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ronnie romero gus g convergence fest savigny le temple l empreinte 07 10 2026

Ronnie Romero et Gus G. sont principalement connus pour avoir fait partie respectivement de Rainbow de 2016 à 2019 et de Ozzy Osbourne Band de 2009 à 2012. Les deux compères avaient donc décidé d'unir leurs forces pour une tournée européenne qui comprenait tout de même trois dates en France, chose qui mérite d'être instamment soulignée,vu qu'aujourd'hui, les groupes en vue évitent soigneusement notre....."beau" pays.

Ronnie Romero, c'est l'homme aux mille projets. En effet, multipliant les groupes et les projets de seulement quelques mois parfois, au sein de Lords Of The Black (son groupe de coeur mais là, ça dure plus longtemps que "quelques mois"), Vandenberg, The Ferrymen, Jose Rubio's Nova Era, Nozomu Wakai’s Destinia, CoreLeoni, Sunstorm, Gotus, Elegant Weapons plus les nombreuses participations sur quelques titres de ses amis, notre natif de Santiago du Chili se concentre aujourd'hui davantage sur sa carrière solo qui a vu récemment la parution d'un album live intitulé Live At Rock Imperium Festival et d'un opus titré Backbone.
Quant à Gus G qui a mis Firewind en stand-by jusqu'en 2027 (un nouvel album est appelé à sortir en début d'année prochaine, février pour être précis), celui-ci est très occupé à faire la promotion de son dernier album solo intitulé Steel Burner (le 5ème tout de même), un album sur lequel chantent Doro Pesch qui apparaît sur Nothing Can Break, Dino Jelusić (Whitesnake, Trans-Siberian Orchestra), Matt Barlow, l'extraordinaire ex-chanteur d'Iced Earth et Ashes Of Ares, ce dernier apportant dans sa façon de chanter une vraie intensité qui lui est propre notamment sur Dancing With Death et Ronnie Romero qui lui, s'illustre uniquement sur deux titres. N'empêche que la complicité entre nos deux larrons en foire est telle que cette tournée ne pouvait se solder que par un succès. Et j'imagine que ça va l'être à mesure qu'elle se poursuivra.


Ce Fest donc s'articule comme convenu autour de trois sets. Celui de Ronnie Romero puis Gus G. et enfin nos deux compères se réuniront pour un show composé essentiellement de reprises.
Ronnie Romero ouvre par conséquent les hostilités par le biais de titres à la fois puissants et mélodiques, mettant en exergue sa voix hargneuse et mélodieuse à souhait. Ce n'est pas sans compter non plus sur le talent de José Rubio, le guitariste, compagnon d'armes de longue date du Chilien qui s'acquitte à de nombreuses reprises de solos fort bien exécutés mais également de la part d'Andrea Arcangeli à la basse et du batteur Chris Allan (merci Wiki Phil) qui ne sont pas en reste via le travail de titan qu'ils effectuent. Une certaine solennité s'empare ensuite de la salle lorsque le Ronnie se prend à interpréter à la guitare acoustique, ce chef d'oeuvre intemporel de Rainbow qu'est Catch The Rainbow. A n'en pas douter, il est évident que ce moment laissera une ..."Empreinte" indélébile sur un public tout acquis à la cause du Chilien. Revisitant sans temps mort son répertoire avec classe que pour ma part, je ne maîtrise pas, n'ayant jamais pris la peine d'écouter quoi que ce ce soit de sa part, outre les trois lives de Rainbow en sa compagnie et l'excellent album 2020 de Vanderberg, le groupe achève son set particulièrement pêchu sous des acclamations nourries.

Ainsi que cela a été précisé précédemment, l'ami Gus G. est de fait "en vacances" de Firewind se concentrant principalement sur sa carrière solo qui comprend déjà quatre albums. Quatre albums hauts en couleur selon les spécialistes du très souriant guitariste grec avec entre autres ce Quantum Leap paru en 2021 qui semble avoir fait l'unanimité et qui apparaît comme étant son meilleur opus selon leur avis éclairé.
Le voilà ainsi parti dans une série de morceaux instrumentaux que je trouve absolument indigestes (désolé, les die-hards du guitariste) qui font me demander au bout du deuxième titre si je vais rester jusqu'au terme de son set. Je me serais cru revenu à l'époque de "l'écurie Mike Varney", époque durant laquelle, on nous gratifiait presque chaque mois d'un album instrumental émanant d'un six-cordiste quasi inconnu. Certains le sont devenus par la suite (Marty Friedman par exemple). Ainsi, aucune âme, aucune sensibilité, aucune émotion ne sont perceptibles dans cette avalanche de notes interminables, juste une démonstration certes très technique dont le seul but est sans nul doute de satisfaire son ego de guitariste accompli mais ô combien sympathique ceci dit.
Finalement, je prends sur moi et reste voire supporte cette cacophonie guitaristique, n'oublions pas que je suis avec mes amis, on a fait des kilomètres pour nous rendre à ce fest (merci Fab) au demeurant fort sympathique. De fait, je me sens par conséquent redevable de rester en leur compagnie lol. Je serai soulagé lorsque Gus achèvera sa prestation sur un titre chanté, "enfin", oserais-je dire.



"Libéré, délivré", je le suis donc lorsque Ronnie Romero rejoint sur scène le Gus pour un tonitruant Mob Rules du Sab suivi d'un Kill The King particulièrement dévastateur de l'Arc en ciel, deux titres naturellement emblématiques sur lesquels le guitariste se fend d'une intervention classieuse.
La setlist en partie s'articule ensuite autour de cet album de Gus G. intitulé Steel Burner, l'ami Romero ne s'étant illustré que sur deux titres, une collaboration qui, cependant, semble avoir marqué nos deux joyeux lurons à tel point lorsqu'ils en reparlent, cela suscite chez eux une certaine hilarité. Une version pour le moins efficace et accrocheuse du morceau-titre en sera donnée pour le plus grand plaisir du public venu massivement les acclamer. S'ensuivront deux morceaux assez convenus, Frenemy et My Premonition qui viendront compléter le tableau.
Le rouleau compresseur de Highway Star du Pourpre résonne alors, telle une déferlante sur l'Empreinte, Romero y mettant toute la rage qu'il a en stock avec pour seul souci de respecter au mieux l'esprit de cette fresque légendaire. En revanche, une nouvelle fois, Gus G, animé par la volonté d'y laisser sa patte, son Empreinte même, sera quelque peu à la peine sur le solo blackmorien à tel point même que les guitaristes présents dans la salle, y perdront littéralement leur....grec. Néanmoins, le talentueux natif de Thessalonique se reprendra de fort belle façon quelques instants plus tard sur la version très étirée de I Am The Fire (extrait de son tout premier album de 2014 qui porte le même nom), version durant laquelle Ronnie Romero présentera non sans humour le reste du groupe.
Gus G. ne pouvait clore ce Fest sans adresser un vibrant hommage à son mentor de chanteur : Ozzy Osbourne. Après avoir exhorté le public à scander le nom du Madman à gorge déployée, nos cinq compères s'embarquent dans un incandescent Bark At The Moon envoyé à la face de l'assistance, tant qu'à faire à vitesse grand "V", un désormais classique d'Ozzy qui est interprété par un Romero particulièrement en verve sur ce titre ô combien exigeant mais aussi grâce à la présence d'Andrea Arcangeli, le bassiste et Jo Nunez, l'excellent batteur de Firewind (re-merci, Wiki Phil), deux musiciens d'exception qui brillent par leur virtuosité. Seul petit bémol....car n'est pas Jake E. Lee qui veut, l'exécution du solo s'avère être un brin aléatoire voire laborieuse et cela, l'ancien guitariste sus nommé, ayant sévi sur Bark At The Moon et The Ultimate Sin, l'a affirmé encore récemment lors d'une interview dans l'émission de Chris Jericho en 2025, il s'agit d'un morceau difficile qu'il est aujourd'hui dans l'incapacité de le jouer et ce, à cause de son arthrite qui le fait souffrir au quotidien. Toujours dans cette lignée de rendre hommage à Ozzy, Shot In The Dark et War Pigs clôtureront avec panache ce très beau fest organisé de main de maître par la direction de cette salle qui, chaque année, peut s'enorgueillir de proposer une programmation particulièrement alléchante. Et ce Convergence en fut la parfaite illustration. Voir moins




Ronnie Romero & Gus G. Setlist L'Empreinte, Savigny-le-Temple, France, Convergence - Tour 2026

walt
PHIL
93 LIZZY
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