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Wacken 03/08/2017 - Volbeat, Accept, Status Quo, Europe, Ross The Boss ...

Et voilà c’est reparti pour un nouveau Wacken, mon 7ème déjà mine de rien avec ce temps qui passe trop vite, dans cette fabuleuse contrée nord allemande où soleil et chaleur sont toujours au rendez-vous bien entendu. :lol:

Non il est bien vrai que malheureusement ces dernières années la météo nous a guère épargné, et c’est encore plus vrai pour cette nouvelle édition puisque nous avons même du gérer une petite tempête. :o
Mais une fois de plus la mauvaise météo ne nous empêchera pas de passer un excellent festival entre copains !

Bon comme chaque année on pense déjà au Wacken suivant durant le précédent en attendant l’annonce des premiers groupes en fin d’après-midi du dernier jour du festival. C’est donc tout naturellement qu’on attend avec impatience en cette fin de Wacken 2016 l’affiche des premiers noms qui seront : Powerwolf, Candlemass, Hamaton, Saltatio Mortis, Sonata Arctica, Lacuna Coil, Mayhem, Paradise Lost, Kreator, Avantasia et Amon Amarth. Ca reste faible pour une première annonce mais quelques valeurs sûres tout de même malgré le manque d’originalité pour le coup.
Je ne vais pas refaire toutes les annonces de groupes, mais seulement ce qui retiendra mon attention tout au long de l’année à savoir Grand Magus, Orange Goblin et Rage pour l’annonce de septembre pendant le Hambourg Metal Dayz. Lors du calendrier de l’avent : Tankard, Primal Fear, Annihilator, Skull Fist, Grave Digger, British Lion :bave:, Sacred Reich, et enfin pour terminer en beauté Flotsam and Jetsam, Alice Cooper et Megadeth. Une petite surprise pour le nouvel an avec l’annonce de Volbeat, et deux belles surprises en Avril avec les annonces de Ross the Boss et Accept. De plus Wacken ne serait pas Wacken sans des show spéciaux, c’est pourquoi Grave Digger prévoit un best-of trilogie médiéval, Volbeat fera son unique concert en Allemagne cette année là, Ross the Boss avec un set spécial Manowar, et enfin Accept annonce leur plus gros show jamais fait en 3 parties, avec pour commencer un concert classique, suivi de Wolf Hoffmann avec le Czech National Symphony Orchestra pour interpréter son album solo, et finir par un set best-of toujours avec l’orchestre. Bref il y a de quoi faire une fois de plus.
Outre les groupes, cette année ce sont aussi les nouveautés et aménagement du site qu’on attend beaucoup, surtout quand on apprend que le festival justifie les 20€ d’augmentation dans ces nouveaux travaux. Mais c’est surtout le drainage complet du parterre des MainStages annoncé qui va être jugé tant la pluie qui forme rapidement de la boue un peu partout peut réduire considérablement le confort des concerts. A noter que l’organisation a également investi dans un système de pipeline pour l’acheminement direct de la bière dans les différents bars.


MARDI

Une fois le running order épluché, le planning (qu’on ne suivra pas) préparé, organisé et booké le trajet, affaires chargés, c’est un départ matinal dès le mardi. On retrouve les copains francs-comtois sur l’autoroute, avant de poursuivre notre route tout droit vers le fin fond du nord de l’Allemagne. Dernière pause à Hambourg pour y passer la nuit, on y retrouve cette fois ci les dijonnais. Petite soirée tranquille au resto tous ensemble avant d’enchainer quelques bars avec Ameline, Guinguin et Fabrice.


MERCREDI

Réveil matinal à l’hôtel, pour nous francs-comtois puisque les dijonnais semble vouloir continuer pour la grasse mat’, histoire de ne pas trop tarder pour arriver au camping et surtout pouvoir garder le maximum de place pour le camp. C’est donc après 45 petites minutes de route qu’on arrive enfin à Wacken, petit passage au supermarché du coin afin de faire les courses afin de manquer de rien durant ces prochains jours. Ensuite direction le check-in pour récupérer nos accréditations, du jamais vu avec pas moins d’1h30 d’attente pour y arriver. Hey heureusement que la bière nous a aidé à passer le temps pour le coup.  Après toute cette attente on fini par rejoindre le camping pour monter notre petit camp avant d’être enfin rejoins par les dijonnais. Après-midi glandouille avec BBQ by Fabrice, et apéros divers et variés, avant de commencer la soirée à l’espace VIP en attendant les premiers groupes du jour et premier groupe loupé en squattant déjà les tables de l’espace VIP justement et ce premier groupe n’est autre que FLOTSAM AND JETSAM, ça commence bien. :/
Finalement avec l’arrivée des toulousains on fait un détour par le camping, et donc après quelques câlins on retourne sur le site et plus particulièrement sous la Bullhead City Circus, où les canadiens d’ANNIHILATOR ne devrait maintenant plus trop tarder, malheureusement on a un peu surestimé notre bracelet VIP qui nous permet habituellement de rentrer par les sorties et là vu la queue pour rentrer ça nous aurait bien servi. Bref ça traine mais on fini par entrer sous la tente alors que le groupe joue déjà depuis 20 bonnes minutes.

La tente est déjà bien remplie, si bien qu’on sera obligé de rester assez éloigné pour regarder la fin du concert. Dans ces conditions difficiles de rentrer dans le show, on profite pourtant de suite de "Set the World on Fire" et "W.T.Y.D. ". Mais très vite arrive le nouveau single "Twisted Lobotomy" extrait du prochain album du groupe qui paraitrait quelques mois plus tard, un titre annoncé par Jeff Waters comme un retour old school au thrash, mouai pas convaincu… :non: On profitera tout de même des excellents "Alison Hell" et "Phantasmagoria", avant que le groupe ne clôture son set avec "Human Insecticide". Bon on attendra finalement la tournée cet automne avec Testament et Death Angel pour se faire une meilleure idée du groupe actuel parce que là ce n’est pas avec ces 4 titres et d’aussi loin que je vais pouvoir juger objectivement ce concert. Mais bon c’était tout de même suffisant pour valider le fait que c’est gâcher les talents scéniques de Jeff Waters de le laisser au chant. Ce sera donc une petite entrée en matière pour ce Wacken 2017.

Pour la suite ce sera petite ballade nocturne avec Ameline, pendant le concert de BOOMTOWN RATS en attendant les américains de CROWBAR, J’en profite pour lui faire découvrir un peu le site, elle qui est ici pour la première fois. Ce sera donc visite du Wackinger Village avec tous ses stands vikings et animations pyrotechniques, un petit tour au Beer Garden pour admirer la nouvelle statue de Lemmy mais également entendre quelques chanteurs en herbe participer au karaoké, un peu kitch mais pour le coup il y avait quand même des bons chanteurs et surtout c’est un karaoké avec un vrai groupe donc c’est pas si pire. Nico et Laeti nous y retrouve d’ailleurs, et on repartira tous ensemble en direction de la Headbangers Stage.

Quand on arrive CROWBAR est déjà sur scène, et nous on rejoins direct le bar (désolé pour la rime pas voulue). En effet le chapiteau est bien rempli, on apprécie le groupe sans être fan donc on restera ici pour regarder le concert. Malheureusement on loupera "High Rate Extinction" et "All I Had (I Gave)" qui seront joués en premières. Au final on écoutera que d’une oreilles et je pourrais pas vous citer tous les titres joués, il semble y avoir des titres récents à la fin avant de terminer par le traditionnel "Like Broken Glass". ça fait plaisir de voir le groupe jouer dans un aussi gros festival sur une petite scène, mais de voir autant de monde présent et surtout avec une si bonne ambiance. :up:

Bon MAMBO KURT nous intéressant guère, voir même pas du tout, direction l’espace VIP pour retrouver les copains.  S’en suivra un bon moment tous ensemble autour d’une grande table à boire la Trooper pour certains ou du Jäger pour les autres, avec même quelques essais de jeux du même type que nos folles nuits de 2016. :lol: C’est aussi l’occasion de tester le nouveau stand de nourriture, en effet cette année l’énorme BBQ où on pouvait commander nos bonnes saucisses n’est plus présent, et à la place on aura un espèce de stand à sandwich style Subway. Bon alors c’est bien de pouvoir un peu choisir pour le coup, mais ça vaut pas les saucisses bordel. :grr: Après être bien rassasié il est temps de choper la navette et rentrer au camping, et enfin après un dernière bière de se mettre au lit et prendre des forces pour les jours à venir !

 

JEUDI

Bon l’avantage de Wacken c’est que les groupes ne commencent pas trop tôt, surtout le jeudi en fait, jour de la Night to Remember. En effet aujourd’hui le premier groupe intéressant à savoir ROSS THE BOSS est à 16h si on fait abstraction de SKYLINE à 15h. Du coup petite grasse mat’ avant de prendre un rapide petit déjeuné sous le soleil puis de rejoindre les copains debout avant nous déjà à l’apéro.  Un peu plus tard Fabrice se met au travaille et prépare le BBQ et nous cuit une belle quantité de viande, encore un putain de repas 5 étoiles au camping. :up:


Le repas à peine terminé, la pluie fait son apparition, et très rapidement le vent s’en mêle. Puis s’est carrément la tempête comme je n’ai jamais vécu à Wacken, une pluie intense et des rafales de vent très fort si bien qu’on est obligé de rester sous la pluie à tenir les tonnelles plutôt que partir s’abriter dans les tente, et même avec ça il y en a une qui a quand même reçue. La tempête fut courte mais violente, tout le monde est trempé jusqu’aux os, les tentes ou tonnelles voisines sont un peu dans tous les sens par contre. :o C’est un jour où il ne fallait pas partir trop tôt sur le site et rester protéger le camp dis donc, heureusement que c’est pas arrivé plus tard pour notre cas.
Après toutes ces émotions il faut s’activer quand même car les groupes vont bientôt commencer sur les MainStages, le temps de se changer et hop on part prendre la navette. A peine arrivé sur le site qu’une nouvelle averse pointe le bout de son nez, du coup on reste à l’espace VIP en attendant le concert de ROSS THE BOSS d’où l’on pourra tout de même entendre SKYLINE reprendre "Hush", "Here I Go Again" et même "The Trooper". Le groupe terminera avec Doro par "We Are the Metalheads" et "All We Are". J’aurais bien voulu voir Doro sur scène mais mon abris du moment était il me semble plus important. :D

La pluie ayant finie par s’arrêter on se dirige sur le site pour le prochain concert sur la nouvelle Harder Stage, de toutes façons même avec la pluie un concert de ROSS THE BOSS qui reprendra que du Manowar ça se loupe pas, sans compter que c’est la seule façon pour le moment d’entendre ces titres ici. On découvre d’ailleurs un site complètement trempé et plein de flaques, mais clairement moins boueux que les années précédentes. On va pouvoir rapidement se rendre compte de l’efficacité des nouveaux aménagements prévus à cet effet.
Le concert commence par "Blood of the Kings" qu’on écoutera en s’approchant de la scène. On ira s’installer juste devant la régie juste derrière une partie qui commence déjà à devenir boueuse, c’est des endroits stratégiques car tu te retrouves avec personne devant toi. :up: Et pour en revenir au concert le groupe poursuit avec "Death Tone", avant d’enchainer avec le plus rare "The Oath" et celle là c’est pas avec Manowar qu’on l’a entendu dernièrement. Sinon on restera dans des titres un peu plus classique, bon entre festival et 45min de temps de jeu ils ont pas trop le choix non plus, avec "Blood of My Enemies", "Kill With Power" et "Sign of the Hammer". Avant de terminer en force par le très chantant "Fighting the World" puis le surpuissant "Battle Hymn", et enfin de clôturer en beauté avec "Hail and Kill" bien repris par le public.
Un concert malheureusement bien trop court, mais agréablement bien surpris par un groupe très bien en place et surtout avec un bon line up, en effet l’ex Manowar est accompagné de Kenny Earl (ancien batteur de Manowar également) et Mike LePond de Symphony X, et pourtant on regardera surtout Ross the Boss ou bien Marc Lopes son nouveau chanteur, qui est un choix plutôt surprenant au départ mais qui tient très bien le rang. Voilà je n’avais encore jamais vu Ross The Boss sur scène, et pour une première je ne suis vraiment pas déçu. :up:
Le concert tout juste terminer qu’on assistera à une petite cérémonie sur scène puisque Ross the Boss va recevoir son prix dans le but de l’introduire dans les rangs du "Hall of Heavy Metal History". Alors oui en soit rien de bien intéressant tant la remise va durer 2min à tout casser. :D

Toujours accompagné par le Tophe et Fabrice, on se décale légèrement sur la gauche afin de se recentrer devant la Faster Stage pour le concert d’EUROPE qui va suivre.
Les suédois vont débuter leur concert par "War of Kings" et "Hole in My Pocket", 2 extraits du dernier album sorti il y a déjà 2 ans, et c’est pas ça qui nous accrochera beaucoup, si bien qu’au milieu du second titre on décidera de partir faire un tour au Metal Market. On ne sera pas resté longtemps et pourtant on aura quand même eu le droit aux légendaires mimiques de Joey Tempest avec son micro, mais aussi d’apprécier le très bon jeu de John Norum.

En chemin entre les 2 principales MainStages et la nouvelle Louder Stager (ex-Party Stage) on se rend bien compte que la boue a finalement commencée à envahir le site du festival, visiblement les nombreux travaux d’aménagement ne portent pas vraiment leurs fruits. :/ Ah et malheureusement on entendra "Rock the Night" en s’éloignant de la scène aussi. :,(
On fera tout le tour du Market bien inondé, une belle épaisseur de boue très liquide, jusqu’à la fin du concert puisqu’on entendra même "The Final Countdown" d’ici. Puis on prendra la direction de l’espace VIP retrouver les copains histoire de passer le temps pendant le concert de STATUS QUO, qui à l’air d’être très dansant d’après les coups d’œil jetés sur les écrans géants au passage, et surtout en attendant le gros show tant attendu de ACCEPT.

Finalement seul Guinguin nous suivra, après un passage par le merch, on s’approche de la Faster Stage avec pas loin de 45 minutes d’avances, merde c’est ACCEPT hein. :bave:
20h pétante le groupe débarque sur scène et attaque par le premier titre "Die by the Sword" du tout nouvel album qui sort exactement le jour même. Malheureusement le bon son ainsi que l’ambiance ne sont pas au rendez-vous pour ce premier titre. On attaque donc ce show par la partie « classique » (comprendre un concert comme un autre) où on retrouve la même scène avec laquelle le groupe jouait déjà en début d’année en première partie de Sabaton dont le décor reprend l’esprit de la pochette du nouvel album The Rise of Chaos. Les titres s’enchainent très rapidement avec "Restless and Wild" où le public se réveil un peu comme nous finalement car ça chante et ça tape des mains, puis nouveau titre encore avec "Koolaid" déjà chanté par le public puisqu’il s’agit du single sorti un peu plus tôt et ce nouveau titre passe très bien l’épreuve du live. Et enfin pour rester dans une dynamique récente le groupe poursuit avec "Pandemic" qui déchaine le pit et "Final Journey" qui jouira même d’un wall of death, et c’est donc sur cette dernière que la première partie se termine après seulement 30 petites minutes… :/ Alors là je vous cache pas ma déception, encore plus quand on sait ce qui va suivre. Le backdrop tombe et laisse apercevoir l’Orchestre Symphonique National Tchèque venu accompagné M. Wolf Hoffmann qui interprèteront quelques extraits de l’album solo du guitariste, à savoir des reprises des plus grands noms de la musique classique. Pour cette partie le décor sera beaucoup plus épuré avec simplement quelques bannières sur les côtés et un seul immense écran géant. C’est donc parti pour "Night on Bald Mountain" de Modest Mussorgsky, "Scherzo" de Fryderyk Chopin, "Romeo and Juliet" de Sergei Sergeyevich Prokofiev, "Pathétique"de Ludwig van Beethoven, "Double Cello Concerto in G Minor" de Antonio Vivaldi, et enfin "Symphony No. 40 in G Minor - K.550" de Wolfgang Amadeus Mozart. Alors une ou deux chansons c’était sympa, du moins c’était inhabituel et original, mais alors 6 c’est carrément chiant. Heureusement qu’il y a eu un peu show grâce à la pyro ou la fumée, car c’est pas les animations soporifiques digne des plus grand clips des années 80’ sur écrans géants qui nous maintenaient éveillé… :zzz: Le reste du groupe vient donc maintenant rejoindre Wolf sur scène pour la 3ème et dernière partie qui fera office de best-of au niveau de la setlist, mais toujours avec la présence de l’orchestre qui sera clairement plus apprécié cette fois ci avec les titres d’Accept. Et ça commence plutôt très fort avec directement à la reprise le classique "Princess of the Dawn", pendant ce titre on pourra même se moquer des gens qui tombent dans la boue en plein circle pit. Le groupe enchaine comme à son habitude sans temps morts, on retrouve "Stalingrad" avec un beau feu d’artifice sur le final, "Dark Side of My Heart" avant de revenir aux prémices du groupe avec le titre "Breaker". :bave: Les allemand vont calmer le jeu en interprétant leur pseudo ballade "Shadow Soldiers" présente sur Stalingrad, c’est aussi le moment choisi par le public pour se mettre assis par terre en faisant mine de ramer tous ensemble, on mais c'est pas Alestorm là. :scratch: Place ensuite à "Dying Breed" et au très rapide "Fast as a Shark", puis une version bien rallongée de "Metal Heart". Le groupe clôturera son set par 2 classiques tels que "Teutonic Terror" et surtout "Balls to the Wall". :bang:
C’est donc après un départ plutôt timide durant la première partie que Wolf nous endormira en solo (j’ai jamais compris pourquoi il avait pas essayé d’avoir un set pour lui tout seul d’ailleurs), mais ce qu’on retiendra surtout c’est cette troisième partie carrément excellente. La présence de l’orchestre était très appréciable cette fois ci et le groupe au top pour ce mini best-of. Dans l’ensemble le pense que le concert ne répond pas au « plus gros show jamais fait » du groupe, mais bon aura quand même eu 1h30 d’Accept au final et ça c’est la bonne nouvelle. :up:

C’est maintenant l’heure de VOLBEAT sur la Harder Stage juste à droite, les ayant déjà bien assez vu, et Ameline ne connaissant pas trop, on reste finalement au même endroit toujours face à la scène où jouait ACCEPT mais qui nous laisse toujours suffisamment bien apercevoir la scène. Maintenant qu’il y a moins de monde devant la Faster Stage on se rend bien compte qu’il y a quand même pas mal de boue sur ce site malgré tous ces travaux. :nul: Lemmy apparaît sur les écrans géants, et "Born to raise hell" de Motörhead sortira de la sono en guise d’intro. A l’image de leur prédécesseur, les danois entame leur concert par le titre d’ouverture du dernier album en date Seal the Deal & Let's Boogie sorti un peu plus d’un an plus tôt à savoir "The Devil's Bleeding Crown" avec un énorme drapeau allemand affiché sur l’écran géant en fond de scène. Le décor est exactement le même que sur la tournée de l’album l’automne passé, les images en direct sur les écrans géants seront donc en noir et blanc avec un liseré jaune sur tout le contour pour un style plutôt rétro. Et à l’instar d’Accept, le groupe bénéficie d’un très gros son dès le début du show. :up: Malgré une setlist très varié, ils interprèteront beaucoup de titres du dernier album, 7 au total. En tout cas ils font show très agréable avec des animations diverses et variés sur les écrans géants comme les flammes durant "Lola Montez", ou bien de la vraie grosse pyrotechnie sur "Seal the Deal" ou encore des feux d’artifices pour le début et la fin de "Hallelujah Goat".  Michael Poulsen dédiera le chanson "Goodbye Forever" à Chris Cornell, avant de faire venir Barney de Napalm Death pousser la chansonnette pour "Evelyn" comme sur album. :up: Après une rapide absence le groupe revient terminer le concert avec "Fallen" et l’habituel "Still Counting".
Malgré notre position plus en retrait nous avons clairement apprécié ce très bon show des danois de VOLBEAT, y’a pas à dire même si musicalement ils sont loin d’un heavy classique comme j’aime, leur originalité et classe font vraiment passé un très bon moment. Le tout couronné par une bonne production et un bon son. Bref 1h40 très efficace pour clôturer cette première journée de concerts. :)
Ensuite, et j’ai envie aussi de dire : pour changer, retour au VIP pour terminer la soirée au bar avec les copains. :cheers: Après quelques bières également au camping, il est l’heure d’allez se reposer. Mention spéciale au Tophe qui n’a même pas été capable d’enlever ses bottes, on dit merci qui ? Merci Ameline. :lol:

Psyko Killer


Comme quasiment chaque année, le premier week-end d'août est pour moi l'occasion d'un long pèlerinage dans le nord de l'Allemagne.

Enfin long en kilomètres plus qu'en temps, vu que depuis que j'ai quitté Paris pour Toulouse en 2008, j'ai abandonné les voyages épiques en voiture et que je fais tout en avion ! Ce n'est pas (ou plus) le festival où il y a les meilleures affiches (quoique cette année ils n'avaient rien à envier à leurs équivalents français et belges) ni celui où j'ai le plus de potes, mais pour des raisons autant sentimentales que pratiques, je continue à y aller régulièrement. Déjà parce que c'est le festival que j'ai le plus fait (c'était mon douzième !) et où j'ai vu quelques uns de mes meilleurs concerts. Et puis j'ai toujours un bon noyau d'amis de Toulouse, de Paris ou de l'est de la France avec qui j'y vais régulièrement, qui sont moins nombreux qu'au Hellfest, mais dont je profite finalement plus. Et puis question pratique, c'est un week-end où je serai toujours en vacances et où je n'aurai donc jamais de soucis pour y aller par rapport au boulot (contrairement aux festivals de juin), et c'est facile de s'y rendre en avion au départ de Toulouse. ça fait que c'est toujours un plaisir d'y aller, malgré le monde et la météo pourrie. En plus, trois semaines après un Bang Your Head en demi-teinte, Wacken offrait une bonne affiche annonciatrice de gros concerts avec notamment Volbeat, Alice Cooper, Batushka, Status Quo, Europe, Ross the Boss, Amon Amarth, Grand Magus... Des groupes pas forcément à se taper le cul par terre à leur annonce, mais des garanties de bons concerts. De toute façon, de manière générale, 2017 n'a pas été une grande année pour les festivals et l'affiche de ce Wacken est du même niveau que celle du Hellfest et du Graspop (ce qui n'est pas toujours le cas, loin s'en faut).

Autre motivation / curiosité d'y aller cette année : quelles améliorations vont être apportées au site ?
En effet, deux années bou(s)euses d'affilée pour le plus grand festival du monde ont bien fait jaser l'ensemble de la planète metal. Si en 2015, ça avait été bien géré malgré des conditions épouvantables (mais les organisateurs n'ont pas le pouvoir de commander aux éléments), l'édition 2016 avait mis en lumière les limites à la fois de l'organisation et du terrain. Ils ont promis de réagir en faisant des travaux de drainage du sol, avec un système d'égouttement de l'eau, en cas de pluie. Ils ont même fait des aménagements écologiques en faisant pousser des graines de moutarde sur le sol pour permettre une meilleure absorption de l'eau (mais de l'herbe de moutarde piétinée par 75 000 personnes, j'ai quand même quelques doutes :D ). Un pipeline à bière était également au programme histoire d'éviter que les futs de bière soient amenés par des tracteurs qui bousilleraient le sol tout en gênant la circulation des festivaliers. C'était prometteur mais ça a eu un coût pour tout le monde puisque le prix du billet est passé de 180 à 220 €. Wacken était jusque là le gros festival le moins cher, c'est désormais le deuxième plus cher après le Sweden Rock. Certes, en contrepartie, les frais supplémentaires liés aux douches ou à l'arrivée avant le mercredi, qui faisaient l'objet d'un supplément, sont désormais inclus mais ce n'est pas ce que les gens ont retenu en premier. Du coup, alors que depuis 2014 les places partaient en 48h (et pas en beaucoup plus de temps les années d'avant), ce n'est que deux mois avant l'événement que le festival a affiché sold out (alors que le Hellfest prenait le chemin inverse en étant complet en moins d'une semaine et sans même un seul groupe annoncé).
Cela peut s'expliquer aussi par d'autres paramètres que le prix et les intempéries. Déjà il y a la multiplication de l'offre de festivals. Wacken n'est plus l'incontournable. Les gens ont désormais la possibilité de faire d'autres festivals, plus près de chez eux, plus petits, plus spécialisés, plus conviviaux, peut-être dans de meilleures conditions de confort, et correspondant plus à leurs goûts musicaux et leurs aspirations. A la différence du Hellfest pour la France, Wacken est beaucoup moins "the place to be" en Allemagne.
Et puis il faut voir aussi que les premiers groupes annoncés, s'ils étaient de bonne qualité, ne justifiaient pas que l'on se jette aveuglément sur les places dès qu'on rentre à la maison et avant même de nettoyer les bottes pleines de boue. Les Kreator, Powerwolf, Amon Amarth, Paradise Lost et autres Lacuna Coil annoncés à la fin du Wacken 2016 pour cette année sont de très bons groupes que j'irais voir sans problème s'ils passent chez moi. Mais ils n'ont rien d'inédit et on peut facilement les voir ailleurs. Dans ce cas, ceux qui se basent en priorité sur l'affiche pour choisir leur festival ne vont pas se ruer sur les places pour des groupes qu'ils ont déjà vus X fois et qu'ils peuvent voir plus près de chez eux. Mais au final, les autres gros festivals n'ont pas proposé grand chose de plus intéressant ou clinquant en 2017 (à la limite Aerosmith au Hellfest et Rammstein au Graspop...), l'affiche a donné un combiné intéressant qui n'a finalement rien à envier à la concurrence donc les places ont fini par toutes s'écouler :)

Comme toujours, le départ se fait le mercredi pour arriver pour les premiers concerts. Car même si le festival ne communique pas trop là-dessus, Wacken est depuis quelques années un festival sur quatre jours avec un certain nombre de groupes qui jouent le mercredi, qui fait un peu office de journée warm-up. Si l'infield n'est pas ouvert et qu'il n'y a donc pas de groupes qui jouent sur les grandes scènes, il y a en revanche un bon nombre de groupes qui jouent sur les deux scènes du chapiteau (à savoir la Wet Stage et la Headbanger Stage), des groupes de folk à l'espace médiéval (la Wackinger Stage) ou des groupes rigolos (ou pas) au Biergarten. Dans le lot, beaucoup de groupes pas metal ou des petits groupes non signés qui viennent jouer pour le tremplin du Metal Battle, mais aussi de vrais groupes à la renommée bien établie tels que Ugly Kid Joe, Crowbar ou Annihilator. Donc cette année, on met tout en oeuvre pour arriver dans de bonnes conditions, profiter des potes et voir ce qu'il y a à voir en prenant un vol Toulouse-Hambourg direct qui part de Blagnac à midi. En effet, j'étais un peu échaudé par rapport à l'expérience de l'année passée et la tente perdue pendant la correspondance à Bruxelles, donc par Eurowings, on peut se dire qu'un vol direct va limiter les risques de pertes de bagages. Le vol se passe très bien et, après avoir croisé fort les doigts pour que la tuile de l'année dernière ne se reproduise pas, c'est avec un grand soulagement que nous récupérons tous nos bagages sains et sauf ! On n'a plus qu'à retrouver le Tophe (venu de Franche-Comté via l'aéroport Bâle) et attendre les potes venus de Paris ou qui avaient eu la "bonne" idée de ne pas prendre un vol direct et de transiter par Roissy. C'est ce qu'a fait Alex : après avoir pourtant perdu sa valise l'année dernière, il retente l'expérience... Pour avoir exactement le même résultat : sa valise a à nouveau disparu pour la deuxième année consécutive :lol: :bravo: Du coup, on a bien le temps de manger des bretzels et de boire des bières en attendant qu'il fasse ses réclamations. Le temps de faire patienter aussi le chauffeur de taxi que j'avais réservé (le même depuis trois ans, toujours impeccable niveau timing, conduite et évitement des embouteillages :up: )... Au final, nous partons de l'aéroport Helmut Schmidt (c'est comme ça que l'aéroport de Hambourg s'appelle, maintenant que l'ancien chancelier est mort) avec une heure et demie de retard, que la conduite sportive du chauffeur de taxi ne va pas réussir à combler. Le temps de récupérer les pass (où c'était assez bordélique en terme d'organisation...), d'arriver au camping, de retrouver les potes et de s'installer, il est 20h passé et c'est mort pour voir Ugly Kid Joe, qui était l'objectif de la journée musicalement parlant. Flotsam and Jetsam jouait aussi juste avant, mais on savait que ce serait trop short même sans les soucis de formalité... Il y avait aussi Annihilator à voir, mais on savait qu'on les reverrait dans de meilleures conditions en salle en première partie de Testament, et Jeff Waters au chant n'a convaincu personne donc on zappe. On est mieux finalement en mode Allemands au camping, en fait :D Il y avait aussi The Boomtown Rats, vieux groupe irlandais de la fin des 70's avec Bob Geldof, mais la motivation était insuffisante encore. Les retrouvailles avec des amis pas vus depuis longtemps valent bien n'importe quel groupe loupé 

On se décide finalement à bouger pour voir au moins un groupe ! Comme on est en camping VIP, il nous faut prendre une navette pour aller sur le site vu que, depuis 2014, ils ont viré le camping accolé au site pour faire plus de place pour le cattering. Je préférais avant, quand-même. Après, le temps d'attente n'est pas trop long non plus...
A l'arrivée, nous faisons un petit tour à l'espace VIP, en premier lieu pour charger les cartes cashless. Sauf que, alors qu'elles avaient été réservées à l'espace VIP où le paiement était obligatoire l'année dernière, cette année le système cashless est étendu à tout le festival, tout en restant optionnel... Y compris en VIP, cette fois ! En prime, ils ne chargent la carte que par paiement par carte bancaire et ne le font pas contre du cash. Du fait de ces merveilles d'inventivité de l'organisation à l'allemande, je me passerai donc de la cashless cette année :D
Sinon l'espace VIP est toujours un bar bien cool avec une déco sympa et un bon choix de boissons. La Trooper est à nouveau à l'honneur, ainsi qu'une pale ale Motörhead bien sympa. C'est tellement meilleur que la Beck's Premium que l'on trouve partout ailleurs sur le site, désormais acheminée par un pipeline à bière :D Ledit pipeline avait d'ailleurs été très médiatisé au moment où les organisateurs avaient annoncé sa mise en place. Il faut reconnaître que ça a eu pour effet de supprimer les tracteurs qui venaient approvisionner les stands qui servaient de la bière, et donc de faciliter la circulation des festivaliers et de moins endommager un terrain bien fragile. Mais ça n'a quand même pas changé grand chose quand il s'est mis à bien pleuvoir... Cela étant, pour cette journée d'arrivée, l'herbe est verte, il fait beau et il n'y a pas de boue.

 


Le premier groupe (et en fait le seul groupe de ce mercredi pour ce qui nous concerne) sera CROWBAR. Je ne connais pas très bien de groupe culte de la scène sludge et c'est en fait la première fois que je les vois, malgré plusieurs passages pas loin de chez moi. Mais à chaque fois, j'avais eu un empêchement. Là, c'est donc l'occasion ! Et c'est pas mal. Kirk Windstein a une carrure, une barbe et une voix impressionnantes, et la musique du groupe de la Nouvelle Orléans, aussi lourde soit-elle, est d'une grande efficacité. Le son est énorme (un peu fort quand même, comme tous les groupes qui joueront sous le chapiteau, mais très clair) et met bien en valeur la lourdeur des riffs. Même si je ne suis pas un énorme fan de leur musique, la prestation de Crowbar passe comme une lettre à la poste. Voilà une bonne entrée en matière. J'espère que la prochaine fois, je pourrai quand même voir plus de concerts le mercredi... Si les bagagistes font bien leur job partout peut-être ? :D



La suite se fait plus festive. Plutôt que d'assister à la prestation de l'inénarable et inévitable Mambo Kurt, nous préférons tous aller boire jusqu'à 6h30 du matin :D

La journée du jeudi va être plus chargée en terme de programme... et de gadoue ! Au réveil, il fait beau et le soleil brille. Une belle journée s'annonce. Il faut dire que le jeudi est une journée particulière à Wacken : celle de la Night to remember, où passent souvent des gros groupes de heavy et de hard rock. Cette année, le festival innove en proposant en parallèle la Night to dismember. Pas parce que le groupe de death old school suédois culte se serait reformé, mais parce que le festival propose maintenant des groupes d'extrême sous le chapiteau pendant que les gros groupes de metal traditionnel jouent sur les grandes scènes. Donc pendant que Accept, Volbeat, Status Quo ou Europe se produiront en open air, les Napalm Death, Nile, Mayhem ou la nouvelle sensation black de Batushka envahiront le chapiteau ! Cette répartition thématique n'est pas sans faire penser, finalement, à celle du Hellfest entre les Main Stages et les tentes...

La matinée se déroule tranquillement, entre décuvage de la soirée de la veille et nouveaux vidages de bières. En plus, il fait beau ! De toute façon, le jeudi, les concerts hors Metal Battle débutent vers 15h30 donc autant profiter tranquillement. Nous levons l'ancre en milieu d'après-midi, tranquillement, en se disant que les petits endroits boueux de ci de là sont bien minimes en comparaison de ce qu'on a eu les deux années précédentes. Malheureusement, une fois arrivés et posés au bar VIP, un énorme orage éclate. Nous avons eu la chance d'être dans un endroit couvert, ceux qui étaient restés au camping ont dû batailler pour préserver les affaires. Et que dire des festivaliers lambda qui se baladaient tranquillement dehors en attendant les premiers concerts ! Les intempéries n'auront pas duré longtemps et il n'y aura quasiment pas de pluie les autres jours. C'était court mais très intense et ça a suffi pour tout foutre en l'air. Le drainage du sol n'a pas été d'une grande efficacité et, s'ils n'avaient pas filmé les travaux d'aménagement, on aurait pu aisément croire que rien n'avait été fait. On ne peut pas dire que l'eau ait franchement été absorbée par le sol. Comme les deux années précédentes, donc, les déplacements sur le site ont été une véritable galère. Je ne peux quand même m'empêcher de me demander ce qu'il est réellement possible de faire. Un terrain mouillé piétiné par 75 000 personnes, est-ce que l'on peut sérieusement empêcher qu'il soit boueux au final ? Je n'ai aucune connaissance dans ce domaine et je suppose qu'avec les moyens dont dispose l'organisation, ils ont dû tenter des choses mais ça s'est avéré inefficace... En tout cas, une fois l'orage passé, nous allons faire un petit tour avant de rentrer dans l'infield. La Wacken Plaza, sorte de grand market avec plein de stands de restauration et de merchandising divers et variés, était un champ de ruines. C'est dommage car il y avait des coins sympas pour s'asseoir. Des animations comme le stand de Sea Shepherd, le Metal Yoga (pourquoi pas !) ou un stand d'exposition d'illustrateurs d'artwork metal étaient bien cools mais vu les conditions, c'était vraiment difficile d'y accéder. On ne va pas dire que le tour a été rapide puisque 20 cm de gadoue réduisent par 2 ou 3 la vitesse de marche, mais on n'en a pas vraiment profité.

 


Pendant ce premier tour d'horizon, comme chaque année, SKYLINE ouvrait le bal dans l'infield. Cover band de Thomas Jensen, l'une des deux têtes pensantes de l'organisation du festival, ils reprennent quelques classiques du metal avec quelques guests (cette fois Doro pour un final sur "We are the metalhead" et "All we are"). Ce n'est pas d'un intérêt majeur mais les reprises sont bien faites et ce n'est donc pas désagréable en fond sonore.

Mais le premier vrai concert pour ce qui nous concerne sera ROSS THE BOSS ! Un concert très attendu depuis qu'ils ont été annoncés en février. En fait, depuis que j'ai vu une vidéo du Keep It True 2016 du concert de l'ex-guitariste de Manowar faisant une setlist basée sur les vieux morceaux de son ancien groupe, je rêvais de le voir. Ce n'est pas tout à fait avec le même line-up, par contre puisque ce n'est plus le même chanteur ni le même batteur. A la place de Rhino, c'est son neveu ! Et au chant, ce n'est plus un jeune mais Mark Lopes, un quinquagénaire qui fait preuve d'une maîtrise vocale à toute épreuve. Sans faire oublier Eric Adams, ni en terme de charisme ni de technique vocale, il est très bon et fait un quasi-sans faute. Quant au bassiste, il s'agit de Mike LePond (Symphony X pour son groupe le plus connu, et de nombreux groupes de metal US plus confidentiels en prime), bien meilleur techniquement que Joey de Maio et complètement dépourvu de démagogie. Quand le groupe débarque sur "Blood of the kings", c'est du bonheur. "Blood of my enemies" et "Battle hymn", ainsi que le final sur "Hail and kill" sont orgasmiques. "The oath" est la première grosse séance de headbanging sur festival. Le son est parfait (une constante pour tous les concerts de cette cuvée 2017 du Wacken Open Air) et l'interprétation est aux petits oignons. Un bémol cependant : le batteur manque de puissance et ne fait pas honneur à son oncle. Ca a un impact sur l'énergie dégagée par les morceaux, malgré le statut de classiques de ceux-ci. Est-ce que, du coup, ça joue aussi sur l'ambiance globale ? Parce que le public n'est pas particulièrement participatif sur ce coup. En fait, de manière générale, l'ambiance de ce Wacken 2017 sera sur courant alternatif : soit c'est la grosse ambiance, soit le public sera apathique. Il faut dire que, quand on a les pieds qui baignent dans 20 cm de boue, ça fatigue et si le groupe n'est pas au top du top, on a moins envie de remuer le popotin... En tout cas Ross The Boss a fourni une bonne entrée en matière.
A la fin du concert, une fille vient sur scène (avec de gros problèmes de micro :D ) pour remettre à Ross "the boss" Friedman un prix du "Hall Of Heavy Metal History" récompensant sa carrière. Voilà qui fera plaisir à Joey :D

Setlist de ROSS THE BOSS :

Blood of the Kings
Death Tone
The Oath
Blood of My Enemies
Kill With Power
Sign of the Hammer
Fighting the World
Battle Hymn
Hail and Kill


On enchaîne ensuite sur EUROPE. Je les avais vus deux semaines auparavant à Carcassonne et je savais donc qu'il n'y aurait aucune surprise. Mais quand on aime...
Joey Tempest, comme à Carcassonne, est toujours très en forme. Et il joue toujours avec son pied de micro blanc assorti à son sourire ultra-bright :D Le reste du groupe est moins communicatif et John Norum semble vraiment éteint, ce qui ne l'empêche pas d'envoyer du bois niveau guitaristique. Le son est parfait. Europe ayant pour défaut principal de ne pas varier les setlists, il n'y a aucune surprise de ce côté-là. C'est la quatrième fois que je les vois sur cette tournée "War of kings" commencée en 2015 (qui a certes été entrecoupée par la tournée spéciale où les Suédois ont joué l'intégrale de "The final countdown") et la part belle a encore été faite à cet album. Même pas un nouveau titre de leur album dont la sortie était pourtant annoncée pour la rentrée ! Pour le reste, le seul titre de leurs deux premiers albums a été comme d'habitude "Scream of anger", "War of kings" s'est taillé la part du lion et, comme de bien entendu, le show s'est terminé sur l'inévitable "The final countdown" repris par tout le festival.
Prestation irréprochable des Suédois, donc, qui ont fait ni plus ni moins que ce que j'attendais d'eux. Pour comparer avec Carcassonne deux semaines plus tôt, je dirais que c'était aussi bien niveau son et prestation proprement dite, que la setlist était meilleure à Carcassonne car leur temps de jeu avait été plus long, et que l'ambiance était meilleure à Wacken. Quoi qu'il en soit, je suis fan du groupe toutes périodes confondues et ce sera toujours un plaisir pour moi de les voir.

Setlist de EUROPE :

War of Kings
Hole in My Pocket
Rock the Night
Scream of Anger
Last Look at Eden
Firebox
Sign of the Times
Ready or Not
Nothin' to Ya
The Beast
Superstitious
The Final Countdown


Après ça, on regarde STATUS QUO de loin. Je les aime bien, mais les pieds dans la boue pendant deux heures, c'est fatiguant et il y a un programme chargé après ! N'empêche que les papys ont toujours la pêche. Avec le décès de leur guitariste Rick Parfitt quelques mois auparavant, on se demandait s'ils allaient continuer. C'est visiblement le cas. Les membres survivants et le remplaçant du guitariste défunt montrent une énergie rare pour des mecs de plus de 70 balais. Il y a d'ailleurs plus d'ambiance dans le public que pendant Ross The Boss et Europe. Ils en ont à remontrer aux jeunes groupes qui jouent à l'économie. Sans en être un gros fan (leurs morceaux sonnent quand-même tous un peu pareil), ces mecs méritent le plus grand respect pour leur persévérance, leur envie de jouer et leur attitude globale :up:

 


Après une pause d'une petite heure, c'est autour de la tête d'affiche d'investir la scène qui s'appelle maintenant la Faster (les traditionnelles True Metal Stage, Black Stage et Party Stage ayant été rebaptisées cette année Faster, Harder et Louder...), à savoir ACCEPT. Les Allemands jouent devant leur public, ça a toujours été une tuerie en live et je suis fan du groupe. En plus, ils prévoient un show spécial avec orchestre... qui va être l'une des grosses déceptions du festival. Ca commençait pourtant pas mal. Avec un gros light show parfait pour ce début de soirée, un gros son, Wolff Hofmann et sa clique sont bien motivés pour headliner la Night to remember pendant deux heures. Ca commence avec deux nouveaux titres en avant-première, "Die by the sword" et "Koolaid" (qui sonnent un peu génériques à la première écoute mais ça passe bien quand même), entrecoupées du classique "Restless and wild". Puis avec les classiques récents "Pandemic" et "Final journey", ça enchaîne plutôt bien. Niveau positionnement du groupe sur scène, c'est toujours Wolff Hofmann et Peter Baltes au premier rang (avec caméra braquée sur le premier, crane chauve au vent !) avec Uwe Lulis presque au même niveau et Mark Tornillo derrière malgré son rôle de chanteur. Mais ils ont l'air de se faire tous plaisir donc c'est plutôt cool. Sauf que ça va se gâter. Après une bonne demi-heure d'Accept pur, on débarrasse la scène (seul y reste Wolff Hofmann), on fait venir des musiciens classiques (l'orchestre symphonique de Prague, en l'occurrence) et c'est parti pour une heure de mégalomanie et de branlette ! Même si j'ai toujours aimé Wolff et son toucher très particulier, il a toujours eu un côté très mégalo. Il a toujours bien aimé faire le beau sur scène avec son sourire aussi brillant que son crâne. Mais ça ne m'avait jamais dérangé. Mais là, c'est trop. Pendant une heure, il va reprendre des morceaux de classique à la guitare, accompagné de l'orchestre. ça peut être bien d'entendre du Vivaldi, du Mozart, du Chopin, du Mussorgsky et du Beethoven repris à la guitare avec des musiciens classiques en support. Sauf que là, ce n'est pas le cas. Musicalement, c'est chiant. Et scéniquement, Wolff prend pose sur pose et se la pète comme pas possible. Le premier quart d'heure, ça passe. Au delà, c'est insupportable. Bref, on se casse ! Je n'aurais jamais cru qu'un jour je me barrerais au milieu d'un concert d'Accept mais là, quand l'égo d'un musicien l'emporte sur le reste, ce n'est plus possible. Ce n'est plus vraiment Accept mais le Wolff Hoffmann's Band. Les autres musiciens d'Accept sont revenus sur scène pour la dernière demi-heure pour jouer des classiques du groupe avec orchestre et il paraît que c'était bien. Mais je n'étais pas là pour pouvoir le confirmer, étant parti avant...

Setlist d'ACCEPT :

Die by the Sword
Restless and Wild
Koolaid
Pandemic
Final Journey

Night on Bald Mountain
Scherzo
Romeo and Juliet
Pathétique
Double Cello Concerto in G Minor
Symphony No. 40 in G Minor - K.550

Princess of the Dawn
Stalingrad
Dark Side of My Heart
Breaker
Shadow Soldiers
Dying Breed
Fast as a Shark
Metal Heart
Teutonic Terror
Balls to the Wall

 


On s'était posé la question d'interrompre Accept avant même de savoir que ce serait mauvais, en fait, ça il y avait Batushka sous le chapiteau et que ça faisait aussi drôlement envie. Et puis au moins, comme le sol du chapiteau est dallé, on a les pieds au sec et sur la terre ferme.
Comme nous sommes partis plus tôt que prévu, nous allons aussi, après nous être frayé un long chemin dans la gadoue, pouvoir profiter du groupe qui jouait avant, à savoir BRUJERIA sur la Headbangers Stage. Enfin profiter... pour moi je profite bien de Brujeria quand je ne les vois pas et que je n'entends pas leur musique :diable:
Je les avais vus une fois en Espagne il y a longtemps (en 2008 pour être précis) et je n'avais pas du tout aimé. Ce sera pareil cette fois-ci, neuf ans sans les voir ne me faisant pas les apprécier plus. A part le fait que ça ait été fondé par des mecs connus, je n'ai jamais compris l'intérêt de ce groupe. Pour moi, c'est juste du mauvais death sans intérêt. Certes, ils jouent encagoulés comme des terroristes corses et chantent en espagnol en mode Narcos. ça peut être rigolo cinq minutes mais pas trois quarts d'heure. Allez, j'ai quand même esquissé un demi-sourire pendant "Marijuana", une reprise version death décalée de la "Macarena". Il faut reconnaître une qualité quand même au groupe : ils bougent bien et ce ne sont pas des manchots. Derrière les cagoules, ce sont Shane Embury de Napalm Death, Jeff Walker de Carcass et Adrian Erlandsson de Paradise Lost respectivement à la guitare, basse et batterie. Mais je n'adhère ni à leur musique, ni à leurs délires. Les "Marijuana si ! Polva no !", ça va bien une fois mais pas à chaque morceau voire à chaque break. En plus, ils ne voulaient pas quitter la scène et il a fallu que les organisateurs tirent le rideau pour qu'ils partent. Et même une fois le rideau tombé, ils ont continué à jouer, ce qui a décalé les autres groupes :grr: Un concert inutile d'un groupe inutile !

Setlist de BRUJERIA :

Brujerizmo
Colas de rata
La migra (Cruza la frontera II)
Hechando chingasos (Greñudo locos II)
¡Viva Presidente Trump!
Seis seis seis
Ángel de la frontera
Satongo
Marcha de odio
Marijuana

 


Après du mauvais death, c'est de l'excellent black metal qui nous est offert sur la WET Stage avec BATUSHKA. A l'instar de leurs compatriotes de Mgla, les Polonais font le gros buzz depuis quelques temps. Ils sont d'ailleurs bien critiqués pour ça par les plus trve des amateurs de black. N'en faisant pas partie, j'adore et tant pis si je suis untrue et trendy ! Sur album, leur black metal orthodoxe chanté en russe et entrecoupé de chants liturgiques est particulièrement trippant. Ce groupe est l'une de mes grosses révélations de l'année dans le style. Sur scène, en particulier dans la configuration tente qui est bien plus propice à ce genre de musique qu'une Main Stage en open air, c'est magnifique. La mise en scène fait penser à celle de Ghost, avec des nameless ghouls dont personne ne voit le visage, une déco de sacristie orthodoxe et un énorme encensoir qui parfume bien le chapiteau. Le light show est très beau et met parfaitement en valeur leur musique, en lui donnant un aspect hypnotique. Ce côté trippant est accentué par le fait que les musiciens soient volontairement statiques à l'extrême, comme l'étaient The Devil's Blood à l'époque (groupe qui n'a rien à voir musicalement mais dont l'atmosphère était finalement proche de celle d'un groupe de black metal). Pour la playlist, pas de surprises : les Polonais jouent l'intégralité de leur unique album dans l'ordre. Juste un bémol qui n'est pas imputable au groupe : le show a dû être écourté parce que ça débordait. La faute aux pseudo bandits mexicains qui jouaient avant et qui n'avaient pas quitté la scène en temps et en heure :grr:
On verra bien ce que fera Batushka sur la durée mais en tout cas, ils font un début de carrière magistral, autant sur album que sur scène. Je veux les revoir !

Setlist de BATUSHKA :

Yekteniya I: Ochishcheniye
Yekteniya II: Blagosloveniye
Yekteniya III: Premudrost'
Yekteniya IV: Milost'
Yekteniya V: Svyatyy Vkhod
Yekteniya VI: Upovane
Yekteniya VII: Istina
Yekteniya VIII: Spaseniye


N'aimant pas Mayhem qui jouait juste après, je retourne dehors où je vais suivre des bouts de concerts.
D'abord CORVUS CORAX, tête d'affiche de la Wackinger. Pour ce premier concert sur la scène médiévale, c'est en tout cas l'occasion de me rendre compte à quel point celle-ci est inadaptée. Je ne dis pas ça contre le Wackinger Village, qui est un endroit vraiment sympa, un espace médiéval à part du reste du festival. Mais la scène en elle-même est mal placée. Juste en face de l'infield et sans obstacle pour couper le son des main stages, le son de ces dernières arrive et parasite complètement les concerts de la Wackinger. Surtout qu'un gros investissement a été fait sur le son des scènes principales cette année et qu'il est plus clair mais également plus puissant. En plus, la Wackinger Stage est vraiment trop basse et c'est assez pénible de regarder le groupe quand il y a du monde. L'annonce de groupes de folk allemands n'ayant rien à voir avec le metal a souvent tendance à faire sourire, mais vu les conditions dans lesquelles ils jouent, c'est quasiment comme s'ils n'étaient pas au festival.
Dans ces conditions, la présence de Corvus Corax sur cette scène en tête d'affiche est un cadeau empoisonné. Je les ai vus deux fois à Wacken, à chaque fois sur une grande scène, avec un show dantesque. Là, c'est avec les moyens de la Wackinger donc minimaliste. Et parasités par le son de Volbeat qui les couvrait, c'est vraiment pas top. Au bout de trois morceaux, j'abrège donc !

 


Je regarde donc de loin la fin de VOLBEAT. Ayant pris le concert en cours et étant un peu fatigué, un peu énervé aussi d'avoir eu le concert précédent gâché par les conditions de la Wackinger, je ne rentre pas complètement dedans mais c'est quand même bien plaisant. Pas la peine d'ergoter et d'épiloguer sur le bien-fondé de la présence de Volbeat en tête d'affiche de Wacken : ils y sont, comme à tous les festivals où ils jouent maintenant depuis plusieurs années, et c'est bien parti pour durer quelque temps. Il faut donc vivre avec son temps et accepter que les têtes d'affiche des festivals soient les gros groupes de la fin du XXe siècle en fin de carrière, mais également, désormais, Volbeat, Sabaton, Ghost ou Avenged Sevenfold. Personnellement, ça ne me dérange pas. Ce sont des groupes que j'aime bien même si je trouve bizarre, moi aussi, qu'ils soient aussi haut sur les affiches. Mais ils tiennent leur rang, comme Volbeat ce soir. Les Danois ont un gros light show, un son dantesque et une interprétation aux petits oignons d'une setlist best of où ne manque aucun de leurs classiques. En prime, ils font venir des guests comme Barney de Napalm Death sur "Evelyn". L'ambiance sur courant alternatif est en mode "on" pour ce concert, avec une bonne partie du public bien à fond. Même si je ne suis pas rentré dedans, il n'y a absolument rien à reprocher à la prestation de Volbeat, qui a parfaitement tenu son rôle de tête d'affiche.

Setlist de VOLBEAT :

The Devil's Bleeding Crown
Wild Rover of Hell
Heaven nor Hell / A Warrior's Call
Lola Montez
Let It Burn
Doc Holliday
Sad Man's Tongue
Soulweeper
Black Rose
For Evigt
Slaytan
Dead but Rising
Seal the Deal
Black Bart
Hallelujah Goat
Goodbye Forever
Evelyn

Fallen
Still Counting


Après ça, ne restait plus que Nile à la Headbangers Stage mais je n'avais pas trop envie d'aller les voir. Cela fait pas mal d'années que le côté égyptien de leur musique est éclipsé au profit d'un death plus brutal mais au final peu intéressant. En plus, cela impliquait de retourner au chapiteau et donc de retraverser un chemin boueux d'une longueur conséquente. Donc je m'arrêterai à l'espace VIP pour retrouver tous les potes et tester toutes les boissons servies au bar... et il y avait du choix ! Puis, l'aube approchant, une douche chaude et au lit !

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