
"House of mirrors" est sorti fin mai 2026, mais je n'avais pas trouvé le temps de vous en dire tout le bien qu'il faut en penser. Faut dire que mes premières écoutes furent quelque peu perplexes, car j'avais encore en tête leurs précédents opus.
J'ai donc dû m'imprégner longuement des 10 pistes de ce LP avant de me lancer dans cette kro. Pourtant, ce groupe est celui que j'ai le plus écouté ces deux dernières années (si je m'en réfère aux stats de mon compte Deezer). Je vais donc essayer de me rattraper ici.
Le dernier album studio de ces musicos originaires de Nashville, "Nothing as the ideal" (chroniqué ici même) remonte quand même à ... 2020. Entre temps les fans eurent droit à un live très sympatoche, initialement en steaming pendant la période covid ("Live on the internet", 2021) puis distribué par New West Records. Un passage au Hellfest 2024 nous aura quand même permis de les entendre, set qui restera un de mes 10 meilleurs souvenirs live des quelques 12 éditions clissonnaises auxquelles j'ai pu assister jusqu'ici. Amen!
Pas de chambardement sur le line up qui reste quatuor: Charkles Michael Parks Jr (basse et chant), Ben McLeod (guitare), Christian Powers (drums) et Allan Van Cleave (claviers)
Voici un petit track-by-track:
"Red rocking chair": le groupe a décidé de mettre ce titre en première piste et c'est de prime abord très déroutant. Le tempo est très lent, la rythmique lorsqu'elle se fait plus grasse est limite à contre temps, le chant moins mélodique, scandé. Des cuivres apparaissent au fil des boucles de grattes. Pourtant après quelques écoutes, ça le fait!
"Culling line" en deuxième piste reste lent, évoquant un doom -psyhédélique entêtant.
"Aethernet" est un blues légèrement plus rapide, chaloupé, sentant la sueur et la bière, comme savent en produire les groupes US du sud, morceau lacéré de griffures de gratte jouissives.
"Hold up say what ?" accélère (enfin ?) le tempo pour un morceau lorgnant vers le heavy metal. Titre bénéficiant d'un break tout en douceur, agrémenté de quelques lignes de piano et de cuivres, avant que sur le final déjanté la guitare ne vienne tout dévaster.
"Go-getter" revient à un tempo plus langoureux, que les américains maîtrisent à la perfection (la dimension live de ce titre devrait être magnifique). Le chant est presque plaintif, les notes de guitare parcimonieuses, sans jamais tomber dans de la chienlit de slow comme on en trouve des tonnes dans les disques de rock FM/AOR.
"Starting line" reste dans la même veine; on s'imagine autour d'un feu de camp, dans les vastes contrées US, mais tout à coup de puissants jets de rythmique empêchent que vous ne sombriez dans un spleen trop profond
"Turn on the light" est un petit boogie rock, sur lequel des boucles de grattes vous enfoncent dans le crâne une mélodie simple et addictive.
"Angel on the wayside" débute comme une balade avec sa ligne de claviers, mais bien vite les cordes rapeuses viennent balancer/contrecarrer cette ambiance en vous obligeant malgré vous à dodeliner de la tête
"The welterweight" : là c'est une vraie balade, même si des accords martèlent la ligne mélodique principale et que de merveilleuses envolées de guitares sont omniprésentes.
"Saturn song" referme la galette dans un style caractéristique: blues rock pulsatile, ligne de basse tranquille, claviers légers en boucles et guitares tournoyantes. Un des titres les plus emblématiques d'ALL THEM WITCHES, refermant un bien bel album au final, à consommer sans modération.
Up the irons!![]()
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Tracklist :
1 Red Rocking Chair
2 Culling Line
3 Aethernet
4 Hold Up, Say What?
5 Go‑Getter
6 Starting Line
7 Turn On The Light
8 Angel on the Wayside
9 The Welterweight
10 Saturn Song
Line Up :
Ben McLeod – guitare
Charles Michael Parks, Jr. – basse / chant
Christian Powers – batterie
Allan Van Cleave – claviers
Label : BMG
Sortie : 29/05/2026
Discographie :
Our Mother Electricity (2012)
Lightning at the Door (2013, re-released 2015)
Dying Surfer Meets His Maker (2015)
Sleeping Through the War (2017)
ATW (2018)
Nothing as the Ideal (2020)
House of Mirrors (2026)
Vidéo playlist album en écoute :
En live ce 20 mars :
Communiqué de presse - Le nouvel album de ALL THEM WITCHES, House of mirrors, est sorti le 29 mai 2026 via BMG. Découvrez le et écoutez le intégralement dans la vidéo playlist ci-dessus.
Ci-dessous, également, le vidéo clip pour le titre Starting Line. Après le phénoménal Nothing as the Ideal chroniqué ici même, on s'impatientait !
House of Mirrors est le septième album studio du groupe.
Producteur : Eddie Spear, connu pour son travail avec Zach Bryan et Jesse Welles
Lieu d’enregistrement : Blackbird Studio, Nashville, où l’ensemble a enregistré l’intégralité des morceaux en moins d’une semaine.
Concept : l’album explore des thèmes profonds tels que le départ du foyer, les attentes sociales et la nécessité de tracer son propre chemin dans un monde étrange, tout en mettant en avant la chimie unique du groupe.
Style : un son organique et puissant, avec l’utilisation de matériel vintage pour obtenir une guitare puissante et constante sur chaque titre.
All Them Witches est un quatuor originaire de Nashville, formé par Ben McLeod, Charles Michael Parks, Jr., Allan Van Cleave et le batteur d’origine Robby Staebler.
En 2024, le départ de Robby Staebler a remis en question l’existence du groupe.
Christian Powers a rejoint le groupe comme remplaçant temporaire, puis est devenu membre permanent après une première soirée de tournée.
Le groupe a connu une renaissance créative, culminant avec la sortie de House of Mirrors, leur septième album studio.
Ils ont annoncé une tournée européenne en 2026, incluant une date à Paris.
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