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Rival Sons est un groupe qui a le vent en poupe.

Seulement trois albums à leur actif et ils font une tournée en tête d'affiche dans des salles assez conséquentes, se payant même le luxe d'apparitions live à la télé (dont une remarquée en France au Grand Journal sur Canal+ l'année dernière !). Tout ça en étant signé sur un label comme Earache (le label qui a lancé Napalm Death, Carcass, Bolt Thrower, Cathedral, Morbid Angel et tant d'autres groupes groupes de metal extrême des années 90) ! C'est vrai que ce label anglais s'est ouvert à des styles plus mainstream ces dernières années, mais en tant que metalleux jeune dans les années 90 ça me fait toujours bizarre de voir des groupes de heavy et de hard rock chez eux. Et Rival Sons n'a vraiment rien d'un groupe extrême ! Leur hard rock bluesy est fortement influencé par les 70's et sonne comme un vibrant hommage aux Grands Anciens tels que Deep Purple et surtout Led Zeppelin. C'est certes du revival, mais du très bon. Et leur succès actuel est donc mérité. Le groupe gravit rapidement les échelons de la renommée et fait donc une tournée dans des salles d'une bonne capacité, à l'image du Bikini à Toulouse. Je pensais que malgré le fait d'être apparus à la télé, une salle de cette taille serait un peu grande pour eux. En fait non. Déjà en arrivant sur le parking, vers 20h, j'ai du mal à trouver une place et je tourne pendant dix minutes avant de réussir à me garer. Et dans la salle, si on circule correctement sans étouffer et que l'étage n'est pas ouvert, c'est plein à peu près aux deux tiers, ce qui doit faire environ 600 personnes présentes. Par contre, peu de têtes connues, et peu de metalleux de manière générale. Bizarrement, la population de ce soir est majoritairement constituée de hipsters à barbe, chemises à carreaux et grosses lunettes, voire coiffures de footballeurs. Les vrais metalleux se comptent sur les doigts de la main, alors qu'à la base c'est plutôt à ce public que s'adresse la musique de Rival Sons. Ils sont markettés par un label metal, ils jouent du bon hard rock à la base... En même temps, les metalleux toulousains avaient le choix ce soir entre ce concert et celui d'Arena au Connexion, qui s'adresse en plus à un public similaire.


Un coup de gueule quand même : le concert a commencé au moment de l'ouverture des portes. Ca a eu tendance à se produire ces derniers temps et ça commence sérieusement à m'énerver ! Ce n'est pas forcément la faute à la salle, ça peut aussi être à la demande du groupe ou du tourneur, comme ce fut le cas à l'automne dernier avec Saxon qui avait fait avancer le concert d'une heure parce que le groupe voulait finir avant 23h, ce qui a fait louper Skid Row en première partie à beaucoup de monde et a laissé Halcyon Way, qui ouvrait le bal, dans son anonymat. Mais c'est vraiment pénible. C'est un manque de respect caractérisé pour le public qui paie son billet (de plus en plus cher) et aussi pour les groupes de première partie. En fait quand je suis entré dans la salle, à 20h10, Rival Sons était en train de jouer la première chanson. Je croyais que la première partie était annulée et que le groupe jouait seul. Ils devaient être initialement accompagnés par Triggerfinger, finalement c'était un groupe anglais du nom de Kill It Kid. Peu importe qui c'était en fait, j'aurais voulu au moins pouvoir dire que c'était nul et sans intérêt, ou que c'était une belle révélation, voire les zapper mais le faire en connaissance de cause...
 
On entre en tout cas dans le vif du sujet d'entrée. RIVAL SONS a un décor simple (juste un backdrop géant avec le logo du groupe), ils ne sont pas vraiment exubérants sur scène, par contre ce sont des tueurs. Le chanteur, tout d'abord : Jay Buchanan n'est pas communicatif, mais alors quelle voix ! Il chante à la perfection et semble vraiment habité par ses chansons. On ferme les yeux et on a l'impression d'entendre le Robert Plant de la grande époque. Il faudrait par contre qu'il apprenne un peu à s'adresser au public et à meubler entre les chansons parce que, s'il n'y a pas eu beaucoup de temps morts, il a dû adresser au maximum trois phrases au public. C'est l'antithèse d'un Tobias Sammet ou d'un Joey de Maio, quoi ! Mais en fait ça n'a pas été trop gênant dans la mesure où les morceaux s'enchaînaient assez vite. Et puis il ne manque pas non plus de charisme, avec ses airs hallucinés et sa superbe voix et la manière dont il vit ce qu'il chante. A défaut des mots, il a les gestes et l'émotion. Et ses interventions à l'harmonica ne sont pas désagréables non plus. A la guitare, Scott Holiday déchire ! Il connaît les partitions de Jimmy Page par coeur mais surtout il a la technique, la classe et le feeling et une grosse présence. Il a en tout cas improvisé des solos magnifiques. Idem pour le bassiste. Le batteur est excellent aussi, je me serais juste dispensé de son solo mais il n'a pas duré très longtemps non plus. L'ensemble est très soudé et bénéficie d'un son clair et puissant comme toujours au Bikini. Je ne connais pas très bien les chansons mais je rentre dans le concert comme dans du beurre. En plus, pour varier les plaisirs, le groupe joue quatre morceaux entièrement en acoustique de toute beauté au milieu du set. Ils sont aussi doués dans ce domaine que dans l'électrique, et sonnent tout autant 70's. Bref, c'est une très jolie prestation de ces Californiens qui sonnent comme un groupe anglais d'il y a quarante ans. La grosse différence entre un concert dans les années 70 et un concert ce soir, c'est finalement le public : à la place des hippies, on a des hipsters ! Cela étant, l'ambiance était bonne quand même...
 
Playlist de RIVAL SONS :

Electric Man
Good Luck
Secret
You Want To
Pressure and Time
Manifest Destiny, Part 1

Nava
Burn Down Los Angeles
The Man Who Wasn't There
White Noise

Torture
Tell Me Something
Rich and the Poor
Where I've Been
Get What's Coming

Open My Eyes
Keep On Swinging


Au final, très bonne soirée avec un groupe de qualité, que je trouvais sympa jusqu'à présent mais que je n'attendais pas à un tel niveau. On risque bien d'en réentendre parler, et pendant longtemps !
Pierre

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