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Quand on est fan du chanteur à la carrière complète et complexe, on va le voir en général pour son talent.

Du coup, la set list et le line up, peuvent devenir secondaire. Façon de parler bien entendu.

Mais avec cette troisième venue en France en 15 mois, après Paris ''Centre'' et le Hellfest, et après un nouvel album incisif, on s'attend un peu à du changement, surtout quand on a traversé les 2/3 de la France pour. Et c'est bien connu, le changement, c'est maintenant !

Niveau line up donc !

Line up : Glenn Hughes + Soren Andersen + Pontus Engborg + Jesper Bo ‘Jay Boe’ Hansen remplaçant Lachy Doley

Set list : Flow – Muscle and blood – Getting tigher – Stumble and go - Medusa – Can't stop the flood – One last soul – You keep on moving – Might just take your life - Soul mover - Black Country ... Heavy – Burn

 

Le bassiste chanteur revient au quatuor, après être venu sous forme de trio les 2 fois précédentes, mais surtout parce que l'album Resonate propose une dominante keyboard Hammond.

Qu'il le veuille ou non, Glenn Hughes restera dans la mémoire collective, un des chanteurs de Deep Purple, dans lequel l'âme de Jon Lord pèse et étincelle.

Toutefois, ce n'est pas l'excellente découverte australienne sur l'album, Lacky Doley que nous amène Glenn dans ses bagages scéniques, mais un compatriote danois du guitariste Soren Andersen,  du nom de Jesper Bo 'Jay Boe' Hansen. (tu le sens venir le jeu de mot pourri ? Alors je vais te faire ce plaisir).

Jesper bien que ce sera Boe(n). et Jay Boe m'inquiéter : de Doley à doué, il n'y aura qu'une lettre phonétique qui change. Ce sera donc tout Boe et tout bon. Car sur scène, le claviériste apportera toute sa fougue et une certaine prestance.

Faut dire que le batteur Pontus Engborg, a qui on va décerner une médaille de fidélité pour Glenn, veille au grain : il te fait vite comprendre en martelant ses fûts, que tu n'as pas intérêt à trainer au flan sur scène. Car si le monsieur n'est pas visible faute à une scène trop basse, indigne à ce niveau, il est difficile de ne pas l'entendre. Et c'est peut être parce que Stormbringer ne sera pas joué ce soir, que le batteur remplacera l'orage qui gronde. Il sera dit que sa batterie tonnera dans la salle.

A la guitare, exit le ''pigiste tour'' Doug Aldrich, et retour du co-producteur de Resonate, et autre complice de Hughes, le souriant Soren Andersen ; qui faute à une scène étroite, se fera plus discret que de coutume sur son jeu scénique, laissant un maximum de place au bassiste chanteur.

Niveau look : les 4 dégagent malgré leur différence, une certaine tenue classieuse : le charisme opère.

 

Autre changement : la set list.

Toi ! L'ami du fond de la salle, tu avais espéré ne pas avoir à subir Mistreated ? Et toi le gars du milieu de la salle, tu as demandé Burn ? … Et bien vos vœux seront exaucés.

 

Difficile en bientôt 50 ans de carrière, de contenter tout le monde. Aussi Glenn va puiser chez d'autres standarts qu'il n' a plus joué ces derniers mois, voire ces dernières années, Getting tigher et you keep on movin, pour en remplacer certains jouer récemment comme Stormbringer et Mistreated ! Excusez du peu : 2 classiques quasi indispensables dans une set list d'un Glenn Hughes, dernier vrai représentant de la mk III et IV. C'est comme si le Deep Purple actuel mk VIII se passerait de Hush et Black night – ceci dit, yen a qui en rêve …

Autre acte qu 'on pourrait définir comme courageux : Glenn Hughes maintient 2 titres de sa carrière solo, au détriment de classiques de DP, Black Sabbath, Hughes-Thrall, Trapeze. Il faut dire que Can't stop the flood et Soul mover s'incrustent efficacement dans la set list, surtout dans les oreilles des nouveaux fans qui semblent désormais conquis à ces titres : le premier pour son groove et son refrain mélodique entraînant que j'adore. Et le second pour son riff, et son refrain que Hughes arrive enfin à faire reprendre en cœur à un public qui l'adopte totalement. Titre qu'un ami définirait comme un classique potentiel s'il avait été joué dans le cadre de la mk III ou IV : avis que je ne suis pas loin de partager, et que donc je partage avec vous. hiiiiii.

Autre point : en constatant la présence de 2 titres de Black Country Communion, dont un One last soul mieux interprété vocalement qu'au Divan du monde, on pourrait en déduire soit, qu'il n'y aura pas de tournée BCC - Glenn déclarera ne plus communiquer sur l'éventualité d'une tournée avec Joe Bonamassa and co sous peine que ''si ca ne se fait pas, qu'on le tue'' d'en avoir annoncé une - soit qu'il fait la promo du BCC4 qui sortira prochainement ? Bref, déduisez ce que vous voulez, Glenn Hughes, lui, de sa set list, il ne les déduira point. (Après tout, BCC va être le groupe avec lequel Hughes va avoir sorti le plus d'album dans sa carrière ! Et oui ce BCC4 sera un record battu pour lui.) 

 

Du coup, on s'inquiète du nombre de nouveaux titres, et on peut trouver là, la seule déception à ce concert, en dehors de la hauteur de la scène, ''seulement'', 3 titres du nouvel album seront présentés. Un quatrième aurait été plus que bienvenu, d'autant que Flow, Stumble and go et Heavy (quel coffre !)  furent superbement interprétés et se seront très bien intégrés. Peut être que Stumble fut le titre le moins claquant du show : reproduit comme sur l'album, la version de ce soir en détient les atouts et les inconvénients : à savoir que le final-refrain très rock du titre reste fort, mais que la première partie moins heavy me fait impatienter la dernière partie du titre, même si je tapote du pied – sur ce coup là je crois qu on n est pas nombreux à taper (!?)

Donc 5 titres solos, 4 DP, 2 BCC, 1 Trapeze, 1 HT

Le flow  du show ?

Alors, maintenant que tu connais le line up et la set list, quid du flow de ce concert justement ?

En lisant les set lists des concerts précédents, j'avoue que j'étais sceptique quant à l'efficacité de Flow en ouverture, d'autant plus suivi par Muscle and blood, titre à la rythmique lourde assez voisine - je préfère en général les titres rapides ou hymnesques dès le départ pour faire péter l'adrénaline, alors j'appréhende de surcroît 2 lents - puis l'enchaînement par le funky rock Getting tigher qui me semblait être un choc thermique stylistique après ces 2 titres plus proches de l'univers de Black Sabbath que de celui de Stevie Wonder.

Et bien tenez vous bien : ça l'a fait grave ! Le flux est monté crescendo dans mes veines et ces 3 titres ont posé les fondations du concert, et m'ont rappelé que, putain je ne suis pas blasé et je peux être surpris encore.

Flow par son riff à la fois léger, mais paradoxalement lourd qui t'invite direct dans le salon, puis la voix soutenue de Glenn qui est une double invitation à t'asseoir dans un confortable canapé au milieu d'ami(e)s, tel pour un bon apéritif, ou une messe, selon ta religion. Et puis paf ! champagne ! le final de Flow était déjà orgasmique sur l'album, mais là, live, j'ai pas de mot pour le flow ! Le volume de la basse est évidement poussé à fond : Un feu d'artifice des 4 artificiers, avec la basse-batterie en point d'orgue si j'ose dire. Exquis, jouissif ! Les termes ''monstrueux'' et ''tuerie'' semblent adéquats.

 

Du coup, Muscle and blood est le siamois parfait à Flow : de mes 6 concerts hughesien et des centaines de vidéos live, c'est la première fois que Muscle and blood me paraît aussi évident. Le duo est magique. Mais ce n'est pas fini ! Après avoir été allumé par ces 2 titres comme par une Salma Hayek, danseuse érotique dans le film ''Une nuit en enfer'', Getting tigher vient faire tomber les fringues, et tout explose, et la set list s'impose à nous.

Non seulement, ce fluide de titres gagne le public, mais en plus, les musiciens dégagent un charisme de sérénité et de simplicité, sans qu'on ne sache vraiment pourquoi ! On est bien et puis voilà, et ce malgré la chaleur ! Pourtant, vu la salle, un rhume et le décès, la ''veille'', de la mère du fils prodigue, on aurait pu s'attendre à une soirée plombée ou bâclée ! Mais on est pro, doué, ou on ne l'est pas ! Et chez Hughes, depuis la fin de ses années noires, ne plus être pro sur scène, c'est impossible. Respect !

On aura donc droit à d'autres couples de titres à la passation comme des mains tendues, des invitations à la bonne humeur, à l'amitié, à la danse, au ''love'' comme le prône religieusement le chef de cérémonie, …

les autres enchaînements Can't stop the flood – One last soul ; Soul mover - Black Country ; Heavy – Burn sont justes groovy à souhait … faire une set list, et choisir le bon ordre des titres n'est pas toujours simple selon les sensibilités de chacun et la popularité des titres, mais pour ma part, et je crois ne pas avoir été le seul de cet avis ce soir là, l'ordre et l'interprétation des passations de titres, furent justes des tremplins : de vraies passerelles.

et que dire de celui ci : You keep on moving – Might just take your life ?

 
 
 

Sur le premier nommé, Glenn fait son habituel final a capela : mais est-ce le rhume, est-ce l'émotion ? il nous délivrera une version encore plus émouvante que de coutume, et ceux qui sont allergiques à ses aiguës excessifs, et si bien présents, ils ne le seront pas autant que d'habitude, plus posés, plus soul, moins systématiques et moins démonstratifs, bref un grand moment de frissons partagés, par un public qui, en guise de remerciement, d'unisson et de compassion, délivrera un applaudissement long et soutenu plus que de coutume à l'artiste ! Et qui lui fera dire que ''ce n'est pas le public qui est venu pour lui, mais bien lui qui est venu pour nous''.

On pourrait croire que la magie a une fin, mais cette soirée sera marqué d'un sceau mystique : en présentant son claviériste, et un lien avec Jon Lord, Jay Boe balança dans une mini intro improvisée, les 2-3 premières notes de Perfect Stranger, inédit dans un set de GH donc très surprenant ici, mais évident clin d'oeil hommage du danois, puis nous explosa avec le riff clavier de Might just take your life qui me donnèrent de nouveaux frissons. L'absence de David Coverdale ici, démontre à quel point ce duo formé à l'époque des 70' avec Glenn Hughes était juste unique, et dont le contraste mettait encore davantage en valeur leur voix exceptionnelle. Mais le public profita du présent et chanta comme un seul homme.

 

Enfin, à noter qu'il n'y pas eu de long solo ou de jam à rallonge : l'''instrumentalité'' des titres se suffisaient à eux mêmes : ce qui favorisa sans doute le coté compact du concert. Rassurez vous : on en a pris pleins les oreilles.

Alors ? je suis fan et j'en fais trop ? Non, pas sur ce coup ci, car je ne fus pas le seul à vibrer de la soirée.

Il y a simplement des concerts où on assiste à un best of, ou un track listening évident, mais sans âme, et ce même si on on peut en conclure que ces concerts étaient parfaits : Mais si on va à des concerts, c'est pour retrouver une magie, ce groove, ce feeling rare, cet échange sensitif entre êtres vivants, qu'aucune vidéo utub ou n'importe quel greatest hits, ne pourront reproduire.

Et il y a des concerts où il se passe un truc de plus ouf que d'habitude, fan ou pas ! Des Made in Japan, des Live and dangerous, des Strangers in the night, etc … Et ce soir là, il s'est passé un truc, un gros truc, pleins de trucs … c'était un black day pour Glenn Hughes, ce fut une communion avec nous. N'y voyez pas un épilogue clin d'oeil à Black Country communion, c'est simplement exactement ce que je ressens de cette soirée qui a surclassé celle d'il y a un an au Divan du monde, et probablement même, si j'excepte le premier, le meilleur des concerts que j'ai vu du mythique chanteur bassiste.

Seul grain de soul qui manque : 1 titre de plus de Resonate. But nobody's perfect, et pourtant quelle magie ! Amen et un grand merci.

La première partie : Stone broken

Bonne mise en attente avec ce rock us calibré radio de ce jeune groupe agréable. C'est bien fait, de bonnes compositions, qui font mouche avec ce rock direct bien chanté, pour surfer et skater : rien d'original, plaisant mais très convenu.
Franck AndFurious
Photos & videos Roger, videos Pascal et Metalchoub..

 

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