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JACK WHITE Boarding house reach

Véritable caméléon US poly instrumentiste, auteur-compositeur-interprète, producteur à ses heures et véritable néo-businessman, Jack White que d'aucuns appellent Mister Jack nous propose une nouvelle virée dans son imaginaire musical de jeune quadra.

Alors que nous vivons dans un monde où le virtuel se permet moultes incartades dans nos vies au gré des réseaux (pas si) sociaux (que çà) et autres connexions urbaines abrutissantes, l'américain nous injecte une bonne dose concrète d'endorphines naturelles à chacune de ses sorties d'album
 Après 2 LPs  célébrant magistralement la musique US du XXe siècle en n'hésitant pas à mélanger les genres soft et heavy   avec cette facilité déconcertante que peuvent avoir les vrais génies, voici donc le White nouveau sur son propre label (of course) Third Man records. Et comme on pouvait s'y attendre, cette nouvelle cuvée surprend (encore) son monde en proposant une pop fascinante enrobée de relents jazzy et funky qui bien qu'évocateurs
d'un passé enterré et lointain, n'en sont pas moins porteurs d'une fraîcheur revivifiante car le bougre sait les transcender pour leur rendre leur beauté d'antan en y incorporant tout un tas de sons modernes qu'ils soient électro ou autres.
 Porté par l'entraînant single "Corporation" et son monstrueux beat tribal remarquablement enrobé par une orchestration faisant la part belle à un orgue sautillant, "Boarding house reach" réserve bien des surprises. Si "Connected by love" ouvre le LP de façon assez mollassonne, quoique recelant quand même un refrain à la rugosité non feinte, ce n'est que sur le deuxième titre "Why walk a dog?" que l'univers fantasmagorique du White se 
révèle dans une noirceur et un spleen hypnotisant principalement à cause de synthés lumineux (notez bien ce contraste qui enrobe toute l'œuvre
 Rythmes orientaux ouvrant "Abulia & Akrasia" pour un chant plutôt parlé semblant raconter la repentance d'un homme dont on ignore tout au final. Etrange.
 "Hypermisophoniac" quant à lui est un titre  expérimental  sur lequel des sons synthétiques semblent dialoguer avec un piano (instrument fondamental  dans toute l'oeuvre de JW) avant que la gratte de Jack White ne vienne s'immiscer brutalement dans la composition. Et revoilà un tempo bien frappé et jazzy  pour "Ice station zebra", avant un morceau très Rock qui aurait pu appartenir au répertoire des White Stripes "Over and over and over". Nouvel intermède  expérimental  avec "Everything you've ever learned" dont on a peine à le classer tant sa structure est déconcertante. Punk? Hip hop? A vous de vous  faire une idée...
 Puis le beat tribal initial revient pour un "Respect commander" sautillant lui aussi enrobé de tout un tas de petits gimmicks sonores. Vient ensuite la ballade "Ezmeralda steals the show" avant le plus hip-hop des titres que constitue "Get in the mind shaft" sur lequel le vocoder donne une dimension un  peu robotique toujours dans un esprit de pop expérimentale. L'album se referme sur la complainte langoureuse "What's done is done", et enfin

 "Humoresque" sensuelle ballade également toute en retenue pour un final au piano.
 "Boarding house reach" est un magnifique album pop expérimental aux rythmes kaléidoscopiques confirmant que Jack White est un artiste hors du commun. Tel un nouveau Midas le bougre transforme en  or (blanc) tout ce qu'il touche depuis ses débuts avec Meg au sein des White Stripes, en passant par ses nombreux projets parallèles que constituèrent en leur temps les "Raconteurs" ou encore les Dead Weather (avec Mosshart de The Kills et Fertita de QOTSA).
 Le bonhomme est exceptionnel.


 


Tracklist :
1.         "Connected by Love"    4:37
2.         "Why Walk a Dog?"      2:29
3.         "Corporation"    5:39
4.         "Abulia and Akrasia"     1:28
5.         "Hypermisophoniac"     3:34
6.         "Ice Station Zebra"        3:59
7.         "Over and Over and Over"         3:36
8.         "Everything You've Ever Learned"         2:13
9.         "Respect Commander" 4:33
10.       "Ezmerelda Steals the Show"    1:42
11.       "Get in the Mind Shaft"             4:13
12.       "What's Done Is Done"             2:54
13.       "Humoresque"

Line-up :
 Jack White – vocals (except track 4), electric guitar (tracks 2, 3, 5–7, 9, 11, 12), acoustic drums (tracks 3, 6, 8, 9), synthesizer (tracks 1, 3, 5, 8), acoustic guitar (tracks 1, 10, 12), electronic drums (track 6), piano (track 6), tambourine (track 7), organ (track 10)

Session musicians
    Bobby Allende – percussion (tracks 1–3, 7–9), acoustic drums (track 8)
    Carla Azar – acoustic drums (tracks 5, 6, 11, 12), electronic drums (tracks 6, 9, 11, 12)
    Anthony “Brew” Brewster – synthesizer (tracks 5, 6, 9, 11, 12), Hammond organ (track 12)
    Justin Carpenter – trombone (track 4)
    Louis Cato – acoustic drums (tracks 1, 7, 13), electronic drums (tracks 2, 3, 9), acoustic guitar (track 13), bass (track 13)
    Dominic Davis – upright bass (track 4)
    Neal Evans – synthesizer (tracks 1–3, 7–9), Hammond organ (track 1), piano (track 13)
    Joshua Gillis – acoustic guitar (track 4)
    DJ Harrison – synthesizer (tracks 1, 2, 7, 8), keyboards (track 3)
    Daru Jones – drums (tracks 4, 7)
    Fats Kaplin – fiddle (track 4)
    Charlotte Kemp Muhl – electric bass (tracks 1–4, 7–9), six-string bass (track 2)
    Neil Konouchi – tuba (track 4)
    Ann McCrary – backing vocals (tracks 1, 3, 11)
    Quincy McCrary – piano (tracks 5, 6, 11), synthesizer (tracks 9, 11)
    Regina McCrary – backing vocals (track 1, 3, 11)
    Gianluca Braccio Montone – piano samples (track 3)
    Ian Montone – piano samples (track 3)
    NeonPhoenix – electric bass (tracks 5, 6, 9, 11, 12)
    Justin Porée – percussion (tracks 5, 6, 9, 11, 12), udu (track 6)
    Esther Rose – backing vocals (tracks 11, 12)
    Kevin Smith – trumpet (track 4)
    C. W. Stoneking – spoken word (track 4)
    Brooke Waggoner – piano (track 4)

Sortie : 23 mars 2018
Label : Third Man Columbia XL
Producteur :Jack White

Discographie :

Blunderbuss sorti en 2012,
Lazaretto paru en 2014.

 

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