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s2smodern

Dormir enfin dans sa tente avec un vrai duvet, ça a bien reposé les organismes !
Heureusement que les nuits n'ont pas été trop froides cette année, autrement ça aurait été nettement plus difficile. Comme les deux autres matins, le réveil se fait au son de la musique de nos voisins allemands aux goûts si éclectiques... Comment ne pas avoir envie d'aller prendre le petit déj' quand s'enchaînent Slayer et Nana Mouskouri qui chante dans la langue de Goethe ?  En tout cas, ça fait tourner les nuages noirs autour du campement. Ils se rapprochent même dangereusement. Je comprends également la discussion des voisins allemands, qui venaient de consulter un site météo annonçant un orage dans les cinq minutes. En fait, j'ai juste eu le temps d'aller vider ma vessie et de rentrer sous la tente avant que ça tombe ! C'est l'occasion, donc, de retourner sous le duvet. La pluie ne durera que trois quarts d'heure et il n'y aura pas d'autres épisodes de mauvais temps. Mais, comme les autres jours, elle aura suffisamment arrosé le site pour bien entretenir la boue et rendre la circulation pénible à souhait. C'est marrant, c'est épique, mais quand il fait chaud et sec, c'est bien aussi ! Quoique le soleil dans le nord de l'Allemagne, il cogne bien aussi quand c'est dégagé. Bref, j'adore beaucoup de choses en Allemagne mais pas trop la météo !
Après, une fois qu'il ne pleut plus, on n’est pas trop mal dans les chaises de camping sous la tonnelle. En allant chercher un café, j'entends DRAGONFORCE en fond. Certes de loin, mais suffisamment pour demeurer conforté dans l'idée que leur chanteur est une catastrophe sur pattes ! Après, les velléités d'aller voir SYMPHONY X et BORKNAGAR en début d'après-midi sont littéralement anéanties par la bratwurst, la bière, le pontarlier et le Schwarzwald Teufel.  C'est cool aussi de faire les Allemands en camping, à défaut d'être productif !


 

On se bouge quand même en milieu d'après-midi pour aller voir SNOWY SHAW sous la chapiteau, à la Wet Stage. Cette fois, tout le terrain pour y accéder est détrempé. Mais ce n’est pas grave puisque sous le chapiteau, c'est en dur. Il y a donc le confort et c'est au sec pour voir un concert spécial made in Wacken. Je ne dis pas que Snowy était une de mes raisons de faire 2000 bornes, bien sûr, mais vu le parcours du bonhomme, il y avait de bonnes choses à en attendre et c'est le genre de concert qu'on voit rarement. Le clown multi-instrumentiste suédois proposait donc un show spécial avec une rétrospective de sa carrière. Donc au programme du Therion, du Dimmu Borgir, du Mercyful Fate, du Notre Dame, du Dream Evil... De quoi faire une setlist sympa et garantir un joli (Snowy) show, vu le côté théâtral du bonhomme. Et ça va donc être un concert bien sympa, malgré le son de basse un peu trop fort. Il entre en scène sur "The book of heavy metal" de Dream Evil, le temps qu'on aille bien se placer. Niveau mise en scène, il emprunte beaucoup à King Diamond (probablement des restes de son passage dans Mercyful Fate) avec la herse et le décor de maison hantée en backdrop. Il emprunte également à Ghost (qui ont eux-mêmes beaucoup emprunté à King Diamond / Mercyful Fate côté visuel) avec des Nameless Ghouls aux instruments. Et lui-même a un super jeu de scène avec ses pauses kitscho-théâtrales qui vont bien. Pendant cinquante minutes, il va nous faire un petit best of de sa jolie carrière, avec en prime quelques titres solo qui passent bien comme "Alcoholocaust". Il montre aussi l'étendue de ses capacités vocales. Je trouvais parfois qu'il en faisait trop dans Therion, mais ça n'enlève pas son talent. Il passe insensiblement d'un registre black (pour la reprise de "Progenies of the Apocalypse" de Dimmu Borgir) au chant heavy classique (Dream Evil) ou gothico-théâtral (les reprises de Notre Dame, que je ne connais pas trop). Mais là où il est le plus bluffant, c'est pour les reprises de King Diamond ("The candle") et de Mercyful Fate ("Come to the Sabbath"), où il arrive à imiter le king à merveille. Si le son aurait pu être meilleur, le visuel (light show, décor de scène, prestation du groupe...) l'a bien rattrapé et c'était un régal d'avoir tous ces tubes. Excellent concert de Monsieur Tommie Helgesson, donc !
 

S'ensuit une petite pause de trois quarts d'heure. METAL CHURCH jouait sur la True Stage mais, aussi culte soit le groupe, je n'en suis pas fan. Sur album, je n'accroche pas. Je les avais vus deux semaines auparavant au Bang Your Head et je n'avais pas été convaincu, malgré des qualités musicales évidentes et un super chanteur. Ce que j'ai vu de loin en passant ne m'a en tout cas pas donné envie de me rapprocher ni de rester. Il n'y a pas besoin de reprendre une nouvelle dose et de se forcer à essayer d'aimer un groupe sous prétexte que c'est true, après tout. Par contre les fans avec qui j'en ai discuté ont aimé...


 
 
 
 
 
 
 
Là, le but était surtout de prendre des forces pour THERION, qui va être l'un des grands moments de ce festival. La Black Stage sur laquelle jouent les Suédois étant la scène la plus facile d'accès, on arrive à être très bien placés, avec des pieds pas trop dans la gadoue. Therion a toujours été un de mes groupes préférés et ils commençaient à me manquer, depuis la dernière fois que je les avais vus fin 2012. Depuis la sortie de leur album très controversé "Les fleurs du mal" (que j'adore malgré tout !) qu'ils promouvaient alors, ils ont assez peu tourné. Christoffer Johnsson a monté son label (Adulruna), sorti un EP "Les épaves" composé de quatre chansons françaises qui auraient dû figurer sur "Les fleurs du mal", et réactivé son projet occult rock Luciferian Light Orchestra, tout en annonçant qu'il bossait sur un projet d'opera rock pour Therion. C'est très bien mais quatre ans sans vraie nouveauté ni concert de Therion, ça fait long ! Après, je préfère qu'ils prennent le temps plutôt que de sortir un album tous les deux ans sans inspiration... En tout cas, ça fait bien plaisir de les revoir ici sur une grande scène, où la théâtralité du groupe peut prendre toute sa dimension. Pourtant, pour le côté visuel, c'est assez sobre puisqu'il n'y a pas de décor de scène. Pas même un backdrop, juste un fond noir ! Mais Therion n'a pas besoin de ça. Le groupe se suffit à lui-même. Déjà parce qu'ils font une bonne setlist best of qui fait plaisir ! Déjà une arrivée sur "The rise of Sodom and Gomorrah" enchaînée sur "Cults of the shadow", c'est une belle entrée en matière. Sur "Typhon", ce sont des retrouvailles de famille avec Snowy Shaw, vu en solo un peu plus tôt dans la journée, qui vient en guest avec son ancien groupe. "Lemuria" est toujours un grand moment d'émotion où tout le monde se tient bras dessus bras dessous. Pour mon grand bonheur, "Secrets of the runes" est bien représenté. Et pour moi le meilleur moment a été l'exhumation de "Flesh of the gods", pas jouée depuis une bonne dizaine d'années et que j'adore, avec Hansi Kürsch venant chanter en guest.
Le groupe a connu quelques changements de line-up, notamment au niveau des chanteuses. Lori Lewis continue de bosser avec Therion en studio mais est remplacée pour le live par la chanteuse italienne Chiara Malvestiti, qui a un sacré coffre. Sans être très jolie, elle a une présence scénique et un charisme certains. L'autre chanteuse est Linnea Vikström, qui n'est autre que la fille de Thomas. C'est mignon de voir le père et la fille chanter ensemble ! Ils sont sept sur scène et chacun peut s'exprimer. Les chanteurs et Christoffer Johnsson prennent tour à tour le micro pour s'adresser au public, parfois ils se répondent d'une manière assez spontanée. Therion est donc une grande famille où tout le monde est heureux sur scène et qui rend les fans heureux. Qu'est-ce que ça fait plaisir de voir un concert comme ça !


Setlist de THERION :

The Rise of Sodom and Gomorrah
Cults of the Shadow
Typhon
Nifelheim
Vanaheim
Lemuria
Wine of Aluqah
Flesh of the Gods
Invocation of Naamah
Ginnungagap
Son of the Sun
Son of the Staves of Time
To Mega Therion





 
STEEL PANTHER sur la True Stage sera regardé de loin, une bière à la main. J'avais adoré quand je les avais vus à Toulouse en 2014 mais je trouve que le groupe tourne en rond. Bien qu'excellents musiciens et bons compositeurs, ils sont prisonniers de leur délire de groupe caricature du glam des années 80. Leur humour en dessous de la ceinture était très drôle sur le premier album, qui était frais et vraiment bien inspiré. Après les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures. C'est en gros le même show qu'il y a deux ans mais dans la configuration d'un gros festival, je trouve qu'il manque quelque chose à Steel Panther. Les blablas du chanteur entre les morceaux font perdre du dynamisme au show. En festival avec un temps de jeu plus limité qu'en salle et avec un public beaucoup plus large, il faut enchaîner ! Comme de bien entendu, à la fin du concert, c'est la séance boobs avec plein de filles au haut dénudé qui envahissent la scène. M'enfin certaines paraissaient vraiment très très jeunes... Il faudrait qu'ils se calment un peu, les vieux beaux botoxés qui ont passé la cinquantaine, elles pourraient être leurs filles voire leurs petites filles. Après, les chansons sont toujours sympas et il y a une bonne ambiance dans la foule, mais je n'arrive pas vraiment à rentrer dans le concert. Il faudrait que Steel Panther se renouvelle un peu avant que le groupe ne devienne une parodie de lui-même.




 
Changement d'ambiance radicale ensuite puisqu'on passe à TRIPTYKON et son doom lugubre sur la Black Stage, ce qui tranche radicalement avec le glam parodique des Américains qui viennent de jouer. Le groupe de l'ex-Celtic Frost Tom G Warrior, à la tombée de la nuit, dispose d'un énorme décor scénique avec pieds de micro en forme d'énorme croix inversée, un backdrop à l'effigie de leur dernier album illustré par HR Giger, des pyros de partout et un light show très spectaculaire. Un petit plus également côté plaisir des yeux : la bassiste est particulièrement mignonne ! J'aime beaucoup sur album, où les ambiances sont particulièrement glauques. Problème : le son est beaucoup, mais alors beaucoup trop fort. Même avec de bonnes protections auditives, les basses (sans même être spécialement saturées) sont particulièrement assourdissantes. Et ça gâche le concert, qui est pourtant très bon avec un groupe bien en place, motivé et charismatique. Au milieu du set à peu près, nous décidons d'aller voir ailleurs.






 
En effet, CLUTCH jouait à côté sur la Party Stage. Enfin à côté... Il fallait quand même traverser la foule, sachant que le site de Wacken n'est pas petit, et qu'en prime il y avait une gadoue pas possible qui a multiplié les distances par deux. Si, sur certains endroits, il y avait peu de gadoue, à d'autres trouvait des rigoles d'eau gadouilleuse, ou encore des mares de boue où les chaussures s'enfonçaient dans pas loin de vingt centimètres. Le sol de Wacken est vraiment bizarre... Et c'est l'espace de la Party Stage qui se trouve être le plus boueux de tout le festival. En tout cas ça ne semble pas gêner les Allemands puisque le concert de Clutch va faire danser tout le monde et qu'il y aura même un magnifique circle pit dans la gadoue ! Il faut dire aussi que les Américains avaient fait ce qu'il fallait pour ça ! Je les avais découverts sur scène, lors du Hellfest 2011 sous une tente qu'ils avaient blindée. Je n'en connaissais pas un titre et ils m'avaient mis une claque magistrale. Sur album, je trouve ça bon mais ça ne m'a jamais autant fait tripper que sur scène. Et ce soir, ils vont montrer encore une fois que ce sont des maîtres dans cet exercice, même sur une grande scène (la Party Stage de Wacken faisant grosso modo la taille d'une des Main Stages du Hellfest). Clutch, c'est simple, c'est direct, ça envoie et ça enchaîne. A l'inverse de Steel Panther, Edguy ou Sabaton, eux ont bien compris comment être efficace en festival : on vient, on joue, on ne raconte pas sa vie et on déroule ! Ils ne communiquent que très peu, ils jouent et ils balancent. Avec eux c'est comme chez MMA : zéro blabla, zéro tracas ! Et ça fonctionne plus que bien puisque c'est l'une des meilleures ambiances du festival. Il n'y a pas besoin de bien connaître le groupe pour apprécier, Clutch a l'art de la manière de mettre le public dans sa poche. Ils ne sont que trois sur scène mais très mobiles et ils dégagent une énergie pas possible. Leur son est excellent et leurs riffs font mouche à chaque coup. Impossible, donc, de ne pas aimer ce groupe en live. Le stoner n'est présent qu'à dose homéopathique à Wacken, Clutch a bien fait honneur au genre.




 
Maintenant c'est au tour de la grosse tête d'affiche de la soirée sur la True Stage avec TWISTED SISTER ! C'est leur tournée d'adieu et leur ultime concert en Allemagne, qui est avec la Belgique et la France le seul pays où les soeurs tordues font deux dates (même si, en bon démago, Dee Snider a dit que c'était une date par pays et qu'il n'y avait qu'en Allemagne qu'il en faisait une deuxième !). L'autre date, c'était en juillet au Bang Your Head et j'y étais aussi ! Dans ce genre de moments, je me sens un peu privilégié. Twisted Sister, c'est un monument de l'histoire du hard rock qui va disparaître. Savoir que c'est la toute dernière fois que je les vois a quelque chose d'émouvant. Tout au long de l'heure trois quart que le groupe va jouer, Dee Snider n'aura de cesse de répéter que contrairement aux Kiss et autres Scorpions (qu'il n'a vraiment pas loupés pour le coup, plus encore qu'à Balingen deux semaines auparavant ), c'est bel et bien la fin du groupe. Il a précisé que si jamais Twisted Sister revenait alors qu'il se trouvait en face de fans qui avaient un tee-shirt de la tournée d'adieu, il aurait vraiment l'air con et qu'il ne tenait donc pas à ce que ça arrive ! Pour le coup, j'aurais tendance à le croire. Déjà, il y a quelques années, Twisted Sister avaient annoncé que le groupe ne sortirait plus d'albums car ils n'avaient plus rien à dire de nouveau et ne jouerait plus qu'en festival car c'est moins fatiguant et plus rentable qu'une tournée des salles. C'est une démarche totalement honnête à laquelle ils se sont tenus, ce qui laisse à penser qu'ils ne devraient pas revenir sur leur décision d'arrêter.
Twisted Sister a le mérite de ne pas avoir fait le même concert qu'au Bang Your Head, alors que sur les tournées précédentes il était souvent arrivé que le groupe fasse la même prestation d'un festival à l'autre. La setlist est proche mais pas tout à fait la même, avec "Tear it loose" en plus et "I know it's only rock'n'roll" en moins, et l'ordre des morceaux est légèrement différent. Mais ce qui va changer, c'est surtout au niveau du show. Le groupe a les moyens d'une tête d'affiche de Wacken (même si le Bang Your Head propose aussi de très bonnes conditions techniques), avec donc des pyros et un light show monstrueux... et bien entendu le crane de vache de Wacken qui s'enflamme entre les deux scènes pour rajouter une touche locale !
Niveau ambiance, ça bouge également bien plus qu'à Balingen. Le cadre n'est pas non plus le même, la taille des deux festivals n'étant pas comparable. Dee Snider a d'ailleurs bien insisté sur le fait que Wacken soit le plus grand festival du monde avec ses 90 000 spectateurs, devant les 80 000 du Graspop et les 70 000 du Hellfest et que c'était un honneur de finir là... Démago comme il est, il a rajouté 10 000 personnes pour chacun des trois gros festivals ! Entrecoupés par ce genre de discours plutôt comiques (même si trop systématiques et trop longs) de l'un des meilleurs frontmen du monde, les hits s'enfilent comme des perles, sublimés par la production hollywoodienne mise à la disposition du groupe par le festival. La superbe ballade "The price" a été dédiée à leur batteur AJ Pero (que Mike Portnoy remplace brillamment), Lemmy et Jimmy Bain, décédés dans l'année. Le groupe a également fait venir sur scène Phil Carson, l'ancien boss du label Atlantic, pour le remercier de la confiance à leurs débuts et d'avoir été le premier à leur proposer un contrat. Et c'est sur un "SMF" d'anthologie que Twisted Sister fera ses adieux. Les New-yorkais terminent donc sur une bonne note, par ce superbe concert. J'ai eu la chance de les voir six fois. En tout cas ils manqueront beaucoup à la scène metal. Mais par contre, je n'ai aucun doute qu'on reverra un jour Dee Snider, d'une manière ou d'une autre. Il n'a que 61 ans et tient une forme olympique (je suis jaloux de son torse !) donc il a encore de belles années devant lui.
A bientôt l'artiste !





 
Après ces enchaînements de folie dans la boue, repos ! Le concert de Twisted Sister sera en fait le dernier concert vu en entier et de près pour ce Wacken.
Pourtant, ARCH ENEMY a fait une prestation d'anthologie sur la Black Stage... suivie sur l'écran de l'espace VIP ! Depuis qu'Alyssa White Gluz a remplacé (avantageusement) Angela Gossow au chant, le groupe vit une seconde jeunesse. Un album plus inspiré, "War eternal", et surtout des prestations scéniques qui m'ont bien convaincu les deux fois où j'ai pu les voir. Ce passage à Wacken est l'occasion d'immortaliser tout ça sous forme d'enregistrement pour un DVD live. Du coup, les Suédois sont dotés d'un décor de scène, d'un light show et de pyros extrêmement impressionnants. C'est sur ce point que Wacken a encore un net avantage sur les autres festivals. Avec les moyens dont ils peuvent y bénéficier, les groupes peuvent y enregistrer leur live dans des conditions exceptionnelles, ce qui, en contrepartie, fait bien vendre la marque Wacken. Et pour les gens sur place, ça donne des concerts mémorables qu'ils ne voient pas ailleurs. Dommage que mes jambes de quadragénaire aient été fatiguées par quatre jours d'embourbement, je n'y ai donc pas participé mais ça avait l'air vraiment énorme.

Les DIO DISCIPLES sont chargés de conclure le festival sur la True Stage. J'avais envie de voir ce tribute à Ronnie James Dio avec des mecs qui ont joué avec lui tels que Simon Wright ou Craig Goldy... mais j'avais oublié que le chant était assuré par l'affreux Tim Ripper Owens ! Je n'ai rien contre lui à titre personnel mais je ne supporte pas son chant. Techniquement, il sait y faire mais il n'a absolument aucun feeling. Sa voix ne collait pas avec Judas Priest, encore moins dans Iced Earth (le concert de ces derniers au Wacken 2007 m'avait vraiment donné l'impression de voir un mauvais tribute band et je m'étais endormi au milieu de leur prestation) et je n'ai jamais osé écouter ce que ça donnait avec Yngwie Malmsteen. Et je l'imaginais moins que tout chanter du Dio !
Le groupe débarque sur "Kill the king"... et pour le coup, chantée par Ripper, la chanson porte vraiment bien son nom. Mes oreilles saignent en l'entendant pousser ses screams suraigus totalement inappropriés. Le pauvre Ronnie James Dio a dû se retourner dans sa tombe si, de là où il est, il a pu entendre ce massacre. Ne pouvant en supporter plus, j'ai rebroussé chemin pour finir la soirée en VIP, à l'abri de ces infâmes cris de mouette qui font honte à la mémoire de l'elfe ! J'ai appris par la suite qu'à la fin du concert, sur "We rock", il y a eu sur scène un hologramme à l'effigie de Dio et que c'était spectaculaire. J'aurais bien aimé voir ça, mais il aurait fallu encore subir cette horrible voix. Je suppose que ça se reproduira à l'avenir, de préférence sur des vrais groupes plus intéressants.


Le reste de la soirée sera bien tranquille à vider nos cartes cashless VIP et les verres d'alcool qui en ont découlé, puis un retour au camping pour dormir un peu avant le retour. Un retour bien tranquille puisque ce sera en taxi jusqu'à l'aéroport par des chemins de traverse qui font découvrir la verte campagne du nord de l'Allemagne et surtout éviter les monstrueux bouchons entre Wacken et Hambourg. Et en avion, même s'il faut poireauter à l'aéroport, c'est toujours plus reposant que vingt heures dans une voiture ! En plus pour le retour, pas de mauvaises surprises au niveau des bagages à l'atterrissage, tout est arrivé à bon port ! Cela étant, à choisir, j'aurais largement préféré que les bagages soient perdus au retour qu'à l'aller...


Ce Wacken 2016 était un bon cru mais ce n'est pas le meilleur festival que j'ai pu faire. Moins extrême que la précédente édition, certes, mais rude quand même. Et puis deux années de suite dans la gadoue, ce serait bien de varier les plaisirs... Même si les organisateurs ne peuvent pas choisir la météo, dans le slogan "rain or shine", il ne faudrait pas oublier le "shine" de temps en temps. Et puis il y a eu moins de concerts marquants cette année, même s'il y en a eu d'excellents. C'est en partie dû à cette boue collante, à cause de laquelle nous avons renoncé à au moins une dizaine de concerts. Quand le temps pour accéder à la Party Stage et au chapiteau est multiplié par deux à cause des flaques de gadoue, ça incite plutôt à rester sur les main stages ou en VIP. Alors que paradoxalement, on circulait très bien malgré le monde. Résultat, je n'ai vu qu'une quinzaine de concerts cette année, au lieu de vingt à trente habituellement dans les gros festivals. Mais ce qui m'a le plus gâché le plaisir, c'était ces p... d'affaires perdues à l'aéroport. Autant la météo pourrie, ça peut être drôle, autant le fait de ne pas avoir d'équipement ne l'est pas du tout. Heureusement, on avait des potes franc-comtois bien serviables que je ne remercierai jamais assez ! Après, le fait de ne pas avoir vu beaucoup de concerts n'est pas uniquement imputable à la météo et à l'état du terrain. Le festival en mode "Allemands au camping", c'est peu productif mais c'est quand même bien cool et convivial. Et en fait, une fois de plus, les bons côtés l'emportent largement sur les mauvais.

Il semble en tout cas que le festival a compris qu'il fallait faire quelque chose pour aménager le terrain puisque de gros travaux sont prévus. Mais ça passe malheureusement par une méchante augmentation du prix du billet de +40€ (même si l'augmentation inclut tous les extras comme les douches et la possibilité d'arriver avant le mercredi, qui étaient jusque là facturées en plus). De ce fait, pour la première fois depuis dix ans, le festival n'est pas sold out alors que les cinq dernières années, toutes les places s'écoulaient entre 48 heures et un mois et demi. Et en comparaison, le Hellfest a tout vendu en une semaine !  L'augmentation du prix couplée à des annonces de groupes qui sont des valeurs sûres mais pas non plus des inédits, plus également deux éditions dans des conditions météo très difficiles, ça fait maintenant hésiter. D'autant qu'il y a maintenant de nombreux autres festivals un peu partout qui, sans concurrencer directement Wacken, sont plus petits, moins chers, plus conviviaux et laissent beaucoup de choix aux metalleux suivant leurs goûts et leurs possibilités. Tant mieux si ça permet une remise en cause des organisateurs et des améliorations réelles des infrastructures. Les travaux qui ont commencé sont en tout cas prometteurs, on verra bien pour l'édition 2017 mais j'aurais plutôt tendance à leur faire confiance.


 

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