
De retour en France à peine un an après sa venue au Forum de Vauréal, Michael Schenker et son groupe de vieux grognards poursuivaient inlassablement la tournée My Years With UFO, cette fois-ci avec un nouveau chanteur répondant au doux nom de Robert Lia Liapakis, qui officie au sein de Mystic Prophecy, un groupe allemand dont on pourrait dire qu'il qu'il excelle dans un metal mélodique très puissant.
Ce dernier est donc venu prêter main forte au blond guitariste suite à la défection d'Erik Grönwall (pour raisons familiales), vocaliste suédois de talent qui, en ce qui me concerne, m'avait impressionné lors de cette prestation.
Dans ses valises, Michael Schenker a emmené deux groupes. Le premier, Malvada, un groupe brésilien uniquement composé de quatre jeunes femmes fort agréables au regard, et Rook Road, un combo allemand beaucoup plus âgé.
Une brève présentation concernant ces deux groupes s'impose de toute évidence. "Formé au début de la pandémie, en mars 2020, Malvada s’est rapidement imposé comme l’un des groupes les plus prometteurs de la scène rock brésilienne contemporaine. Le quatuor, composé d’Indira Castilho au chant, Bruna Tsuruda à la guitare, Juliana Salgado à la batterie et Rafaela Reoli à la basse, s’est distingué dès ses débuts par une identité sonore affirmée, mêlant hard rock moderne, énergie brute et sensibilité mélodique. En quelques années, le groupe a enchaîné les concerts à travers le Brésil, se produisant sur les scènes de festivals majeurs et consolidant une réputation scénique solide, portée par une intensité constante et une forte cohésion musicale." (Musique Alliance) Tous ces efforts porteront leurs fruits avec en 2025 avec la sortie de leur premier album éponyme qui aura un certain retentissement dans leur patrie de coeur.
Les voici donc investissant la scène du Trianon sur un A noite vai ferver particulièrement efficace. La chanteuse Indira Castilho, fort bien dotée "de bons atouts" (on dira les choses comme ça pour ne point choquer.....car aujourd'hui, un rien choque), occupe avec maestria l'espace qui lui est réservé, encourageant chaleureusement tantôt la bassiste Rafaela Reoli tantôt la jolie et talentueuse guitariste Bruna Tsuruda mais aussi la batteuse Juliana Salgado qui, avouons-le, maltraite avec un acharnement non dissimulé, son kit de batterie. Les quatre jeunes femmes sans complexe aucun délivrent ainsi un show sans concession peut-être un peu linéaire devant un public très respectueux, cela va sans dire. Une prestation que nous qualifierons d'assurément sympathique.
C'est au tour de Rook Road, après quelques minutes d'interruption de venir en découdre avec le public parisien. Fondé en 2020, Rook Road est un groupe allemand de cinq musiciens qui utilise le terme "Diversity Rock" pour décrire son style. Combinant AOR, Hard Rock 70's mêlant des influences Uriah Heep et Deep Purple très marquées, agrémentées de classic Rock mâtiné de rock progressif, ils créent de fait un savoureux mélange de sonorités et de textures variées et inspirées qui évoque immanquablement toutes les époques du rock 'n' roll. Ce qui étonne, c'est l'âge avancé du groupe. En effet, avec un pote, nous sommes amenés à nous demander la raison pour laquelle ils n'ont publié que deux albums, titrés avec une originalité qui dépasse tout entendement, Rook Road et II. Le groupe est composé de Patrik Jost au chant, Hannes Luy à l'orgue Hammond, Uwe Angel à la six-cordes, Thomas Luther Pistone à la batterie. En revanche, pour l'instant, je n'ai pas le nom du bassiste. Je cherche, je cherche....
D'entrée de jeu, le groupe nous fait état d'un grand professionnalisme. Des morceaux savamment élaborés, incisifs à souhait portés par un étonnant Patrik Jost doté d'un chant à la fois puissant et haut perché ravissent un public conquis dès les premiers titres, un magistral Uwe Angel (porte bien son nom, celui-là) qui s'envole dans des solos d'excellente facture et un Hannes Luy qui, dans son jeu, pourrait faire penser très brièvement à Un Jon Lord. Enfin, moi, je le suis, conquis. En plus, le vocaliste à la fibre très communicative, n'a de cesse de solliciter l'assistance parisienne qui ne se fait pas prier pour répondre comme un seul homme, animée qu'elle est, par un enthousiasme lui aussi.................communicatif. Sur certains titres, l'ombre d'un Uriah Heep plane de façon évidente au dessus de Rook Road qui, peut-être, s'en amuse mais qui, en tout cas, se fait véritablement plaisir en interprétant leur répertoire. Leur show s'achève sur un superbe Talk Too Much. Il n'y eut pas de meilleure conclusion pour laisser la place à Maître Schenker.
Se rendre à un concert de Michael Schenker issu de la même tournée intitulée My Years With UFO tout en sachant pertinemment que l'on aura droit à la même setlist, il y a de quoi être un peu masochiste, non ? Le Schenk reste le Schenk quoiqu'on en dise et c'est toujours un réel plaisir de l'entendre distiller ses solos d'une rare cristallinité. Ainsi que cela a été précisé au préalable, la nouveauté réside dans le fait que l'Allemand, natif de Sarstedt, s'est donc adjoint les services de Robert Lia Liapakis, ci-devant "porte-micro" de Mystic Prophecy. Dès Natural Thing, la différence en termes de tessiture vocale, s'avère être clairement perceptible. Registre plus grave, moins étendu qu'un Grönwall, qui lui aurait pu se rapprocher d'un McAuley, (je viens de réécouter le live de Vauréal 2025 pour m'en assurer et c'est somme toute assez flagrant). Tout comme l'an passé, le combo enchaine sur un Only You Can Rock Me à ceci près que la basse de Barend Courbois couvre l'ensemble et c'est limite désagréable. "Allez m'chercher l'ingé-son" qu'on le flagelle en place publique. L'ex-place de Grève n'est située qu'à quelques encablures car là, ça mérite un châtiment exemplaire.. Les titres du répertoire de l'OVNI s'enchainent sans coup férir, sans grande surprise non plus, raison pour laquelle avec mon alter ego, rédacteur ô combien talentueux prénommé Olivier, nous nous sommes dits que chacun de notre côté nous allions rédiger en toute quiétude la même review qu'en 2025. Nous nous trouvions en terrain connu ou plutôt "à la maison" pour faire court. C'étaient presque les "Houses Of The "Oli"......
Ainsi, et toujours sur fond d'une basse vrombissante de façon exagérée, le groupe déploie avec brio un set parfaitement huilé avec entre autres un Doctor Doctor interprété très tôt dans la setlist, un Lights Out qui permet à mes compagnons d'armes de "s'illustrer" une fois dans une chorale pour le moins improvisée, chorale que l'on me forcera à rejoindre, un Love To Love où l'on sentira un Liapakis un peu "emprunté" au départ, dirons-nous, mais qui se reprendra par la suite, un Rock Bottom éblouissant comme à son habitude, Schenker brillant de mille feux sur le long solo qui en découle puis un Shoot Shoot et un Too Hot Too Handle fort bien exécutés et ce, en guise de dessert.
Un très bon concert qui a ressemblé note pour note à celui vu à Vauréal. Maintenant, nous souhaiterions peut-être ('tin, v'là le mec qui formule des exigences.....maintenant loool) une petite tournée qui vante les mérites de ce superbe album intitulé Don't Sell Your Soul..."Michael, si tu me lis!!!!!"
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