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HELLFEST 2016 Day 2 - Twisted Sister, Within Temtation, Bad Religion, Disturbed, Joe Satriani, Foreigner, Sixx:AM, Glenn Hughes, Loudness, ...     Hellfest JOURNEE 3

Nightmare (par Metalden)

Passage un peu matinal pour les Grenoblois, et donc effort particulier pour ma part pour voir le combo sur la mainstage 2 à 11h40. Je ne voulais en aucun cas louper ce nouveau line-up avec Maggy Luyten, chanteuse belge que j’apprécie beaucoup notamment pour son superbe travail sur l’album de Beautiful Sin. Je ne reviens pas sur le départ de Jo Amore et son frère David, Jo qui s’est expliqué dans une interview exclusive pour RockMeeting ici. Dans l’après-midi, dans une nouvelle interview, bientôt en ligne, avec Maggy, Franck Milleliri, et Yves Campion, ce dernier s’est employé à dédramatiser la situation et souhaiter le meilleur à ses anciens co-équipiers.

 

Mais venons-en au concert, la set-list est courte, cinq titres seulement, mais il apparaît très rapidement que Maggy fait le taf, pour ceux qui ne la connaissent pas, elle n’est pas dans le registre lyrique ni même pop, mais bien dans un registre heavy metal avec une voix puissante, par moments rocailleuse. Du coup la continuité par rapport à Jo est assurée, les fans de la première heure ne devraient pas être déroutés, au contraire, et la réaction enthousiaste du public, sur une superbe version du classique du groupe, Eternal Winter, ne trompe pas. Mais le clou du spectacle, si j’ose dire, c’est le morceau final, Serpentine, un tout nouveau titre en exclusivité, issu du nouvel opus en cours d’enregistrement et qui nous est promis pour le mois de novembre. Cerise sur le gâteau, ce titre est chanté par Maggy en duo avec Kelly Sundown (BEYOND TWILIGHT, DARKOLOGY, ADAGIO), un duo qui fonctionne parfaitement (voir la vidéo ci-contre), avec une composition à la fois puissante et mélodique, de très bon augure pour la suite !

Setlist

1 Intro
2 The Burden Of God
3 The Gospel Of Judas
4 Red Marble & Gold (Nouveau titre !)
5 Eternal Winter
6 Serpentine (Nouveau titre ! duo avec Kelly Sundown)



 
 
 

Dragonforce  (par Metalden)

Les champions londoniens du speed power metal entament leur show à 14h20 sur  la Mainstage 2. J’avais eu l’occasion de les voir fin 2014 en première partie d’Epica, pour la tournée promotion du dernier opus, sorti en 2014, Maximum Overload. Première constatation, pour ce dernier opus, il n’y aura pas de surcharge maximum, bien au contraire puisque aucun titre de l’album n’est dans la set-list ! Pas de promo donc, priorité aux grands classiques, pour marquer à coup sûr le public, autant aller à l’essentiel, d’autant que les morceaux épiques sont plutôt longs, les 40mn ne permettent de passer que 5 titres. Au menu les classiques combats de dragons, chantés par Marc Hudson, et  animés par les deux shredders de la six cordes Herman Li et Sam Totman.  De Holding On à  Through the Fire and Flames, pas de répit, la rythmique ne faiblit pas, animée depuis maintenant 10 ans  par le bassiste français Frédéric Leclercq, qui est aussi l’un des principaux compositeurs du groupe, et qui en profite pour communiquer dans la langue de Molière avec le public. Une prestation efficace et sans surprise, saluée par le public.

Setlist
Holding On
My Spirit Will Go On
Heroes of Our Time
Cry Thunder
Through the Fire and Flames

 

 

 

Tarja  (par Metalden)

Après nous avoir fait  la surprise de venir chanter un titre, la veille, avec Within Temptation,  un duo avec Sharon qui a fait le buzz (la vidéo de RockMeeting a dépassé les 100 000 vues en quelques jours, voir le report du jour 2). Tarja Turunen entre en scène à 16h sur la Main Stage 2. Son temps avec Nightwish est maintenant éloigné, onze ans qu’elle a entamé sa carrière solo avec déjà quelques franches réussites et pas mal de tournées. Ce qui ne l’empêche pas de garder quelques rancœurs,  palpable sur scène, quand elle dit au public « je faisais partie d’un groupe, à une certaine époque, vous le savez peut-être…ils m’ont virée…comme ça, je n’ai pas compris, je leur ai dit qu’ils étaient fous, mais après toutes ces années, je suis ici, merci, je vous aime ».  Après l’excellent Colours in the Dark  en 2013, son nouvel opus, The Shadow Self, sortira le 5 Aout, et c’est avec un titre de ce nouvel opus que Tarja ouvre le show, No Bitter End, pas de fin amère, un titre résolument métal, gros riffs à l’appui, et avec un break au violoncelle, tenu par l’ex Apocalyptica Max Lilja, présent sur les 3 derniers opus,  l’appellation metal symphonique prends ici tout son sens. Et à voir la forêt de bras levés, ce nouveau titre fonctionne parfaitement. Après quelques classiques, un 2eme titre du nouvel album, Supremacy, nous est offert. Il s’agit d’une superbe reprise de Muse avec un final époustouflant de Tarja, générateur de chair de poule ! Autre point fort du set, qui sans surprise fait un tabac dans le public, c’est le medley Nightwish qui nous ramène à la grande époque du groupe, avec un enchainement de Tutankhamen / Ever Dream / The Riddler et Slaying the Dreamer. Le set se termine sur une superbe version de Until My Last Breath, merci au Hellfest pour ce spécial The Voice 2016, Glenn Hughes le samedi, Tarja le dimanche, pour moi deux des plus belles voix de cette édition, chacun dans son genre bien entendu !


No Bitter End
Never Enough
Shameless
Ciarán's Well
Calling from the Wild
Supremacy (Muse cover)
Victim of Ritual
Tutankhamen / Ever Dream / The Riddler / Slaying the Dreamer (Nightwish cover)
Die Alive
Until My Last Breath


 

Gojira
Le planning de fin d’après midi étant très chargée, je profite du début de journée pour prendre des forces et me réserve pour l’enchainement des 8 groupes des 2 Mainstages de 16h45 à 02h00 ! Superbe programme pour finir ces 3 jours intenses. Le fait que les 2 Mainstages soient l’une à coté de l’autre permet de ne rater aucun morceau (ni le 1ier, ni le dernier) de tous les groupes, il y a juste à tourner la tête. Début donc des hostilités avec les Landais de Gojira et leur Death Metal progressif. Le son est bon et la foule est ultra compacte, assurément une des plus grosses affluences du week end. Tout le monde désire voir leur set et c’est un très bon choix vu la forme dans laquelle est le groupe. Ils attaquent par 2 morceaux efficaces issus de leurs 2 derniers albums (accompagné de pyro pour l’occasion !) avant de nous faire écouter 2 nouveaux morceaux issus de « Magma », qui vient juste de sortir (un 3ième extrait de ce nouvel album sera aussi joué plus tard). Le public est bien présent et soutient à fond les Français. Avant « Backbone », il aura l’occasion de chanter Joyeux Anniversaire à Mario (« qui a entre 25 et 35 ans » dixit son frère) avant de reprendre les pogos endiablés. « Vacuity » clôturera le 4ième passage du groupe au Hellfest et comme sur les précédentes éditions, le groupe a fait forte impression.

Setlist
Toxic Garbage Island
L'Enfant Sauvage
The Heaviest Matter of the Universe
Silvera
Stranded
Flying Whales
Wisdom Comes
Backbone
Only Pain
Vacuity


 
Blind Guardian
Changement de registre cette fois avec les Allemands de Blind Guardian et leur heavy progressif. Le groupe n’est pas venu au Hellfest depuis presque 10 ans (dernier passage en 2007), il doit donc trouver le site bien changé. Je dois dire que ça me fait bien plaisir de les revoir même si je crains qu’un passage en journée soit compliqué pour eux. En effet, n’étant assurément pas un groupe très mobile sur scène, ils sont plus efficaces de nuit ou le décor et les lights les aident à pallier ce défaut. La tournée de cette année est la continuation de leur dernière tournée pour le dernier album « Beyond the Red Mirror » et ils arrivent donc sur le progressif « The Ninth Wave », pas forcément le titre le plus efficace en festival,  mais les 2 titres suivants sont par contre rudement efficaces « The Script for My Requiem », « Time Stands Still (at the Iron Hill) », n’ayant pas été joués régulièrement ces derniers temps, ils font partie des grands classiques du gardien aveugle. Le son de la journée est encore une fois très bon et on discerne bien les 2 guitares d’André Olbrich  et Marcus Siepen. Le groupe nous rappelle avec le titre de speed metal « Valhalla » qu’il est la depuis plus de 30 ans avant de faire chanter tous les fans présents sur le « Bard’s Song ». Petite douceur avant le superbe final sur « Mirror Mirror », 2ième titre joué de  « Nightfall in Middle-Earth », pour moi leur meilleur album. 50 minutes, 8 titres, et oui c’est déjà fini, le groupe aimant les morceaux longs, si on en veut plus il faudra se rattraper en salle ou sur d’autres festivals ! En tout cas, beau succès pour les allemands qui nous ont offerts un choix de morceaux excellents.

Setlist
The Ninth Wave
The Script for My Requiem
Time Stands Still (at the Iron Hill)
Tanelorn (Into the Void)
Prophecies
Valhalla
The Bard's Song - In the Forest
Mirror Mirror

 

 


Slayer
Fini de rigoler, Slayer du thrash. La 1ière moitié de « Thunderstruck » d’AC/DC résonne dans les amplis avant d’enchainer sur l’intro de « Repentless », l’un des 2 titres issus du dernier carnage en date du groupe, la pochette étant d’ailleurs reprise sur un superbe backdrop gigantesque en noir et blanc en 2 volets. En 1 heure, à part ces 2 morceaux récents, le reste n’est composé que de classiques, impossible de résister aux « War Ensemble », « Mandatory Suicide » ou autres « South of Heaven ». Le groupe est en grande forme, avec un Gary Holt déchainé comme à son habitude. A chaque fois je me dis qu’il ajoute énormément à Slayer et du coup quand je vois Exodus en live, je me rends compte à quel point il manque... Mais bon il ne peut pas être partout ! Question très importante pour Slayer : ou en sont leurs barbes ? Gary Holt a opté pour des jolis favoris pour cette tournée et Araya une jolie barbe mais pas trop longue. Trêve de plaisanteries, revenons à la musique, les titres de « South of heaven » et « Reign in Blood » se taillent le gros du morceau avec 3 titres chacun et on notera le retour dans la setlist des rares « Fight Till Death » (de « Show No Mercy ») et « Born of Fire » (de Seasons In The Abyss ») non interprétés sur la tournée 2015 et qui ne sont pas joués à tous les concerts : beaux cadeaux pour les fans. Gary Holt profitera du concert pour nous montrer sa gamme de guitares signatures ESP/LTD « Blood » en changeant de guitares presque à chaque titre. Même si Araya annonce que c’est de plus en plus dur de tourner et que le groupe ne pourra pas continuer éternellement, ce n’est vraiment pas le moment d’arrêter, tant le rouleau compresseur Slayer est efficace en live. Quand résonne l’intro de « Raining Blood » on sait qu’on arrive à la fin du concert et le backdrop hommage à Hanneman annonce le final sur un « Angel of Death » qui clôture un set encore une fois parfait.

Setlist
Repentless
Disciple
Postmortem
Hate Worldwide
War Ensemble
You Against You
Mandatory Suicide
Fight Till Death
South of Heaven
Born of Fire
Dead Skin Mask
Raining Blood
Angel of Death



 
Amon Amarth
Le temps de se poser 5 minutes et on enchaine sur Amon Amarth et leur Death mélodique Viking. La scène est magnifique, le groupe se déplaçant cette année avec sa ménagerie : 2 dragons, 1 de chaque coté de la batterie, qui crachent de la fumée, effet garantie ! Des runes écrites sur des stèles accompagnent ces dragons pour remplir tout l’espace. De nombreuses explosions et des flammes vont également ponctuer les moments forts du concert des nordiques. Bon, du coup, on se dit que ça aurait été mieux si les dragons avaient crachés des flammes plutôt que de la fumée mais le choix a surement été fait afin de ne pas faire des brochettes avec les 2 guitaristes, en effet ils peuvent encore servir sur d’autres dates, choix judicieux. Au niveau du choix des morceaux, le groupe attaque très fort en balançant directement « The Pursuit of Vikings », morceau souvent joué en rappel précédemment, enchainé avec « As Loke Falls » qui n’a quasiment plus quitté les setlists depuis la sortie en 2013 de « Deceiver of the Gods ».  Après cette belle entrée en matière, nous aurons droit au 1ier titre issu du dernier album « First Kills », qui passe bien. Le second titre récent joué sera « Raise Your Horns », titre assez facile spécialement composé pour jouer en live et qui permet de faire lever les bras à tout le monde. La setlist est bien équilibrée entre anciens morceaux et plus récents, un ou deux titres par album sera interprété sur la période 2004-2016. Le groupe « oubliant » ses 4 premiers albums et n’interprétant plus aucuns morceaux de leurs débuts même quand ils sont en headliner. Les 2 dragons sont aménagés afin que les membres du groupe puissent leur monter sur la tête et chanter ou jouer entre leurs cornes, pour un rendu du plus bel effet avec un peu de fumée par-dessus. Tous les gimmicks habituels du groupe liés à l’imagerie viking seront bien présents, le marteau (plus léger que celui de Thor) qui fait exploser la scène sur « Twilight of the Thunder God » lorsque Johan Hegg frappe le sol avec ou les cornes pour boire un coup en trinquant à la santé du public : Skol ! Toujours aussi efficace en live, ils sont devenus une valeur sûre de la scène metal actuelle.

Setlist
The Pursuit of Vikings
As Loke Falls
First Kill
Cry of the Black Birds
Death in Fire
Deceiver of the Gods
Runes to My Memory
War of the Gods
Raise Your Horns
Guardians of Asgaard
Twilight of the Thunder God



 

 
 
 

Megadeth
Retour au thrash sur la mainstage 1 avec le retour en France de Megadeth avec son nouveau line up. C’est leur 3ieme passage au Hellfest et ils bénéficient d’1h15 de jeu. En pleine tournée de l’excellent dernier album « Dystopia », nous aurons droit ce soir à une version light de la setlist habituelle. La scène est magnifique avec ses écrans incrustés dans de gros bout de ferraille futuristes, on se croirait un peu dans un vaisseau spatial ou une usine désaffectée futuriste. Le groupe arrive sur « Hangar 18 », 1ier des 3 titres de leur chef d’œuvre « Rust In Peace », le son est plutôt bon et Mustaine semble dans un bon jour vocalement parlant. Bref, tout s’annonce sous les meilleurs hospices pour un superbe concert de Megadeth, ayant trouvé le dernier en 2013 assez décevant pour ma part. Le groupe balance en 2ième « The Threat is Real » issu du dernier et ça passe nickel. D’ailleurs les 4 autres titres du dernier (“Post American World”, “Poisonous Shadows”, “Dystopia” et “Fatal Illusion”) passent tous l’épreuve du live, comme quoi l’album est vraiment très bon et plusieurs crans en dessus de l’avant dernier « Super Collider » qui avait un peu divisé les critiques. Cette fois on est de retour au son plus thrash de Megadeth et les solos de Kiko Loureiro ajoutent cette touche magique qui n’avait plus été sur album au niveau des solos depuis le départ de Marty Friedman. Il ajoute énormément au son du groupe. Pas que Chris Broderick ne soit pas bon, mais niveau feeling, on sent que c’est beaucoup plus fluide et original. Le choix de Kiko Loureiro qui en avait surpris plus d’un s’avère au final être un très bon recrutement. A la batterie, ce soir – et pour cette tournée, on retrouve le belge Dirk Verbeuren (Soilwork et beaucoup d’autres) qui fourni un travail phénoménal de précision. Va-t-il être officialisé à ce poste à la fin de la tournée ? Il semble évident que Chris Adler est trop occupé avec Lamb of God. Dans tous les cas, le line up de cette date est excellent ! Mustaine, comme Gary Holt, nous fera un défilé de la gamme des guitares signatures qu’il propose à la vente chez Dean en changeant d’instrument presque à chaque titre. Le reste du set est principalement constitué de morceaux des 90’s, à part « Peace Sells » bien sur qui ne sort jamais du set. Tornado of Souls (et son solo magique) est dédié à Nick Menza, récemment décédé. « A Tout le Monde » et « Symphony of Destruction » font chanter le public et on se dirige doucement vers la fin du set avec le dyptique « Peace Sells/Holy Wars ». Sur les sets complets, Megadeth joue « Wake up dead », « In My Darkest Hour » et « Poison Was The Cure », très bons choix, mais on serait en droit d’attendre après tant d’années de carrière, plus de prise de risqué dans le choix des morceaux : pourquoi ne pas balancer des morceaux plus rares comme « Mary Jane », « High Speed Dirt » ou des « Rattlehead » qui feraient grandement plaisir. Dans tous les cas, Megadeth, version 2016, est, pour un groupe ayant changé 50% de son line up, au top !

Setlist
Hangar 18
The Threat Is Real
Tornado of Souls            
She-Wolf
Post American World
Sweating Bullets
Poisonous Shadows
Trust
Dystopia
A Tout Le Monde
Fatal Illusion
Symphony of Destruction
Peace Sells
Holy Wars... The Punishment Due



 
 
Ghost
Nouveau changement d’ambiance, car avec la nuit qui tombe, les fantômes sont de sortie. Il est temps pour Papa Emeritus (3ième du nom) et ses ghouls d’investir la mainstage 2. Que de chemin parcouru depuis leur premier passage au Hellfest ! En 2011, concert en après midi sous une tente blindée, en 2013, concert en headlining non-prévu (Danzig avait du changer de créneau horaire suite à un conflit d’horaires d’avions et avait demandé à ce que ce soit Ghost qui récupère son créneau) jusqu’à aujourd’hui ou nous aurons droit à un show « spécial » avec des surprises. Le groupe n’arrêtant pas de tourner non-stop, c’est un miracle qu’ils aient pu organiser une date un peu spéciale au milieu de cette course effrénée contre la montre (celle-ci placée dans un ostensoir bien sur). Nous aurons droit ce soir à quelques petits plus par rapport à la tournée « Black To The Future » actuellement en cours (déjà plus de 120 shows sur 2 ans). A noter que c’est la 14ième date de la tournée en France, le groupe aime la France et le public le lui rend bien. Niveau setlist, rien de bien original, le groupe proposant une version raccourcie de la tournée en headlining avec ce soir 11 morceaux. Ils en profitent par contre pour pousser à l’extrême ce qu’ils font en salle. 2 Nonnes qui distribuent du sang et des hosties sur « Body and Blood » en salle ?  Ok, on en met 20. Des chœurs enregistrés sur « Monstrance Clock » ? Ok, on fait venir la chorale des enfants de Clisson. Un pupitre autour de la batterie pour monter un peu en hauteur en salle ? Ok, on rajoute un étage derrière pour se balader encore plus. Quelques fumigènes en salle ? Ok, explosions et feux d’artifices. Papa Emeritus parle beaucoup en sale ? Ok, il parle autant. Bref, à défaut de nouveau show, on aura effectivement a un show amélioré et du coup un aperçu de ce vers quoi le groupe tend dans le futur : de plus en plus de partie théâtrales, le concept de Ghost est original mais ils ont bien compris qu’il va falloir présenter toujours plus au fur et à mesure que le groupe grandira. Les premiers rangs repartiront comblés de cadeaux : du vin, des hosties, mais aussi des préservatifs Ghost et des billets Papa Emeritus. Musicalement, l’interprétation est parfaite, et bien loin de la prestation en demi-teinte du Download de la semaine dernière ou Papa Emeritus était malade. Petit reproche que j’évoquais plus haut, Papa Emeritus parle beaucoup, surtout pour présenter « Monstrance Clock » ou ils pourraient jouer un morceau en plus à la place de son speech. Personnellement j’aurai bien aimé au moins un titre de l’excellent 1ier album mais il aurait fallu retirer un autre morceau du set et le choix est dur. Ce soir, Ghost prouveront qu’il va falloir compter sur eux dans le futur et qu’ils sont parmi les futurs headliners si ils continuent leur parcours qui est jusqu’à maintenant sans fautes. Ce n’est pas l’immense foule présente devant la Mainstage 2 ce soir qui me contredira.

Setlist
Spirit
From the Pinnacle to the Pit
Body and Blood
Devil Church
Cirice
Year Zero
Spöksonat
He Is
Absolution
Mummy Dus
t
Monstrance Clock

 

 
 
 

 
Black Sabbath
Place maintenant à la légende anglaise pour ce qui doit être avec Rammstein, le moment le plus serré des 3 jours. La foule est ultra compacte et personne ne veut rater le dernier passage du groupe au Hellfest (en France ?). La première chose que l’on remarque c’est l’écran géant qui rempli tout l’arrière de la scène, je pense que c’est le plus grand écran que le Hellfest ai jamais eu. Après c’est normal, il va permettre à ce que personne ne rate la messe noire. Deuxième chose, c’est que le son est bon et qu’Ozzy semble en forme. C’est une bonne nouvelle car la qualité des prestations de Black Sabbath dépendent en gros de lui, le reste du groupe étant réglé comme du papier millimétré. Tony Iommi est impérial, Geezer Butler magnifique (quelle intro sur N.I.B. !) et Tommy Clufetos prouve encore une fois qu’il est phénoménal. Bref, line up de rêve pour la légende et conditions idéales pour leur souhaiter une bonne retraite. A part le retour dans le set de « After Forever », c’est globalement la tournée d’il y a 3 ans moins les titres du dernier album, c’est vrai qu’ils auraient pu se creuser un peu plus les méninges pour proposer un peu plus de matériel rare mais bon, ne chipotons pas, car ce soir, le concert est très bon. « Hand of Doom » est joué sur toute la tournée, nous n’y aurons pas droit, dommage et étrange. A part « Dirty Women » issue de « Technical Ecstasy », peut être d’ailleurs le titre le plus faible de la soirée, le reste du set est pioché dans les 4 premiers albums, soit entre 1970 et 1972. C’est impressionnant comment  45 ans plus tard, ces morceaux sonnent toujours autant d’actualité. Mentions spéciales aux fabuleux « Black Sabbath » et « War Pigs » qui resteront ce qui se fait de mieux dans le genre. Ce soir, Ozzy restera relativement sérieux et n’aura à sa disposition aucun canon à eau ou seau d’eau. Nous aurons juste droit à des « coucou » ou « I can’t fucking hear you ». D’un autre coté, il fait plus le fou en solo qu’avec Black Sabbath ou on n’est pas la pour rigoler. Au lancement de « Children of the Grave », Ozzy nous promet qu’ils reviendront après faire un titre si le public devient « crazy ». Ouf, nous avons été assez fous pour Ozzy et aurons droit à « Paranoid ». Black Sabbath, après ces 90 minutes magistrales ont prouvé encore une fois qu’ils ont vraiment été les précurseurs du Heavy et ce soir ils tirent une révérence sur Clisson de fort belle manière.

Setlist
Black Sabbath
Fairies Wear Boots
After Forever
Into the Void
Snowblind
War Pigs
Behind the Wall of Sleep
N.I.B.
Rat Salad
Iron Man
Dirty Women
Children of the Grave
Paranoid




 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
King Diamond
Pour finir la longue après midi/soirée, rien de tel qu’un petit concert du King. A peine le temps de se remettre de la messe noire qu’on enchaine sur une autre messe, et celle-ci sera célébrée cette nuit en l’honneur de sœur Abigail. En effet, 4 ans après son dernier concert historique au même endroit, le groupe revient avec presque la même scène mais cette fois – heureusement – sans les grilles devant, nous présenter sa tournée « Abigail ». La scène est encore une fois magnifique avec ses escaliers, ses crucifix lumineux, ses gargouilles, son pentacle et son décor superbe. Assurément une des plus belles scènes de ces 3 jours. Le line up est le même qu’en 2012 excepté pour Hal Patino à la basse qui a été viré en 2014 et remplacé par Pontus Egberg (ex-The Poodles). Andy LaRocque et Mike Wead assurent toujours autant à la guitare. Une chanteuse est par contre présente sur le coté de la scène pour appuyer King Diamond sur les parties les plus aigues. Au final, elle ne chante pas tant que ça puisque la voix du King est juste parfaite. Le show de ce soir est séparé en 2 parties, la première moitié composée de classiques du groupe (un morceau pour chaque album “Them”, « Conspiracy », « Fatal Portrait », « The Eye ») et 2 reprises de Mercyful Fate. Soit dit en passant, si l’envie lui prend, je crois que ses anciens collègues de Mercyful fate n’attendent qu’un signe pour reformer le groupe même si leur nouveau projet Denner / Shermann est sympa. Quand Kind Diamond présente « Halloween » avec son micro monté sur des ossements, il dit que tous les soirs pour lui sont « Halloween ». Effectivement, comme à son habitude, les morceaux sont mis en scène et tantôt les musiciens, tantôt le King, tantôt une danseuse emprunteront les escaliers afin d’occuper tout l’espace à leur disposition. Nous aurons droit à de la fumée, des flammes, un (ou 2 ?) accouchements, la grand-mère en fauteuil roulant, un couffin qui fume, il a raison : c’est halloween. La seconde moitié du show est quand à elle consacrée à l’intégralité de l’album de 1987 « Abigail » joué dans l’ordre. La musique du King se prête bien à cet exercice, la plupart de ses albums étant des concepts albums. Mentions spéciales aux excellents “The Family Ghost” et “The 7th Day of July 1777” même s’il n’y a pas grand chose à jeter sur cet album. Tous les titres s’enchainent sans temps mort et nous voila déjà au dernier morceau « Black Horsemen » qui clôture un concert excellent et par la même occasion les 3 jours du festival.

Setlist
Welcome Home
Sleepless Nights
Halloween
Eye of the Witch
Melissa (Mercyful Fate)
Come to the Sabbath (Mercyful Fate)
Abigail
Funeral
Arrival
A Mansion in Darkness
The Family Ghost
The 7th Day of July 1777
Omens
The Possession
Abigail
Black Horsemen

Il est temps de rentrer se reposer après ces 3 jours intenses. Le Hellfest 2016 a encore une fois été une réussite battant encore des records (60000 personnes par jour) et profitant au final d’une météo assez clémente. Nous n’avons eu seulement que quelques averses par rapport aux tempêtes qui étaient annoncées sur les sites météorologiques. Le son a été globalement très bon, ce qui est toujours compliqué en plein air Le festival a encore une fois réussi à innover en proposant une nouvelle attraction (la tyrolienne) et en réaménageant la Warzone de manière exceptionnelle. Cette 11ième édition du Hellfest n’aura au final eu qu’un point négatif, l’attente interminable pour rentrer sur le site, principalement due à l’augmentation de l’affluence et aux fouilles plus poussées que les autres années. Ce sera le point à revoir pour 2017. 2017 ? Je pense que l’organisation doit déjà y penser, quelques rumeurs circulent concernant Iron Maiden ou une tournée d’adieux d’Aerosmith mais pour l’instant rien de confirmé. Personnellement, je pense que la reformation des Misfits doit avoir une place de choix sur la prochaine édition et je fais un souhait aussi sur un concert de Hell et pourquoi Mercyful Fate ! Sinon, ne changez rien et rendez vous l’année prochaine pour la 12ième édition.



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Commentaires

  • NO ONE IS INNOCENT - LES SHERIFF - LES DESTROPOUILLAVES - Zénith de Pau - 14/04/2018

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    Merci Franck pour ton humour ...

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