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Je vais vous épargner les formules convenues comme « The Beast Is Back » pour vous parler de ce nouvel album de La Vierge de Fer.

Enregistré aux studios Guillaume Tell de Paris, The Book Of Souls est présenté sous la forme d’un double cd qui comprend 11 titres. Toujours sous la houlette de Kevin SHIRLEY, le combo revient avec un opus ambitieux et épique.

Quelques mots tout d’abord sur l’édition limitée en format livre qui est somptueuse. La pochette est une des plus marquantes dans toute la saga d’EDDIE. Un vrai cadeau pour les fans.

If Eternity Should Fail composé par Bruce DICKINSON (son 1er titre écrit seul depuis Bring Your Daughter... To The Slaughter en 1990) donne le tempo. Après une intro de claviers et une voix bourrée d’effets, tout ce qui a fait le succès et la marque de fabrique du groupe est réuni ici. Des harmonies de guitares au refrain mélodique en passant par les cavalcades effrénées, rien n’est laissé au hasard à travers les 8 minutes de ce morceau. Speed Of Light s’inscrit dans la lignée des titres efficaces et concis comme Aces High ou 2 Minutes To Midnight. The Great Unknown continue sur sa lancée avant de céder la place au 1er bijou de cet album. Ecrit par Steve HARRIS, The Red And The Black est une pièce à tiroirs multiples qui s’étire sur 13 minutes. Le trio de guitaristes s’en donne à cœur joie tandis que Bruce entonne des Ohohoh fédérateurs. Le jeu de batterie de Nicko McBrain bien servi par la production fait des merveilles sur le brûlot When The River Runs Deep. Le 1er cd se termine par la chanson qui donne son nom à l’album dans une ambiance pesante aux fragrances orientales.

Death Of Glory qui débute le second disque est peut-être le titre un peu en dessous de ce double album conséquent mais cela n’engage que moi. Tandis que Shadows Of The Valley reprend le flambeau du Heavy épique se rapprochant d’un 22th Acacia Avenue. Tears Of A Clown écrite en hommage à l’acteur Robin WILLIAMS est une chanson toute en sobriété où la mélodie et l’ambiance renforcent le sens des paroles. The Man Of Sorrows n’est pas en reste mais il est vite éclipsé par le joyau de ce second cd. Composé par le chanteur qui pour l’occasion se met au piano, Empire Of The Clouds est la chanson la plus longue de l’histoire du groupe. La trame de la mélodie qui s’étire pendant 18 minutes, est brillante et hypnotisante à la fois Les changements de rythme et d’ambiance s’emboitent comme des rouages très bien huilés et font de ce titre à mon sens un des plus grands moments de bravoure du groupe. Il a dignement sa place au côté de To Tame A Land, Rime Of The Ancient Mariner ou encore Seventh Son Of The Seventh Son.

Pour conclure, ce disque évite les pièges du double album et aucun titre ne fait office de remplissage. De plus, emmené par un grand DICKINSON, le groupe montre une nouvelle fois que l’écriture reste le nerf de la guerre. Ici les compositions sont toutes soignées et prenantes (sauf peut-être Death Of Glory). Elles sont magnifiées par une interprétation hors pair. Il y a longtemps que les guitaristes n’avaient été à pareille fête tandis que la rythmique est toujours aussi infaillible. Pour moi The Book Of Souls est sans aucun doute leur meilleur disque depuis Seventh Son Of The Seventh Son.




 

Tracklist : Line Up :  

Disc 1

01. If Eternity Should Fail (Dickinson) 8:28
02. Speed Of Light (Smith/ Dickinson) 5:01
03. The Great Unknown (Smith/ Harris) 6:37
04. The Red And The Black (Harris) 13:33
05. When The River Runs Deep (Smith/ Harris) 5:52
06. The Book Of Souls (Gers/ Harris) 10:27

Disc 2

07. Death Or Glory (Smith/ Dickinson) 5:13
08. Shadows Of The Valley (Gers/ Harris) 7:32
09. Tears Of A Clown (Smith/ Harris) 4:59
10. The Man Of Sorrows (Murray/ Harris) 6:28
11. Empire Of The Clouds (Dickinson) 18:01

Bruce Dickinson (chant)
Dave Murray (guitare)
Adrian Smith (guitare)
Janick Gers (guitare)
Steve Harris (basse)
Nicko McBrain (batterie)

am

 


Discographie :

Iron Maiden (1980)
Killers (1981)
The Number Of The Beast (1982)
Piece Of Mind (1983)
Powerslave (1984)
Live After Death (1985)
Somewhere In Time (1986)
Seventh Son Of A Seventh Son (1988)
No Prayer For The Dying (1990)
Fear Of The Dark (1992)
A Real Live/Dead One (1993)
Live At Donington (1993)
The X Factor (1995)
Best Of The Beast (1996)
Virtual XI (1998)
Brave New World (2000)
Dance Of Death (2003)
Death On The Road (2005)
A Matter Of Life And Death (2006)
The Final Frontier (2010)
The Book Of Souls (2015))


Liens multimédia - videos SITE OFFICIEL MYSPACE

 Le single Speed Of Light est en écoute ICI

 

Comments:

Commentaires   

0 #1 MetalDen 07-09-2015 13:32

IRON MAIDEN - The Book Of Souls

Chroniquer un album d'Iron Maiden aussi dense que The Book Of Souls après seulement 3 écoutes peut se révéler presque suicidaire. Mais bon, je m'y soumets volontiers.
Déçu par le précédent opus The Final Frontier que j'avais ouvertement vilipendé, le faisant passer pour un exercice complètement raté à mon sens, ce n'était pas sans appréhension que je décidai de poser le vinyle sur la platine. Avant cela, la pochette n'était sans me rappeler celle du premier opus montrant un Eddie solitaire et agressif à souhait qui erre dans les rues londoniennes. Là aussi, notre Eddie est seul, grimé en guerrier cannibale d'Amazonie et fait vraiment peur à tel point qu'elle a été tout récemment censurée par la RATP. De toute façon, il aura tout subi, notre Eddie national. Trépané dans Piece Of Mind pour être massacré par le groupe à la fin d'un concert à Dortmund, prisonnier dans sa pyramide dans Powerslave puis ressuccité pour Live After Death pour devenir policier du futur dans Somewhere In Time et carrément démembré dans The X-Factor, il est toujours bel et bien présent et le restera jusqu'à la fin.

Le triple album (version LP) s'ouvre sur If Eternity Should Fail : une intro inquiétante presque glaçante cloue d'effroi son auditeur tandis que Bruce Dickinson entre en scène a capella accompagné d'un rythme fort soutenu qui débouche sur un refrain qui ne restera pas dans les annales maideniennes. Cependant, la section rythmique envoie son lot d'énergie annonçant la charge à tout va. Un petit côté Ghost Of The Navigator pourrait avoir influencé ce morceau aux ambiances très ésotériques avec cette narration finale sortie presque d'outre tombe.
Le titre suivant intitulé Speed Of Light, supposé être donc le single de ce nouvel album, percute bien même si, cela ne demeurera peut-être pas un single-phare dans la carrière du groupe, se veut quand même, être largement supérieur à un El Dorado. Comment pourrait-il en être autrement ? Le groupe propose ceci dit de superbes envolées guitaristiques comme au bon vieux temps, oserais-je dire même si par moments, le Bruce éprouve quelques petites difficultés. Mais bon, il faut voir aussi ce qu'il a vécu l'année dernière.
The Great Unknown pour lequel j'ai déjà lu quelques impressions négatives, me ravit au plus haut point. Son intro à la basse, inquiétante et sombre à souhait, pourrait nous replonger dans certaines ambiances issues de A Matter Of Life And Death, un album que j'ai pourtant très moyennement apprécié. De belles harmonies de guitares viennent étoffer l'entame de ce morceau sur lequel vient se poser délicatement et délicieusement la voix de Dickinson accompagné d'un tempo très enlevé une nouvelle fois. McBrain est mis à l'honneur grâce sa prestation de toute beauté. Le morceau s'achève sur un passage calme et serein.......à l'image actuelle du groupe.
The Red And The Black, premier morceau très long de l'opus, n'est pas une cover de Blue Öyster Cult mais un titre composé seul par Steve Harris. Débutant immanquablement par une subtile intro à la basse de la part du Boss, le morceau nous emmène dans un espèce de voyage initiatique de par ses envolées guitaristiques encore une fois. On observe une gradation dramatique du titre, entrecoupé d'un passage à la basse, rappelant le trop célèbre Rime Of The Ancient Mariner, extrait de Powerslave puis d'un refrain qui comporte des "Oh oh oh" accrocheurs qui auront lieu de faire leur effet en live. Pendant ce temps, les trois artilleurs que sont Gers, Smith et Murray décochent leurs salves avec une redoutable efficacité. Après 13'33, nous n'avons aucunement eu l'impression de nous ennuyer.

Après une telle fresque, le groupe revient sur ce qui a fait sa popularité à savoir un titre spontané et rapide intitulé When The River Runs Deep. C'est une véritable avalanche de riffs qui vous enveloppe voire même vous asphyxie et qui, en presque 6 minutes, résume parfaitement le son Maiden. Putain, ça fait du bien.
Nous passons ensuite au morceau-titre The Book Of Souls introduit par une phase acoustique, chose que nos Anglais ont pris l'habitude d'exécuter depuis quelques albums. Ca nous rappelle The Talisman de The Final "beurk" Frontier mais aussi très brièvement Losfer Words et là, c'est bougrement beaucoup plus intéressant. Le tempo y est dans un premier temps presque pachydermique sur lequel vient se greffer le beau brin de voix de Dickinson. J'ai cru également ré-entendre un zeste de Rime Of The Ancient Mariner. Ce qui est drôle, c'est que l'écoute de cet album, à ce moment précis, me rappelle l'instant précis où j'ai découvert Powerslave, me plaisant à décortiquer les moindres atmosphères de ce nouvel opus.
Death Or Glory est un morceau qui démarre pourtant bien et ce, grâce à cette ligne mélodique qui accroche bien l'oreille mais dès le refrain, le groupe s'égare, enfin je ne sais pas, s'aventure dans une direction étrange tant et si bien que ce qui accrochait bien son auditeur fait quelque peu chou blanc, créant ainsi une rupture malvenue entre ce couplet qui semblait respecter une certaine gradation dramatique et ce refrain au final assez fade le faisant passer pour quelque chose d'anecdotique.
Après un clin d'oeil évident à Wasted Years, Shadows Of The Valley composé par la paire Gers/Harris, le titre évolue vers quelque chose de magnifique et ce, grâce à une ligne directrice fort bien construite l'habillant de guitares atmosphériques et de percussions séduisantes, portées par la voix enjôleuse de Dickinson. Ceci dit, le tout dernier solo de Gers me paraît un peu saturé.
Tears Of A Clown avec un rythme rappelant très brièvement un Heaven And Hell du Sab (prêtez-y attention...) propose quelque chose de plus syncopé mais foncièrement attrayant à mon humble avis avec un Dickinson qui chante sur une tonalité assez monocorde. Tout ceci s'achève sur un solo de haute volée. "Jouissif" qu'ils disent dans Rock Hard. Eh bien oui, Monsieur Lageat, vous avez tout à fait raison.
Débutant sur une douce ambiance à la Still Life, The Man Of Sorrows est porté par un chant très mélodieux de Bruce, faisant de ce titre quelque chose d'accrocheur et bien structuré. Bref, moi j'aime bien.
Considérée comme une pièce maîtresse, Empire Of The Clouds du haut de ses 18 longues minutes offre de nombreuses facettes du talent de ce groupe ô combien incontournable aujourd'hui. Démarrant sur une tonalité douce presque classique et ce, grâce la présence, ma foi, fort bien bienvenue d'un violoncelle, le groupe relate avec émotion le terrible crash du zeppelin R101 qui se produisit le 5 octobre 1930 à Allonne dans l'Oise. Dickinson opte pour un chant virant sur le ton de la complainte, épaulé par la batterie puissante de McBrain qui ressemble davantage à des coups de boutoir bien plus qu'à autre chose comme si le percussionniste désirait se focaliser sur le choc même de ce crash surtout au moment de l'accélération finale. Entre-temps, il y a cette phase préparatoire où le vocaliste narre les prémisces de la catastrophe construite autour de rythmes complexes et syncopés très "jethro tulliens "parfois (on sait le sieur Harris fan de ce groupe mythique). Les six-cordistes nous offrent alors de belles envolées (normal, "on est dans le dirigeable") qui concluent cet album de fort belle façon alternant également avec les passages de violoncelle mentionnés plus haut.

Alors que dire de cet album si ce n'est qu'il est l’œuvre ambitieuse d'un groupe arrivé à maturation car malgré ses défauts dus sans doute à la longueur de ses compositions, The Book Of Souls ne m'est apparu à aucun moment ennuyeux comme avait pu l'être pour moi The Final Frontier. J'ai même envie de le re-déguster ce soir pour m'en ré-imprégner comme cela avait été le cas en 1984 pour Powerslave que j'avais trouvé extrêmement riche. Une envie irrépressible de le re-découvrir afin d'en déceler d'autres facettes et d'autres surprises. Si le groupe doit terminer sur cet album, celui constituerait à mon sens, l'excellent épilogue d'une carrière exemplaire. Mais bon, il y en aura d'autres car le combo a encore des choses à dire.

 

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