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Habituellement, dès l'apparition des premiers bourgeons annonçant le retour du printemps,

j'entends résonner dans ma tête cornemuse, bodhran, mélodéon et "tin whistle" ! Je sens aussi le parfum des Guiness servies à la pression. Oui, mon imaginaire tricote autant que les gambettes de ces jolies jeunes filles esquissant des pas de danse traditionnelle irlandaise ! Par Saint-Patrick, je ne compte plus les 17 mars prétextes à des fêtes plus ou moins arrosées !

Cependant, en ce mois de janvier encore très froid et bien loin des douceurs printanières, ces turbulents américains, ou plutôt irlandoaméricain, anticipent les événements et viennent nous secouer opportunément dans notre torpeur hivernale !

Fait surmotivant, trois autres groupes qui me sont inconnus ouvrent la soirée ! Vu le prix raisonnable du ticket de la soirée, ça ne se refuse pas !

LION'S LAW : [19h27-20h00]. Ce groupe parisien semble s'être formé en 2012 et comprend d'anonymes mais enthousiastes musiciens : Wattie au chant, Louis à la guitare, Daick à la guitare rythmique, Swann à la basse et Clément à la batterie. Ils sont venus promouvoir leur dernier opus " From The Storm", qui est vendu à l'échoppe, mais en vinyle seulement.

Leur punk-rock explosif est maîtrisé, les chœurs alimentent l'envie de chanter avec eux. C'est rafraîchissant et énergisant ; ma nuque et mes pieds réagissent irrésistiblement.

Je me surprends, en les écoutant, à me rappeler de leurs aînés que j'ai pu écouter peu ou prou dans les 80's mais je déplore qu'ils n'aient pas opté pour des textes francophones qui auraient accru leur originalité. Du coup, les textes, déjà à peine audibles par la sonorisation qui favorise les instruments, ne sont pas perçus.

La demi-heure impartie est vite atteinte, malgré la dizaine de titres. La salle n'était pas encore pleine lors de leur passage, un peu dommage.

PROGRAMME : Our Generation Lafayette Liar I Don't Give a Damn in Your Veins Watch'em Die Trapped Knock'em Out Way Of Life For My Clan.

SKINNY LISTER : [20h13-20h45]. Grand bonheur, belle découverte, ces six londoniens sont justes réjouissants !

Ce groupe est constitué depuis juillet 2009 par Dan Heptinstall (chant et guitare), Max Thomas (mélodéon, mandolin et chant), et Lorna Thomas (chant), puis rejoint en octobre 2012 par Michael Camino (contrebasse et chant), en mars 2014 par Thom Mills (batterie) et Sam "Mule" Brace (guitare et chant). Ils promeuvent leur nouvel opus " The Devil, The Heart and the Fight" paru en 2016, en vente à l'échoppe mais en vinyle seulement (décidément …).

Étonnamment, ces anglais proposent un rock aux accents celtes très prononcés ! Très festifs et entraînants bien que je les imagine encore davantage attractif dans un pub ou une plus petite salle. La chanteuse espiègle et virevoltante contribue avantageusement à l'atmosphère joyeuse que dégage leur musique tantôt plutôt folk, tantôt plutôt rock.

Servi par une bonne sonorisation, ils ont su emporter l'enthousiasme d'un public déjà un peu plus nombreux, qui manifestement n'attendait que ces rythmes entrainants pour commencer à festoyer ! La demi-heure impartie fut bien trop courte à mon gout !

PROGRAMME : Wanted George's Glass Tragedy in A Minor Devil in Me Bold as Brass John Kanaka Trouble on Oxford Street Seventeen Summers This Is War Hamburg Drunk.

SLAPSHÖT : [20h57-21h29]. Aïe ! Là c'est du lourd, trèèèès lourd … trop lourd pour moi, en tous cas ! Ces quatre américains nous assomment d'un hardcore punk d'autant plus violemment ressenti que nous étions encore tout sourire après la prestation de Skinny Lister.

Ce groupe est originaire de Boston et a été formé en 1985. Il reste de l'origine Jack "Choke" Kelly (chant, ou plutôt hurlement), il est maintenant entouré par Benny Grotto (batterie), Craig Silverman (guitariste) et Ryan Packer (bassiste). Ils promeuvent l'opus "Slapshot" paru en 2014.

Aucune mélodie, aucune expression musicale n'est parvenue à mes oreilles, mais beaucoup de bruit, soutenu par une sonorisation surpuissante qui m'a imposé des protections auditives…

Bref, la demi-heure m'a paru pénible, mais elle a bien fini par se clore !

PROGRAMME : No Friend of Mine I've Had Enough Watch Me Bleed Back on the Map What's at Stake I Told You So No Time Left Hang Up Your Boots Old Tyme Hardcore Chip on My Shoulder Step on It.

 
 
 
 
 
 

DROPKICK MURPHYS [21h55-23h35] Les lumières s'éteignent alors que "The Foggy Dew", une chanson de Sinéad O’Connor, retentit en fond sonore. Après cette longue attente, les fauves rentrent en scène ! Immédiatement c'est la folie totale qui s'empare du public, non seulement en fosse mais dans tout le Zénith plein comme un œuf et surexcité ! En effet, ils jouent à guichets fermés ce soir !!

Fondé en 1996 dans le Massachusetts, Dropkick Murphys comprend toujours deux membres fondateurs, Ken Casey (basse, chant) et Matt Kelly (batterie, chœurs, bodhrán). C'est désormais Al Barr au chant (depuis 1999), James Lynch à la guitare, chœurs (depuis 2001), Tim Brennan à la guitare, accordéon (depuis 2005) et Jeff DaRosa à la mandoline, guitare acoustique, banjo (depuis 2007). Un septième musicien titulaire de la cornemuse participe en temps utile (pratiquement sur tous les titres, en fait …).

Ils sont venus assurer la promotion de leur opus "11 Short Stories of Pain & Glory" paru ce 6 janvier 2017.

Quel bonheur, quelle joie, quelle vitalité, quelle sincérité !! Depuis longtemps je pressentais (et je n'ai donc pas été déçu !) cette atmosphère au fil des précédentes tournées auxquelles je n'ai jamais pu/su accorder la priorité. Mais la très grave erreur est réparée et de toute évidence il aura des suites : ce groupe constituera à n'en point douter une priorité dans les prochaines années, c'est dit et c'est très clair !

Ce sont tous des musiciens accomplis (beaucoup changent d'instruments sans difficultés) et soignent toutes les partitions ; le clavier, le tin-whistle, la cornemuse, le banjo, l'accordéon diatonique, la guitare, la basse tous les instruments sont présents sur scène et participent à la fête ! La voix rugueuse du charismatique chanteur colle parfaitement au style de musique et reste toujours juste.

Les chansons, dans un style punk celtique, peuvent parfois évoquer les beuveries dans les pubs, les bagarres de clans, la boxe, les femmes et l'amour, la fraternité, bref tout ce qui est (à tort ou à raison) rattaché à l'imagerie traditionnelle irlandaise. Des thèmes déjà évoqués par leurs ainés Stiff Little Fingers, The Pogues, Te Dannan ou The Dubliners. Beaucoup de chansons sonnent déjà comme des tubes et sont repris en chœur par un public fou de joie. Des titres traditionnels et connus de tous "I had a Hat" et "The Wild Rover" accentuent encore l'enthousiasme !

Le bonheur s'exprime de manière plus ou moins exubérante mais pas réellement irrespectueuse ; c'est le côté rock'n'roll qui prévaut sur le côté punk ! D'ailleurs la moyenne d'âge plutôt élevée reflète toutefois la présence de gens de tous âges, de tous les genres, communiant pour une même Fête ! Ça se balance, ca pogote, ça boit (beaucoup), on se sent bien !

Vingt-cinq titres (dont sept du dernier opus) ont défilé ainsi avec un plaisir inouï et continu ! Quelle fête !

Mais le comble est atteint pendant le rappel, après un opportun "The Boys Are Back", lorsque le groupe entonne "Kiss Me, I'm Shitfaced" ; les femmes des premiers rangs sont invitées à monter sur scène pour partager la Teuf ! Une pagaille joyeuse et bienveillante n'empêche pas le groupe de continuer à jouer consciencieusement et dans la bonne humeur (une de ces dames s'est sentie autorisée à montrer ces seins à l'assemblée) ! Les yeux ébahis je vois les mecs rejoindre les filles pour étoffer encore un peu plus le désordre lors de "Skinhead on the MBTA", puis sur le non moins opportun "Until the Next Time".

Al Barr est juste assailli par une meute d'admiratrices, c'est du délire total !

Les lumières se rallument, "My Way" chanté par Franck Sinatra retenti opportunément après ces si belles chansons !

A bientôt, j'espère ; comme pour rappeler le groupe, le public hurle encore en sortant "Let's go, Murphys !"

oï !

PROGRAMME :

The Lonesome Boatman (11 Short Stories of Pain & Glory)

Rebels with a Cause (11 Short Stories of Pain & Glory)

The State of Massachusetts (The Meanest of Times)

The Warrior's Code (The Warrior's Code)

Sunday Hardcore Matinee (Going Out in Style)

I had a Hat (reprise traditionnelle)

Sandlot (11 Short Stories of Pain & Glory)

Going Out in Style (Going Out in Style)

Blood (11 Short Stories of Pain & Glory)

(F)lannigan's Ball (The Meanest of Times)

First Class Loser (11 Short Stories of Pain & Glory)

God Willing (The Meanest of Times)

The Wild Rover (reprise traditionnelle)

Your Spirit's Alive (The Warrior's Code)

Paying My Way (11 Short Stories of Pain & Glory)

Hang 'Em High (Going Out in Style)

Barroom Hero (Do or Die)

Rose Tattoo (Signed and Sealed in Blood)

Out of Our Heads (Signed and Sealed in Blood)

You'll Never Walk Alone (reprise de Rodgers & Hammerstein)

I'm Shipping Up to Boston (The Warrior's Code)

Rappel :

The Boys Are Back (Signed and Sealed in Blood)

Kiss Me, I'm Shitfaced (Blackout)

Skinhead on the MBTA (Do or Die)

Until the Next Time (11 Short Stories of Pain & Glory).

Patrice du Houblon·

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