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s2smodern

N.B. Pour commencer, je m’excuse auprès du groupe d’avoir mis autant de temps à sortir cette chronique. La vie…
 
Maintenant entrons dans le vif du sujet :
Mets le potar à donf sur  la droite… Et tu me diras si t’entends les cigales, ô con !
Comme ils disent par ici. Mon chez moi pour encore quelque temps ???
 
Pour chroniquer un album de cette volée et le vendre sans tomber dans la poésie kronenbourienne, il faut savoir s’éviscérer le foie avec la capsule et rendre cela poétique en parlant du flot de la cascade où coulent les portées et tombent les notes.
Oui, un peu comme dire d’une flatulence d’un fond de shorty sale : « Entends-tu derrière la brume opaque comme un bruit de vent dans les voiles ?»
Prétendre qu’Audiard est Ronsard et tata Germaine, Verlaine. Voire que moi je serais chroniqueur, je me gausse, je pouffe, quelle blague !!!
A contrario  RockMeeting est bel et bien « Ze » Webzine où on couvre la plus grande palette du Rock, oserais-je dire de Motorhead à Sheila ?
Metallica à Kyo, non je déconne… Mais je vais aller tout de même vérifier :-p
 
Style Trip, il est loin le temps du premier opus, mais les aléas de la vie font que mieux vaut tard que Dijon. Ou un truc comme ça.
De facto, la seconde galette de nos Sudistes vient fleurir la scène Métal Française, en réunissant trois protagonistes du 1st album, mais si seul deux rescapés du combo initial défendront les couleurs de ce « Flying with pain », c’est bien cinq musiciens aguerris qui font pleurer les Marshall et autres caissons sonores.
Nos deux rescapés. Julien au clavier qui nous rend une copie digne de son talent. Si, si Môssieur est un grand, un virtuose des toutouches noires et blanches. Avec la voix de Style Trip, Damien bassiste et compositeur, une fois encore, des douze titres de ce second volet.
Deux volets : nous sommes dans le noir comme ils disent chez Lapeyre !
Après il restera à acheter soit les rideaux, voire penser à un troisième… « volet ».
Damien, un chanteur capable de nous sortir des notes vocales comme sait si bien le faire le grand Michel Sweet. Le seul leader vocal qui a su traverser son siècle sans perdre de sa superbe.
 
 
Style Trip nous sert son Hard, oscillant entre Speed et Power métal.
De grosses influences, ou à défaut des parallèles avec ce qui se faisait chez nos voisins Teutons… Terrestres. Oui bien sûr… Pas ‘Teuton marin’ : « Il est Teuton petit navire »… c’est une autre histoire.
 
C’est à cet instant que l’on vient me chercher, que l’on me remet ma blouse et qu’on m’attache les manches dans le dos k#ijdci@cekn n##oiec@e … Merci de me détacher j’ai une Kro’ à terminer.
 
Il est l’heure de la planche à pain, des tomates cerise, chèvre, apéros … Saucissonnons !
Ø  Anger - intro’ : une boite à musique vient poser quelques notes, un rappel vers le passé, l’enfance. Moi j’y entends une approche Freddy Krugger, de l’épisode III. Mais aussi, un court rappel vers le précédent opus. L’atmosphère revient. Enfin, déboule les riffs heavy, appuyés par notre duo poumon – cœur. Tandis que Julien vient y mettre aussi sa patte.
Quand la voix de Damien vient se poser sur l’opus, on entend bien là qu’il va falloir accepter le Speed heavy, et ce n’est pas sur le jeu de futs de Laurent, qu’il faudra caler ses pulsations. Crise cardiaque garantie ! L’efficacité de nos six cordistes, portés par son ensemble, permet de donner  la terrible envie de réitérer l’écoute. Savourons également la sortie de titre de notre comparse Julien.
Ø  At the Gates of Death’s Land - on glisse, on surfe sur le déroulé du précédent titre. La force du titre est bien appuyée  par son refrain ;
Le rythme s’accélère, Damien impose sa voix comme organe. Mais sait osciller sur plusieurs registres, comme sur le pont du morceau, où sa voix posée et tout en puissance se fait accompagnatrice du piano. Avant qu’un chorus vienne ouvrir ce rideau. Nos Sudistes sont bien dans le mélodique. Nos guitaristes nous démontrent tout au long des douze titres qu’ils ne sont pas de simples passagers embarqués.
Ø  Flying With Pain - c’est sur un battement d’ailes que s’ouvre le titre Eponym.  Une chute ! Comme le montre si bien l’Artwork, l’ange est blessé. On entend même le râle agressif d’une précédente Gargoyle, une échappée et flashback sur le premier album. L’ambiance retourne bel et bien d’ailleurs[MM1] , là, sur cet univers. Bravo pour le son des grattes, il est parfait pour servir les riffs, chorus, et solos en tout genre. Toujours en inspiration speed. Les notes vocales s’étirent comme une corde de slip qui ne pète jamais. Comme à chaque titre appuyé par les backings vocaux. Prenant soin d’utiliser, tierce, quinte, flush, paire, brelan et quinte flush. Joli coup de poker !
Ø  Juste après 20 h 59 ? Oui ! Bien : Never ! C’est le clip que l’on peut retrouver sur le « ToiTuyau » fournisseur de clips et autres vidéos en tout genre. Même recette dans l’univers des Gamma Ray, Halloween, parfois VandenPlass, et même de… Stamina avant la minute. Mais ça ils l’ignorent ;-) Nos Bretons ayant en commun qu’un riff. Le métronome reste bloqué sur la double grosse caisse. Non pas celle du shorty du début… Pff faut suivre ! Les guitares reviennent s’exprimer, mais cet opus joue plus sur la corde des riffs que de la démonstration type shredd. Pourtant le niveau y est.
Ø  Frightened - je dois avouer que c’est l’intro batterie que je préfère. Elle envoie le pâté direct. Projeté à la catapulte, collé sur le mur comme j’aime ! Nous sommes beaucoup plus ici dans des influences Halloween, type Seventh Key Part II. Idéal pour vérifier qui a le plus vieilli, entre toi ou ta chaine de l’autre siècle. Si pépère tu me lis, ou celle de papa si tu grattes entre deux zones Biactol.
Petite cerise sur le mégot, un duo de six cordes.
Ø  The Lightning View - le type même de riff tronçonneuse ? survolé par les nappes cristallines de Julien, le quidam pèse fort par son omniprésence. Ils sont loin les soucis de santé vocaux de Damien, notre comparse est revenu. Le plus de leur univers speed, c’est de savoir poser de manière éparse des descentes de voix sur diverses couches de claviers. Enfin, si la basse claque tout au long de l’album, la batterie jouée par les douze bras de Laurent, exige un bel engagement de nos gratteux Guillaume et Fred, et là-dessus… Ils font le boulot.
Ø  Poltergeist - pour preuve cette entrée en matière, qui leur donne la part belle. Le métronome redescend un peu. On est plus dans un univers de lourdeur, un terrain, paysage idéal à Style Trip. Donnant puissance à la voix et mélodie aux grattes comme sur son chorus. Batteur chez Style Trip, c’est comme enchainer deux cours de cardio’s, dans une étuve, après avoir été brûlé au 2nd, voire 3e degré.
Ø  Losing Control - une intro d’ambiance, un riff étouffé et un chorus pour offrir la mélodie du refrain. Alors comme dirait Georges : « What’s Else ? ».  Voilà un titre qui ressemble fortement à ce qui pourrait être le Hit Speed Heavy de ce rond troué de douze cm, pour douze titres. C’est hyper efficace et on va vite à l’essentiel. De plus les solos sont de superbes pièces d’orfèvres. J’en ai pris les frissons. J’aime ce type d’attaque, très Jon Levin, George Lynch.
Ø  Call of Creatures - à ce stade les plus réticents au speed, pourraient saturer de la double grosse caisse. Mais l’ensemble du morceau posé et la volonté de mettre de la mélodie poursuit son œuvre et happe les esprits les plus hards. Mais en ce qui me concerne ce morceau pourtant est celui qui me parle le moins. C’est à ce stade que j’aurais fait redescendre la mayo’. Quitte à coller la ballade de l’opus maintenant.
Ø  Soiled Hands - une certitude un concert de Style Trip, ce n’est ni un bal des débutantes, ni une soirée sur M6.  On serait métaphoriquement plus dans un lâché de majorettes nympho’ chez des bonobos lécheurs de bois bandé et épices en tous genres.
Pour le passage M6… Ou à la limite sur son pont voix – clavier au 2/3 du morceau.  Mais les solos dérangeraient, car on reste dans l’hyper pulsé.
Ø   QUOI !!! Growing Flower - sur un tempo folk ballade, nos furieux viennent sans dénaturer la cohérence de l’ensemble, adoucir la râpe côté gros copeaux. Deux solos, dans deux univers et une voix en puissance. Rien de tel qu’un gros câlin et un slow quand on a encore des agglos dans les doigts, trois grammes dans chaque œil et mangé du singe bonobo.
Ø  In The Name of Life - tout a une fin et l’ambiance posée l’indique bien. Même quand le morceau envoie sa puissance, elle nous parait feutrée. Un titre qui dénote comme le Losing Control, la ballade de « la tige fleurie, qui pousse » et Poltergeist. Pour le reste c’est la grande ligne de Style Trip. Du Style Trip pur jus.
 

In fine, un album à ranger dans la collection gros son : Puissance. Pour non réticent du clavier, car sa présence est un fait, même si c’est un vrai plus, en ce qui me concerne.
J’ai retrouvé ce groupe comme je l’avais quitté, dans la continuité, une évolution de style et (je sais c’est très con…) ça me prend toujours aux Tripes.
Il ne reste plus qu’à les programmer à Caen.
S’il avait chanté la Rillette on les envoyait ensuite au Mans.
 
Bon, je dois vous laisser c’est l’heure de la piqûre et je dois retourner dans ma cage.


 

Tracklist : Line Up :  
1 – Anger
2 – At the Gates of Death’s Land
3 – Flying with Pain
4 – Never
5 – Frightened
6 – The Lightning View
7 – Poltergeist
8 – Losing Control
9 – Call of Creatures
10 – Soiled Hands
11 – Growing Flower
12 – In The Name of Life
Damien Perrot (chant + basse)
Frédéric Desmaries (guitare album)

Nicolas Kruplewicz. (guitare actuel) Guillaume Stamm (2ème guitare)
Julien Sabdes (clavier)
Laurent Degremont (batteur sur l'album)
Jeremy Vannereau
(batteur actuel)

am


Label : ST PROD
Sortie : AOUT 2014
Production : AUTO PRODUCTION.
Mixé par NICOLAS DUVILLARD
Masterisé par JENS BOGREN (SYMPHONY X, KREATOR, OPETH, MYRATH, JAMES LABRIE...)

 

Discographie :

 

 Promised Land (2002)
Gargoyles In Nightmare (2007)
Flying with pain (2014) 


Liens multimédia - videos SITE OFFICIEL MYSPACE

 

 

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