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Tracer est un groupe australien formé en 2004. 


Leur troisième album, l’excellent et très dynamique « El Pistolero » nous est présenté par son chanteur guitariste Mike Brown. - Salut Mike peux-tu me présenter le groupe?

Bien sûr, je suis Mike Brown. Je joue de la guitare et chante dans le groupe. À la batterie nous avons Andre Wise et Jett est à la basse. Ensemble, nous faisons autant de bruit que possible et nous nous appelons Tracer.

- Raconte-moi s'il te plaît tes premiers pas dans la musique lorsque tu étais enfant.

J’ai cassé les pieds à mes parents pour avoir une guitare quand j'avais environ cinq ans puis pour mon sixième anniversaire j'ai eu une guitare à cordes nylon pas chère et j'ai commencé à prendre des cours de guitare. Je pense que la plupart des premières leçons étaient classique juste pour travailler mes doigts et puis j'ai eu un professeur de guitare qui a jeté tous les livres et m'a enseigné le sens de l'improvisation et à peu près toutes les chansons de Stevie Ray Vaughan! Je dois beaucoup à ce professeur. Il m'a appris que la musique est surtout du « feeling ». Pour faire parler, chanter ou crier la guitare. J’avais à peu près 11 ans quand il m'a invité sur scène pour jammer avec son groupe de blues. J’ai "improvisé" un solo de blues qui était principalement basé sur des riffs qu'il m'a appris et cela a conduit à d’autres concerts jusqu'à ce que finalement mon frère (qui apprenait le piano avec le même mec) commence à jouer avec moi. Nous avons tourné dans toute l'Australie et joué dans quelques gros festivals et rencontré quelques grands musiciens américains sur notre route. C'était le tout début de notre groupe. Je suppose que l’amour de la musique nous vient de notre père. Il écoutait toujours de la bonne musique à la maison et c'est toujours le cas à ce jour. Je pense que sans sa passion initiale pour la musique et sans son dévouement à nos rêves de musiciens, je ne serais pas là à te parler aujourd'hui.

- Comment le groupe s’est formé ?

Nous étions au collège et nous apprenions le rock grâce à nos amis. Je suppose que nous étions des « floraisons tardives » en matière de rock. Nous avions passé nos vies jusque-là en écoutant du blues. Quand nous avons entendu Audioslave, Pearl Jam et Queens Of The Stone Age notre esprit s’est ouvert! Nous jouions dans des groupes scolaires à l'époque et nous avons rencontré Dre (le batteur) à travers l'un des big bands de jazz. Nous avons commencé à jouer ensemble et avons commencé à écrire nos propres chansons. Tracer est né!

- Aujourd'hui, le Web semble être un lieu incontournable pour diffuser la musique. Es-tu d'accord?

Ouais, c'est génial! Il y a tellement de musique sur internet et de nos jours tout le monde peut y accéder. Sans le net, nous n'aurions pas été en mesure de faire notre première tournée et nous n’aurions pas pu diffuser notre musique sans les médias sociaux. C'est quelque chose qui ne va pas disparaître et si tu ne suis pas ça de près tu te laisses distancer. Je pense que c'est aux groupes de faire preuve d'innovation avec le net et d’apprendre à l'utiliser pour diffuser leur musique. J’adore ça parce que je peux entendre la nouvelle chanson de Queens Of The Stone Age et aussi écouter des groupes de rock argentins inconnus qui ont enregistré leur premier album. Pour être honnête, le net est la seule façon pour moi  d’écouter de nouvelles musiques que j’aime. Les radios sont nulles en Australie alors je vais sur Spotify pour écouter de nouvelles choses. J'ai découvert un bon nombre de groupes de cette façon qui m'ont suffisamment impressionné pour acheter leurs albums, donc j'espère que c'est ce qui arrive aux jeunes qui écoutent nos chansons sur le net.

- Quels sont tes groupes préférés?

La liste est longue ! J'ai commencé à écouter Stevie Ray Vaughan, Albert King,Jimi Hendrix et beaucoup de bluesmen au fur et à mesure que je grandissais. Cela m’a finalement conduit quand j’avais 11 ans à Led Zeppelin, Deep Purple et d'autres groupes qui prenaient le blues et le transformaient ! Quand j'étais au collège, j’ai découvert Rage Against The Machine, Red Hot Chili Peppers, Soundgarden, Queens Of The Stone Age, Nirvana, Foo Fighters et Kyuss et j'ai immédiatement accroché sur ce que j'appelle la musique rock. Je pense que le dénominateur commun à tous ces groupes est qu'ils ne jouent pas leur musique grâce à des ordinateurs ou des trucs de ce genre. C'est la vieille école, l’école du cœur, pleine d’émotion et il en sort une putain de musique géniale!

- Peut-on dire qu'il existe un « son australien"?

Je ne sais pas si nous avons un son typiquement "Australien". Il n'y a pas de didgeridoos (instrument australien à vent) dans nos chansons haha! La plupart de nos influences sont américaines mais je peux voir des parallèles avec nous et des groupes comme Nirvana et Kyuss. Notre ville natale (Adelaide, Australie du Sud) est une petite ville et on s’y amuse comme on peut. Evidemment, quand vous avez une guitare, créer de la musique est une bonne façon de passer le temps ! Je pense que l'immensité des paysages vides de l'Australie fait que des groupes comme Kyuss sonnent comme nous. Nous faisons le lien entre désert et « stoner rock » et nous avons inconsciemment tendance à ajouter ça à notre musique à cause des plaines désertiques autour de nous. Je pense que dans n'importe quel pays, l’ennui fait que les musiciens créent de la musique grunge. Ce doit être un exutoire !

- Il semble que vous voulez frapper le marché européen.

Oui, l'Europe et le Royaume-Uni ont été super pour nous. Je ne sais pas si c'est parce que, venant d’Australie nous paraissons un peu "exotique" à leurs yeux ou parce que les Européens aiment plus le rock que les Australiens. Nous recevons beaucoup de soutien de la radio et de la presse en Europe et bien sûr, ça aide bien que notre label soit basé en Hollande. Les fans en Europe sont également très sympa. Je me souviens de notre première tournée à travers l'Europe, nous avons été vraiment surpris par la quantité de gens qui ont vu l’affiche de nos concerts ou qui nous ont découverts sur internet et qui ont  décidé de nous donner une chance en venant en concert pour voir si nous étions bons ou pas.Cela arrive très rarement en Australie et ce fut une révélation pour nous en Europe. Nous pouvions voir notre base de fans s’étendre de plus en plus au furet à mesure de nos concerts. Je pense que nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin!

- En Australie, vous êtes loin du rock'n'roll business (USA, Europe). Est-il difficile pour vous ou est-ce qu’internet atténue cette difficulté?

Le web rend certainement la chose plus facile, mais c’est encore difficile à cause des fuseaux horaires et sans être présents physiquement. Nous fonctionnons du mieux que nous pouvons et nous bossons avec des gens formidables qui nous aident en Europe et aux Etats-Unis, et qui s’occupent bien de nos affaires. Les voyages de vingt-cinq heures vers l’Europe nous fatiguent beaucoup! Mais maintenant c’est une routine qui consiste à boire et à nous reposer dans l’avion !

- Pourquoi avez-vous appelé votre premier album "LA?"

A ce stade de notre carrière, nous recherchions la prochaine chose à faire. Nous voulions soit partir à Melbourne, qui est une plus grande ville pour propager notre musique que Adelaide, ou nous partions en tournée en Amérique ou en Europe. Nous n’étions pas sur de vouloir partir à Los Angeles. C'est la ville des rêves mais aussi la ville des rêves brisés et nous avions entendu des gens dire que cela pouvait être une ville magique ou tragique. C'est pourquoi nous nous sommes posé cette question : comment LA va nous recevoir ?

TRACER L.A. ?

- Tu me présentes s’il te plait votre nouvel album «El Pistolero»?

El Pistolero est le meilleur album de Tracer. Nous ne nous sommes rien interdit et avons fait quelque chose d'audacieux et de différent. J'ai été inspiré par le film « Desperado » de Robert Rodriguez et j'ai écrit quelques riffs à la sauce Tex-Mex alors j'ai pensé que nous devions descendre au sud de la frontière et ressentir le feeling de Desperado dans cet album. Le résultat est un voyage cinématographique sympa où l’on suit un flingueur vengeur à l’aide de quelques-uns des riffs les plus difficiles que nous ayons fait. Il y a aussi quelques chansons où nous avons essayé de vraiment repousser les limites de notre style. Je pense que cet album permet à Tracer de trouver sa propre voie.

- Parfois, Tracer sonne comme Grand Funk Railroad comme sur "Sleep by the Fire". Est-ce intentionnel?

Ce n'est certainement pas intentionnel car je ne crois pas que j'aie jamais entendue Grand Funk Railroad haha! Si c'est l'ambiance que tu ressens alors c’est cool! « Sleep by the Fire » était une chanson inspirée par Texas Flood de Stevie Ray Vaughan et est juste une excuse pour moi pour faire un super solo de guitare!

- Comment est-ce de travailler avec le légendaire Kevin Shirley?

Kevin était génial! Nous avons à peine parlé avec lui avant l’enregistrement parce qu'il travaille toute l'année sur plein de projets différents. On ne savait pas à quoi s'attendre et c'était la première fois qu’on bossait avec un producteur, nous étions un peu inquiets avant notre rencontre avec lui.Heureusement, Kevin s'est avéré être un gars vraiment facile et marrant. Il avait le même sens de l'humour que nous et le processus d'enregistrement s'est très bien passé. C’était surprenant pour nous de voir avec quelle rapidité il bossait.Il avait l’habitude de nous demander de jouer une chanson en « live »et il nous suggérait des changements sur les arrangements ou le tempo puis on enregistrait immédiatement (quatre prises suffisaient la plupart du temps), après on enregistrait la voix. Nous enregistrions 3 à 4 chansons par jour à ce rythme. La plupart de l'enregistrement a été fait en 6 jours. Nous avions l'habitude d’écouter chaque prise après, mais Kevin a ce grand don de savoir quand une prise est meilleure qu’une autre. Je crois que c'est ce qui a maintenu le niveau d'excitation dans le studio. Il y avait certainement une meilleure ambiance sur cet album que sur « Spaces in between ».

- On sent un changement entre « Spaces in Between » et "El Pistolero". "El Pistolero" est plus guitares années 80. Etait-ce votre choix ou est-ce grâce à la production de Kevin Shirley?

Nous n’avons rien à voir avec les années 80 ! Mais les grosses guitares ont toujours fait partie de notre son. En fait, tout est grand dans ce que nous faisons! Nous aimons que la basse gronde et remplisse tout l’espace puis avoir un son de guitare doux et orageux et qu’au milieu on retrouve la batterie au son énorme et que les cymbales crachent le feu. Exactement comme si on jouait live!Je pense que Kevin et son ingénieur Jared Kvitka ont vraiment trouvé le vrai son. Les guitares sur l'album sonnent exactement comme en studio. La batterie de Dre sonne elle aussi exactement comme en studio. Kevin a saisi un son naturel et brut. Il n'y a pas trop d'effets non plus. C'est presque nu et simple, mais il a su magnifier le résultat. Plus c’est simple plus c’est fort !

- Quand allons-nous vous voir en France?

Je pense que nous ne ferons qu’un seul concert et ce sera à Paris, mais nous serons impatients de revenir ici avant la fin de l’année. Lorsque nous avons joué en France dans le passé, nous avons eu un excellent accueil et nous avons joué avec quelques grands groupes comme Gojira et Headcharger. Nous sommes vraiment pressés d'y revenir. De plus, les français s’occupent vraiment bien des groupes en leur proposant de la super nourriture (et après la nourriture anglaise c'est le paradis!)

- Quel est votre avenir?

Beaucoup de tournées sont prévues pour nous dans les deux prochaines années.Beaucoup de tournées à travers l'Europe notamment en Allemagne, Hollande et en France. Une chose que nous attendons avec impatience est notre première tournée dans toute l'Australie. Nous n'avons jamais travaillé dans notre pays d'origine, donc je suis pressé de montrer aux australiens ce dont nous sommes capables.

- Le dernier mot est pour toi.
Merci! Rock On!


A bientôt les gars !

 

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Commentaires   

#1 Kriss 10-05-2013 13:54
Pour info, TRACER sera en concert au "Bataclan" de PARIS le Lundi 17 Juin 2013 !

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