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RM : Bonjour Inophis, tu es français, mais le ''grand'' public te connaît peu chez nous ! Peux-tu présenter ton parcours ?


IS : Bonjour Franck et bonjour à tous les lecteurs de Rock Meeting, merci à vous de me recevoir !
Je suis Inophis, guitariste de Farida guitar (TW), Guitar China (CN), Guitar Pro (FR) et Aroma Music (CN), évoluant entre l'Asie et la France. J'ai sorti trois albums solos (Inophis, Beauty In The Chaos, Duality) et un album en groupe (The Cry Of Gaïa, chronique ICI) ; également participé à la composition de titres pour un spectacle de son et lumière, d'un court métrage, et participé à l'enregistrement de divers albums en tant que guitariste.
J’ai commencé à jouer de la guitare vers l’âge de 15 ans en autodidacte, j’ai tout de suite été attiré par la composition et les différents styles de musique comme le Rock, Blues, Classique, Jazz, Métal, Celtique et autres…; puis j’ai participé à différentes formations ce qui m’a permis de m’exprimer en live.

Quelques années plus tard, j’ai pu intégrer d’autres groupes me permettant ainsi de faire une tournée nationale en France comme avec le groupe Merzhin, des télés, des radios nationales, show case chez Virgin, et festivals comme celui de Bobital en ouverture pour Indochine etc... également de partir jouer au Japon dont je suis citoyen d'honneur de la ville de Yokosuka, en Roumanie et en Espagne.
Puis il y a eu la Chine, avec beaucoup de tournées, de promotions, et de rencontres ; ainsi que mon groupe Equinox dans un style Métal Progressif Symphonique dont notre premier album  The Cry Of Gaïa commence à recevoir de bons retours à travers le monde.


RM : tu sembles implanté en Chine !  Peux-tu nous en donner la raison ?

IS : Tout en conjuguant études et musique j'ai passé un BTS en biotechnologie, puis une licence de biologie et un diplôme universitaire de chinois, j'ai pu en terminant major de ma promo en chinois obtenir une bourse d'étude d'un an afin de parfaire mes connaissances en chinois en Chine.
Cela fût ma première expérience, non pas avec l'Asie car j'avais pu me rendre au Japon avant, mais avec la Chine.
Par la suite en ce qui concerne ma carrière musicale, après avoir tourné en France en y effectuant divers projets, tournées et autres, j'ai reçu une invitation de la Chine par le biais de Farida guitar me demandant de venir jouer pour eux au salon international de la musique de Pékin en 2008, le salon se passant très bien je suis réinvité la même année à celui de Shanghai, l'événement musicale le plus important d'Asie, pareil en 2009, ensuite j'ai commencé à y effectuer des tournées à travers tout le pays, je m'y suis produit dans plus de quarante villes à ce jour pour plusieurs centaines de représentations. De plus en plus de marques m'ont alors approché désireuses de travailler avec moi, ce que je continue à faire aujourd'hui.
J'ai ainsi pu sortir mon deuxième album solo sous licence en Chine, devenant ainsi le premier guitariste non-chinois à le faire.
De ma collaboration avec Farida est née mon modèle signature que j'ai dessiné le modèle FIS-60 : « F » pour Farida, « IS » pour Inophis, qui devait être une édition limitée au départ, mais devant l’engouement suscité par cette guitare c'est devenu un modèle à part entière, et qui est également décliné sous d'autres séries.
Le fait d'être à Shanghai me permet d'être en contact avec des personnes venant de tous les continents et pays. Cela me permet aussi d'être l'un des rare musiciens au monde à avoir accès aux usines et de comprendre parfaitement comment fonctionne les choses.

RM : d'où te vient cette passion pour ce pays, et ton nom a-t-il une signification ?

IS : J'ai toujours été attiré par l'Asie depuis tout petit, l'apprentissage des arts martiaux comme le Karaté et le Kung Fu, la culture etc... que j'y atterrisse un jour était dans l'ordre logique des choses.
Pour le « nom », je l'ai moi-même créé par suite d’anagrammes, lors de l'écriture d'une histoire il y a de cela quelques années, je chercher un nom pour le héros de trame ce qui donna Inophis. Par la suite lors de la naissance de mon projet solo je cherchais un nom qui puisse se prononcer en français, anglais, chinois etc... C’est donc Inophis qui s'imposa naturellement. Inophis signifie, entre autre, «l'alliance des opposés ».


RM : A l'instar du Japon friand de métal, faut dire que la Chine est un marché colossal et qui s'ouvre de plus en plus, donc peut-être n’est-ce pas négligeable d'y tenter l'aventure quand son propre pays rechigne à adopter son prophète ? Est-ce un pays refuge pour toi ?

IS : Cela fait dix ans que j'y suis maintenant donc oui je vois l'évolution qui va dans le bon sens, je suis régulièrement invité dans les instituts de musique, conservatoire, festivals et autres … force est de constater que le Métal y a tout à fait sa place. De nouveaux festivals en tout genre émergent chaque année aux quatre coins du pays. Tant que l'on m'invite et que les gens m'apprécient cela serait dommage de ne pas répondre « oui ». Ce n'est pas un refuge, la musique n'a pas de frontière, j'y ai de nombreux fans et les personnes suivent mon actualité c'est donc un plaisir de m'y produire, je suis un des pionniers dans ce domaine là-bas en tant qu'européen et je participe à l'émancipation du métal en Chine, à chaque event, les médias sont très présents, presse, tv, et les retours sont toujours bons.
Pour la France j'ai des bons retours également, surtout en ce qui concerne les indépendants comme Rock meeting par exemple (NDLR : 谢谢 merci yapa2koi) ! Concernant les professionnels, ce sont ceux issus de la presse non spécialisée « métal » qui me suivent. Une équipe de M6 était venu me voir à Shanghai il y a quelques années, j'ai également eu un bon article dans le magazine capital et sur d'autres plates-formes sur le net ainsi que sur des chaines tv.
Avec Equinox nous avons de très bons retours à l'international comme avec Burrn magazine au Japon, Power play magazine en Angleterre & USA, Hardsounds et Metal Hammer en Italie, et autres...
Concernant la presse professionnel spécialisée en France c'est autre chose, si tu ne fais pas partie du « cercle » ce n’est pas bon, ça ne marche qu'avec du copinage et encore... Si tu sors de leur dictat, dès lors ils t'ignorent délibérément.
En même temps c'est très français et on retrouve cette mentalité pas uniquement dans le domaine musical malheureusement.
Quand tu ne marches pas, tout le monde te dit que tu es génial, et quand ça marche et que tu cartonnes à l'étranger, on t'ignore.
Ce qui est amusant c'est que ceux qui te critiquent sont paradoxalement ceux qui voudraient être à ta place ; ils ne comprennent pas pourquoi « lui », pourquoi pas « moi ». (NDLR : oui ! C'est vrai ça : pourquoi pas moi !? )
Le seul fait d'avoir un bon niveau musicalement fait partie d'un ensemble de paramètre qui peut, peut-être, pouvoir vous donner une chance de réussir quelque chose, donc savoir « bien jouer » n'est pas suffisant.

RM : comment situes tu la scène chinoise rock et métal ? Y en a t-il une ? Au niveau de leur groupe et de leur structure scénique, salle de concert ? J’ai une image assez caricaturale du hard rockeur chinois, peux-tu m'aider à débrider mon regard ? ^^

IS : Le niveau des musiciens chinois est très élevé, pas uniquement dans le Rock et Metal, mais aussi en Jazz, Classique, Fusion, World, Punk...
La scène Rock et Métal est très importante à Pékin où l'on s'amuse à dire qu'il y a trop de groupes.
En ce qui concerne l'univers Pop, Rock ils restent très créatifs, également influencés par la culture musicale japonaise et coréenne. Le métal y est très riche aussi, avec beaucoup de groupes, mais la plus part de ces groupes manquent peut-être encore de personnalités étant « trop » influencés par les groupes européens, mais ça bouge bien et tout comme nous, ils y éprouvent du plaisir à jouer.
Les salles de concerts sont très bonnes et très modernes, tu as à Pékin et à Shanghai une des salles mythiques le « MAO live house » où je m'y suis produit plusieurs fois, l'une d'entre elle fût avec Kiko Loureiro et Shinichi Kobayashi pour le dixième anniversaire de Guitar China, c'est un très bon souvenir.


RM : Pourquoi n'as pas tu profité de ta double culture pour insérer quelques influences musicales chinoises dans cet œuvre riche, à l'instar des brésiliens Angra, ou des israéliens Orphaned Land, et ainsi te démarquer de la forte concurrence qui fait rage dans ce genre en apportant une autre couleur ?

IS : Et même plus, tu sais je suis breton corse ! (NDLR : houlà ! Voilà donc probablement la raison du snobisme de la presse spécialisée française^^)
Plus sérieusement je l'ai fait sur mon dernier album solo « Duality » où j'ai réadapté un traditionnel chinois très connu « Sai Ma » (la course de chevaux) traditionnellement interprété au « Er Hu » (le violon traditionnel chinois), ce fût un véritable challenge de réarranger ce titre pour guitare électrique et en métal. J'avais depuis un moment envie de m'approprier un morceau chinois mais sans tomber dans la niaiserie, j'ai donc demandé à quelques amis chinois professeurs de piano et chant de me faire écouter quelques traditionnels chinois en leur expliquant ma démarche ; dès que j'ai entendu « Sai Ma » c'était bon pour moi, j'avais trouvé le titre que je recherchais. Je joue d'ailleurs ce titre à tous mes concerts, car il est demandé à chaque fois : il surprend et interpelle car tous les chinois le connaissent.
Pour l'album d' Equinox « The Cry Of Gaïa » (et même pour Duality) j'avais déjà un titre au sonorités Celtiques mais je ne trouvais pas le résultat satisfaisant, j'ai donc décidé de ne pas l'enregistrer. J'ai par le passé joué avec la Kevrenn Brest San Mark, nous étions une  quarantaine de musiciens sur scène avec bombardes et cornemuses, mais je vais bien finir par écrire un titre qui me plaira.

RM : Tu as auto produit cet opéra métal et fait appel à divers artistes français : ça a dû être un effort considérable tant artistiquement que financièrement ? Comment as-tu fait ?


IS : Tu connais le dicton « aide toi et le ciel t'aidera... (NDLR : je connais plutôt ce dicton corse : ne t'aide pas trop, car trop, c'est trop^^)
Oui, j'ai écrit, composé et produit « The Cry Of Gaïa ». Il y a Pascal Mulot à la basse, Aurélien Ouzoulias à la batterie, Emmanuel Creis au chant. C'est Steve Prestage (Peter Gabriel, Gary Moore, Black Sabbath, Japan, Patrick Rondat, Aqme, Pascal Mulot, Paul Personne, Gerald De Palmas etc..) qui a mixé et masterisé l'album. J'ai mis un peu plus d'un an à composer et écrire The Cry Of Gaïa, dans cet album on y trouve des cuivres, piano, cordes, bois, chœurs, glockenspiel, etc...
Pour gagner du temps pour l'enregistrement j'avais transmis les démos en amont, plus les partitions pour chacun des musiciens, cela étant fort appréciable lorsque tu dois enregistrer tu peux me croire.
J'ai également fait des choix et des sacrifices en amont, car cela faisait un moment que je voulais faire cet album, j'ai mis de côté et quand j'ai senti que c'était le bon moment je me suis lancé, mais cela n'a pas non plus était facile.


RM : tu m'as exprimé ta légère déception sur un relatif manque de soutien de ton pays natal : as-tu retenu une philosophie Confucéenne pour passer cet obstacle ?  ^^

IS : Oui, que la roue tourne. (NDLR : proverbe cohérent de la part des inventeurs de la brouette)


 

RM : Cet album est ton premier avec chant me semble-t-il, et tu attaques fort avec un opéra métal ! Quand souvent des groupes établis attendent leur second album voire plus pour se lancer dans une telle production, n'est-ce pas un pari risqué de réaliser une telle œuvre pour une première ? D'autant plus que tu l'auto-produits ?

IS : C'est pour cela que la presse internationale est très surprise par cet album ; Il en ressort souvent les mêmes remarques : ils ont l'impression d'entendre un groupe qui joue ensemble depuis des années, la production les interpelle car c'est une autoproduction et ils trouvent le son très bon, ils soulignent la qualité des titres et le gros travail effectué de composition, ils trouvent aussi que chaque musicien est mis en avant, et apprécient la qualité de jeu de chacun.
Bien sûr cela fait plaisir, tu reçois les mêmes éloges venant d’Amérique du nord et sud, d'Europe, d'Asie, d'Australie donc au final ça veut bien dire quelque chose. Ils attendent tous de voir le groupe en live et moi aussi. Il faut juste que je trouve un tourneur.
Pour moi, sortir « The Cry Of Gaïa » était donc naturel, tout comme la façon dont sonne l'album.

RM : les titres de l'album sont assez portés sur la nature (gaia, moon, universe, …) est-ce un concept album ? Et y-a-t- il un message autour ? Écologique, humaniste … ?

IS : The Cry Of Gaïa parle de la relation de l'Homme envers l'Homme, de l'Homme vis à vis de la Terre, de la théorie des anciens astronautes. Peut-être certains peuvent l’appréhender ou non comme un concept album, cela dépend de chacun, mais cela n'a pas d'importance, il faut apprécier cet album pour ce qu'il est « un voyage musical »; Si il y avait un message : que l'avenir dépend de nous ; que d'oublier sciemment hier empêche l'élévation intellectuelle, spirituelle, du genre humain.


RM : tu reprends un titre fort de Queen, c'est osé ! On ressent bien ton influence pour Brian May, notamment sur ton solo de  Amber, mais aussi quelques arpèges à la Ritchie Blackmore, me trompe je ? Quelles sont tes influences guitaristiques et musicales ?

 

IS : Ce titre fait beaucoup parler, c'est bien. Les mélomanes apprécient cette « cover », mais pour moi c'est un terme inapproprié, il faut ici d'avantage parler d'hommage que de « cover ».
Musicalement j'aime tout ce qui est mélodique, que ce soit la musique traditionnel en passant par le Jazz, le Metal, la musique électronique etc... J'ai des influences venant de musiciens variés (plus que des influences guitaristiques à proprement parler) et tout style, du moment que cela soit mélodique. N'oublions pas que la musique est le langage de l'univers.


RM : Pourquoi cette reprise, pourquoi ce risque et quel rapport avec le concept de l'album ?

IS : Ce n'est pas une prise de risque de mon point de vue, je suis très étonné d'ailleurs que l'on en parle autant. Le but était d'ajouter à l'album une « reprise », ici un titre hommage. Great Hits II de Queen est le premier album que j'ai eu où « The Show Must Go On » y figurait, c'est un titre qui m'a marqué et je l'écoutais en boucle.
Donc pas de rapport direct plus ou moins avec l'album, si ce n'est que, quoi qu'il arrive, la vie doit continuer.
On apprécie également, et on souligne, que Equinox a su s’approprier cette chanson dont la couleur musicale est en parfaite adéquation avec les autres titres de l'album, tout en évitant de dénaturer la version originale.


RM : quel est ton actualité ? Vas-tu tourner pour présenter cet album ? Et si oui, avec quels artistes ? Et où ça ? En France, en Chine, … ?

IS : Je vais à la fin du mois repartir en Chine où beaucoup de choses m'y attendent dont une autre tournée nationale de trois semaines.
Pour Equinox, je recherche un tourneur afin de permettre au groupe de partager sa musique sur scène. J'aimerais garder dans la mesure du possible la même équipe pour Equinox là où le feeling passe très bien. Plus nous nous produirons et mieux cela sera.


RM : Prévois tu de faire des clinics ?

IS : Masterclass/Clinics je ne cours pas après cela, je préfère la scène, mais pourquoi pas, on peut me contacter pour cela, je le fait en Chine aussi.


RM : Quels sont tes projets ?

IS : Equinox en Live ! Je travaille également sur le deuxième album.


RM : As tu un message particulier à ajouter, un proverbe chinois ? ^^

IS : Proverbe chinois 水滴石穿 (shui di shi chuan) qui veut dire : eau – goutte – pierre – recouvrir, que l'on peut traduire par « l'eau qui s'égoutte recouvre la pierre » dont l'équivalent en français est « qui va piano va sano » ou « petit à petit l'oiseau fait son nid ».
心想事成 (xin xiang shi cheng) qui veut dire : cœur – penser – affaire – réaliser, soit que tout les vœux se réalisent.
Vous pouvez nous suivre sur facebook et sur notre notre site http://equinoxinophis.com

Merci à toute l'équipe de Rock Meeting !

RM : merci à toi, bonne chance et à bientôt …
Franck Andfurious

 

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