Arena, Paris, France 2026, Splat!
walt
PHIL
93 LIZZY
Plus d'infos à propos de l'auteur ici


Comments:

You have no rights to post comments

DEEP PURPLE - Paris, Adidas Arena - 22/10/2026 (+ JAYLER) - 4.0 out of 5 based on 1 vote

Connexion

On Line :

Nous avons 1729 invités et aucun membre en ligne

Dernières Chroniques

Dernières chroniques (suite)

FB RockMeeting

Commentaires

  • BONEY JAMES - A Simple Man - Chronique

    Laigre
    Boney James ce sont les ...

    Lire la suite...

     
  • NICKLESS - Cars And Things That Go

    Nico
    Il est très bien cet album ...

    Lire la suite...

     
  • 1927 - Ish - Quelques classiques de l'AOR - 7/7

    aorgod
    Du bon rock FM un peu soft bien ...

    Lire la suite...

     
  • HARSH - Feels

    Firefly
    J'avoue, ce groupe me parait ...

    Lire la suite...

     
  • Kathy Troccoli - Pure Attraction - Quelques classiques de l'AOR - 6/7

    aorgod
    Complètement hors sujet dans ...

    Lire la suite...

Articles Les Plus Lus

10 Mai 2026 19:47 - MetalDen
DOLLOSTER -  New Tomorrow
News
09 Sep 2026 18:24 - Fab
CHEZ KANE - Reckless
AOR
16 Jui 2026 18:10 - MetalDen
VANDEN PLAS - AcCult II
News
07 Juil 2026 21:55 - MetalDen
💥DOMINUM 💥  - Night is Calling
News
10 Mai 2026 20:14 - MetalDen
CRASHDÏET - Art Of Chaos
News
Articles les plus lus sur les 12 derniers mois(suite)